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votre peau

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

Votre peau - Surveiller et soigner

La peau est un organe aussi vital que complexe. Nous descendons d’animaux aquatiques qui, voici 350 millions d’années, ont pénétré dans un milieu terrestre hostile où guettaient le soleil et le dessèchement… Avec les pattes et les poumons, l’élaboration d’un nouveau type de peau fut une des étapes évolutives qu’ils eurent à franchir.

Au-delà des conseils de protection contre le soleil, largement diffusés aujourd’hui, pénétrons un peu l’intimité biologique de la peau. En évitant que votre attention ne devienne… peau de chagrin.

Etre bien dans sa peau, être dans la peau d'un personnage, faire peau neuve, risquer/sauver sa peau, se faire trouer la peau... La peau est au centre d'une profusion d'expressions qui témoignent de l'importance qu'elle revêt pour nous. Notre peau, le plus grand de nos organes, est précieuse. Aujourd'hui, en occident, le hâle solaire est considéré comme un signe de santé et de beauté, sa recherche a remplacé celle de la blancheur qui prévalait au temps de nos aïeux. La lumière, la chaleur du soleil sont sources de plaisir. Mais attention ! Les rayons du soleil ont aussi des effets néfastes : coups de soleil et, à long terme, rides et cancers cutanés. Préservons notre peau, ne nous laissons pas abuser par le soleil !

 

La peau : un organe vivant et complexe

Notre peau protège notre corps de diverses agressions : substances chimiques, rayonnement solaire, traumatismes, microbes. Ses cellules luttent contre les infections ou les cancers cutanés. Elle est le lieu, sous l'action des rayons ultraviolets, de la fabrication de la vitamine D essentielle pour les os. Elle intervient de façon importante dans la thermorégulation. Par ses quelques Zoo ooo terminaisons nerveuses, la peau transmet au cerveau des informations variées chaud, froid, toucher, douleur, etc. Enfin, elle constitue une réserve d'énergie.

Le millefeuille de la peau

La peau est constituée de trois tis­sus superposés : épiderme, derme, hypoderme. Elle est recou­verte d'un film cutané de surface et de milliards de microbes. Les glandes (sudoripares et sébacées) et les phanères (ongles, poils, che­veux) sont ses « annexes ».

Epiderme : barrière protectrice

Couche la plus superficielle, consti­tuée essentiellement de cellules liées solidement entre elles par des sortes de boutons-pressions (desmosomes), elle assure un rôle de barrière.

• La majorité des cellules sont des kératinocytes, qui naissent en pro­fondeur dans l'épiderme et mi­grent vers la surface, pour fina­lement tomber (desquamer). Au cours de leur migration, elles subissent des modifications, pour devenir des cellules sans noyau, aplaties, dures, remplies de kéra­tine, une protéine fibreuse imper­méable à l'eau.

•Les mélanocytes fabriquent la mélanine, ce pigment qui donne sa couleur à notre peau, nos poils et cheveux. Un mélanocyte approvisionne une quarantaine de kératinocytes en mélanine.

• Les cellules de Langerhans for­ment un réseau capable de recon­naître les substances étrangères.

Derme : tissu de soutien, tissu nourricier

Le derme, plus épais, confère à la peau sa résistance mécanique. Il nourrit l'épiderme, qui contrairement à lui ne contient pas de vais­seaux sanguins, et renferme égale­ment des terminaisons nerveuses. Les fibroblastes sont les cellules majoritaires du derme. Elles pro­duisent la matrice extracellulaire, sorte de gel retenant l'eau, et les fibres: collagène (« armature ») et élastine (conférant à la peau son élasticité).

Hypoderme: réserves énergétiques

L'hypoderme est constitué princi­palement d'adipocytes, cellules contenant de la graisse, réserve d'é­nergie. Il joue également un rôle d'isolant thermique et d'amortisseur mécanique, de « coussin ».

La peau en chiffres

Surface : 2 m2 Poids : 7 kg

Renouvellement complet de l'épiderme : 30 à 45 jours

Épaisseur de l'épiderme 0,05 mm sur les paupières; 1,5 mm sur les paumes

Épaisseur du derme 1 à 4mm

Les phototypes

 

Phototype

Cheveux

Peau

Coup de soleil

Bronzage

0

Blancs

Albinos

Constant

0

I

Roux

Laiteuse

Constant

0

II

Blonds

Claire

Constant

Hâle

III

Blonds/Châtains

Claire à mate

Fréquent

Clair à moyen

IV

Bruns

Mate

Rare

Foncé

V

Bruns

Brune

Exceptionnel

Très foncé

VI

Noirs

Noire

Absent

Noir

Pertes d'eau

L’eau traverse l'épiderme et s'évapore à sa surface : c'est la perte d'eau insensible. La sueur est produite par les glandes sudoripares. Elle est constituée à 99 % d'eau. Le refroidissement dû à l'évaporation de la sueur contribue à maintenir le corps à une température voisine de 37 °C.

Les cancers de la peau

Il existe trois types de cancers de la peau dont la survenue est liée à l'ex­position solaire.

Les carcinomes basocellulaires, les plus fréquents, restent limités à la peau et guérissent complètement par traitement chirurgical.

Les carcinomes spinocellulaires sur­viennent moins souvent. Ils touchent surtout les zones constamment expo­sées au soleil. En général localisés à la peau, ils peuvent très rarement donner des métastases. La majorité est guérie par la chirurgie. Les mélanomes, can­cers des mélanocytes, sont en augmen­tation. lis peuvent se disséminer et entraîner la mort. Le traitement est chi­rurgical, parfois associé à la chimio­thérapie. La majorité des mélanomes se développent sur une peau saine mais parfois aussi à partir d'un grain de beau­té. Toute modification de la couleur, de la taille ou de la forme d'un grain de beauté doit amener à un consulter un médecin.

Sources : Peau et Soleil. Pr. J. Meynadier, Dr L. Meunier. Les Classiques santé. Editions Privat.

La peau. Structure et physiologie. A. Mélissopoulos et C. Levacher. Editions médicales internationales, Editions Tee & Doc.

La peau. Une enveloppe de vie. (cf. p. 8)

Skin Barrier, principles of Percutaneous Absorbtion, Hans Schaefer, Thomas E Redelmeier, 1996

 

Soleil : un ami dangereux

Le soleil est source de vie, de bien-être psychique et de santé. Mais ses rayonne­ments ultra-violets A et B (UVA, UVB) ont des effets néfas­tes. Leur intensité varie en fonction notamment de l'heure, la saison, l'altitude (+ 20 % tous les 1000 mètres pour les UVB), la lati­tude, l'environnement (neige, sable, etc.). L'index UV (échelle interna­tionale de 1 à 15) mesure la force du rayonnement UV solaire (informa­tions disponibles auprès de l'asso­ciation Sécurité solaire).

Les UVB peuvent entraîner une brûlure dans les heures qui suivent l'exposition solaire : le coup de soleil. A long terme, le soleil favo­rise le vieillissement de la peau et des yeux et surtout le développe­ment des cancers cutanés.

Soleil et médicaments : pas toujours bon ménage

Certains médicaments dits photo­sensibilisants augmentent la sen­sibilité au soleil, pouvant provo­quer des lésions cutanées graves. Prendre l'avis de son médecin ou de son pharmacien.

Soleil : attention les yeux

Cornée, cristallin et rétine peuvent être endommagés par le rayonnement solaire. Les yeux doivent être protégés par des lunettes à verres optiques filtrants, et pas seule­ment teintés.

Maîtriser l’exposition solaire

Il est essentiel de protéger sa peau, en tenant compte de ses capacités de bronzage (phototype) et des condi­tions d'exposition. L'objectif n'est pas de s'exposer plus longtemps mais de diminuer l'agression solai­re pendant un temps donné.

Bronzage : protection naturelle partielle

Epiderme et pigmentation pro­tègent du soleil. L’exposition solai­re entraîne un épaississement de la peau et stimule la production de mélanine, renforçant la protection naturelle. Le bronzage (dû essen­tiellement aux UVB) ne protège pas complètement des effets des expositions solaires ultérieures.

Protection physique en première ligne

• Eviter les heures les plus chaudes

• Préférer l'ombre

• Vêtements. En pratique, choi­sir un vêtement sec (protège mieux qu'un humide) laissant peu passer la lumière

•Chapeau à larges bords (>7,5 cm), lunettes à verres fil­trants

• Fermer les vitres des voitures

Produits solaires rester vigilant !

Leur utilisation est complémen­taire des mesures précédentes. Les produits solaires sont de deux types. Les filtres organiques absorbent l'énergie des UVA ou des UVB et sont détruits au fur et à mesure de cette absorption. Les pigments minéraux ou « écrans », réfléchis­sent les UVA et les UVB.

Indice de protection, facteur de protection solaire (FPS)

Le FPS mesure le niveau de protection contre les coups de soleil. C'est une sorte de coefficient de multiplication de la capacité à « résister » au soleil. Une personne qui peut rester au soleil 30 minutes sans attraper de coup de soleil devrait pouvoir s'exposer 3 heures (6 x 30 minutes) en utilisant un produit solaire de coefficient 6.

La détermination du FPS est codifiée au niveau mondial. Les résultats sont obtenus dans des conditions strictes, éloignées des pratiques quoti­diennes : la dose de produit effectivement appliquée est de 2 mg /cmz en laboratoire contre 0,5 en application courante. II est prudent de diviser par 2 voire 4 le FPS indiqué par le fabricant.

Capital soleil

La mélanine protège l'ADN des cellules en absorbant les UV et en piégeant les radicaux libres (sub­stances toxiques pour les membranes cellulaires). Cette capacité de protection est génétiquement déterminée. A chaque exposition solaire, nous écornons ce « capital ».

Les salons de bronzage

Les appareils délivrent des UVA, car on a longtemps cru que seuls les UVB étaient nocifs.

Une dizaine de séances par an maximum (en proté­geant ses yeux), dans des cabines de qualité réguliè­rement contrôlée, présente un risque minime pour les sujets aptes au bronzage.

Enfants : vigilance accrue

L'éducation des enfants à la prévention des effets néfastes du soleil est essentielle: montrez l'exemple ! La peau des tout petits est fragile, immature, particu­lièrement sensible aux UV ; les glandes sudoripares ne sont pas opérationnelles. Le risque d'insolation et de déshydratation est plus élevé. Il faut veiller à les faire boire suffisamment, éviter les heures chaudes, les protéger (vêtements, chapeau, pare-soleil), ne pas les laisser enfermés dans une voiture.

 

Les brûlures

Une brûlure est une détérioration de la peau causée par la cha­leur, le courant électrique, un produit chimique, des radiations radio­actives. Ses conséquences sont locales mais parfois aussi générales, pouvant entraîner la mort. En France, chaque année 300 à 400 000 personnes sont brûlées, dont 10 à 15 000 sont hospitalisées.

Eviter les accidents domestiques

60 % des brûlures surviennent à la maison. Les causes sont diver­ses : liquides très chauds (3/4 des brûlures de l'enfant), incendies (2000 incendies sont allumés par des enfants chaque année), électri­cité, etc.

Quelques mesures simples per­mettraient d'éviter de nombreuses brûlures, notamment chez l'enfant :

Ø      Ne pas porter son enfant dans les bras lorsqu'on fait la cuisine

Ø      Mettre les casseroles sur les feux les plus proches du mur, man­ches tournés vers celui-ci

Ø      Ne pas servir de nourriture trop chaude (attention aux fours à micro-ondes)

Ø      Régler le thermostat du distribu­teur d'eau chaude sur 50 °C maximum

Ø      Vérifier la température du bain

Ø      Mettre en conformité son instal­lation électrique

Ø      Débrancher les appareils électro­ménagers après utilisation

Ø      Utiliser du matériel électromé­nager NF disposant d'un systè­me de sécurité

Ø      Ne jamais laisser une flamme nue non protégée

Ø      Ne pas laisser un enfant jouer avec des allumettes ou un briquet

Ø      Ne pas manipuler de produit inflammable près d'une source de chaleur (y compris cigarette)

Premiers gestes

Ø      Refroidir immédiatement la brûlure avec de l'eau froi­de (8 et 25 °C) pendant au moins 5 minutes

Ø      N'enlever que les vêtements n'adhérant pas à la brûlure

Ø      Ne pas appliquer clé produits sur la brûlure

Ø      Envelopper lé brûlé clans un tissu propre

Quand demander un avis spécialisé ?

Ø      Brûlure dépassant 5 % de la surface corporelle (paume main + doigts = 1 %, chez l'adulte)

Ø      Enfant, personne âgée

Ø      Certaines localisations : face, plis, mains, pieds, périnée

Ø      Atteinte respiratoire possible : voix rauque, brûlure des poils de la région nasale, crachats noirâtres, suie sur le visage

Ø      Brûlure électrique, chimique, par flamme en milieu fermé, accompa­gnée d'une explosion

Ø      Traumatisme associé

Ø      Au moindre doute

Sources : Les brûlures s. Ch. Echinard, J. Latarjet. Abrégés. Editions Masson.

Société française des études et traitements des brûlures :

 http://www.sfetb.org.foire-questions.htm

Sécurité domestique. Les accidents domestiques 1 par 1. Dr J. Lavaud :

http://www.educnet.education.fr/securite/secudom/accident/accid04.htm

 

4 Questions au Docteur Frédérique Morizot, Responsable de l'unité clinique du CE.R.I.E.S. (financé par Chanel)

Qu'est-ce que le vieillissement cutané ?

Le vieillissement cutané se voit Il traduit un phénomène plus géné­ral. On lit sur la peau ce qui se passe en profondeur.

Au niveau du visage, rides, relâ­chement, taches, signent le vieillis­sement. D'abord, vers 30 ans: rides du front et du contour des yeux. Après 40 ans, les signes sont plus nets. Les mécanismes biologiques enjeu se déroulent essentiellement dans le derme.

Vieillissons-nous tous de la même façon ?

Les mêmes signes apparaissent, mais dans un ordre différent. Par exemple, les rides d'expression des Japonaises surviennent seulement vers 45 ans, mais vers 70 ans sont plus marquées que celles des Françaises. Les Japonaises ont peu de rides autour des lèvres, vraisem­blablement car les muscles sollicités pour la phonation sont différents (leurs contractions causent la for­mation des rides).

Le relâchement prédomine entre nez et joues chez les Japonaises mais déforme plutôt l'ovale du visage des Françaises.

Les taches pigmentaires survien­nent dès 30 ans chez les Japonaises, à partir de 45 ans chez les Françaises.

Peut-on prévenir le vieillissement cutané ?

Une part du vieillissement est inéluctable, liée au vieillissement chronologique (âge). Mais des fac­teurs environnementaux l'aggra­vent, notamment tabac et soleil.

Le soleil précipite le vieillisse­ment, y compris chez les person­nes à peau foncée. Les effets de l'ex­position solaire sont plus néfastes le 2éme ou 3éme jour, probablement par épuisement temporaire des mécanismes de protection naturel­le. Même si l'on ne s'expose pas, il est conseillé pendant les beaux jours d'appliquer une crème solaire.

Les crèmes hydratantes protègent des agressions extérieures (chaleur, sécheresse...).

Quels sont les axes de recherche ?

La susceptibilité au vieillissement varie: « faire plus/moins vieux que son âge ». Nos gènes déterminent vieillissement chronologique et sen­sibilité à l'environnement. L'étude de polymorphismes génétiques per­met de comprendre les inégalités face au vieillissement : chez les roux, une forme variante d'un gène important dans le métabolisme de la mélanine a été mise en éviden­ce. La présence de ce variant est associée à une plus grande suscep­tibilité aux UV.

Le renouvellement permanent du derme résulte de l'équilibre subtil d'un ensemble de réactions chi­miques de production et de dégra­dation de ses composants, accélé­rées par des substances appelées enzymes (produites par les cellules du derme et de l'épiderme). Avec l'âge, mais aussi à cause des ultra­violets et du tabac, l'activité de cer­taines enzymes augmente alors que celle d'enzymes aux effets opposés diminue. Certaines substances peu­vent retarder la survenue de ce dé­séquilibre.

Des recherches en cours visent à stimuler les mécanismes de pro­tection en dehors de toute agres­sion : par exemple, augmenter la fabrication de mélanine sans UV

Les 8 commandements de l’exposition solaire

1        Déterminer sa sensibilité au soleil.

2        S’exposer progressivement. Eviter les expositions entre 12 et 16 heures, préférer le matin ou la fin de l’après-midi.

3        Ne pas s’exposer des journées entières, ne pas dépasser une heure de bain de soleil par jour.

4        Se protéger par des vêtements ; protéger ses yeux.

5        Rester vigilant en cas de vent frais, couverture nuageuse faible, sols réfléchissants (neige, sable, eau), altitude, etc.

6        Ne jamais s’exposer lors de la prise de médicaments photosensibilisants ou après application de produits parfumés.

7        S’essuyer soigneusement après chaque bain.

8        Appliquer avant de sortir, puis régulièrement, des produits solaires adaptés (phototype, ensoleillement).

Quiz

1        Un parasol est un excellent abri contre le soleil                                                                

O Vrai             O Faux

2        Le bronzage est plus intensif en hiver à la montagne

         O Vrai       O Faux

3        Le bronzage est très intensif à proximité de l'eau

         O Vrai             O Faux

4        Combien avons-nous de glandes sudoripares ?                                                                

O 100 000       O 2 millions                  O 5 millions                 O 12 millions

5        Combien un adulte de 75 kg a-t-il d'adipocytes (cellules graisseuses) ?

         O 3 millions      O 25 millions                 O 50 milliards             O 80 milliards

Pour en savoir plus

Ø      La peau. Une enveloppe de vie. C. Bouillon. Culture et société. Découvertes Gallimard.

Ø      Le guide santé et beauté de la peau Dr. M-L Fléchet / Dr. P. André. Editions Odile Jacob

Ø      Association Sécurité solaire : http//www.infosoleil.com 3615 Sécurité Solaire (0,338E/min.)

Ø      Association canadienne de dermatologie : http://www.dermatology.ca/french/index.html

Ø      Société française des études et traitements des brûlures : http://www.sfetb.org

Réponses du Quiz

1. Faux. On peut bron­zer sous un parasol car le sable de la plage réfléchit 15 à 30'% des rayons.

2. Vrai. La neige réflé­chit 80 % des rayons ; les ultraviolets sont moins filtrés par l'at­mosphère.

3. Faux. L'eau ne réflé­chit que 5 % des rayons solaires, moins que le sable.

4. 2 à 5 millions.

5. 50 à 80 milliards.

Michel Billard (12/07/2004) d’après “A votre santé” n° 101 d’Alptis

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