P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

trouver sa place dans l'entreprise

 

 

dernière modification de cette page le 13-déc.-2015

journal n° 61 / journée du 26/09/2015

(Cet atelier, sous forme de brainstorming, nous permettra d’échanger autour de nos expériences en entreprise et d’aborder certaines questions essentielles : Comment démarcher l’entreprise ? Quelles sont les portes d’entrée ? Quels sont les besoins de l’entreprise (salariés, managers, direction) et comment la sophrologie peut-elle y répondre ? Au travers de thématiques comme les Risques psycho-sociaux ou la Qualité de Vie au Travail, la sophrologie a une réelle carte à jouer au même titre que les coachs et les psychologues. Comment se positionner ? A nous de jouer maintenant !)

 

L’atelier a réuni le matin et l’après-midi 30 participants au total.

L’objectif de cet atelier, sous forme de brainstorming, était d’échanger autour de nos expériences en entreprises, d’identifier nos freins et nos leviers pour développer notre action en entreprise.

Après un moment de recentrage, nous avons démarré l’atelier par un tour de table lors duquel chacun s’est présenté et a pu exprimer son expérience et ses attentes vis-à-vis de l’atelier.

Lors d’un brainstorming, il est important de laisser aller toutes les idées sans freins, sans jugement sur ce qui est dit ou ce que nous disons, aussi nous proposons de suivre la règle du CQFD :

C comme 0 censure

Q comme quantité

F comme idées Folles

D comme démultiplication

 

Puis, nous avons démarré le tour de table.  Nous avons pu mesurer le nombre de sophrologues qui intervenaient effectivement en entreprise de manière régulière.  Il est minime : 6 sophrologues au total. En revanche sur les 30 sophrologues présents sur les 2 groupes, 20 sophrologues souhaitent développer l’entreprise comme axe d’activité.

 

L’atelier n’a pas donné de recettes miracles sur la manière d’aborder l’entreprise et de réussir à y installer une pratique durable. Il a permis néanmoins de mettre en avant les freins mais aussi les nombreux leviers pour nous aider à dépasser ces freins et tenter l’aventure de l’entreprise.

 

Nos freins :

Des freins personnels pour la plupart :

·         Devoir « affronter » un monde inconnu pour certains. L’entreprise peut intimider, d’autant plus quand on n’en vient pas.

·         Dépasser sa peur de l’entreprise, oser faire la démarche d’appeler, de se faire connaitre. « Si nous avons choisi ce métier, c’est justement pour nous éloigner de certaines contraintes commerciales ou marketing liées à notre société de consommation et en réalité, nous devons y retourner pour pouvoir en vivre »

·         Affirmer sa légitimité.

·         Devoir s’appuyer sur l’image de la sophrologie en entreprise ce qui n’est pas toujours une garantie.

·         Difficulté à définir les portes d’entrée en entreprise ;

·         Difficulté à se positionner : coach, formateur, sophrologue ?...

·         Devoir creuser ses motivations, sa légitimité, ses valeurs.

·         Au service de qui a-t-on envie de mettre ses valeurs ?

·         Devoir dépasser les barrages dans l’entreprise –

·         Méconnaissance de l’entreprise et de ses besoins-

·         Temps décisionnels longs parfois décourageants –

·         Freins au sein même de l’entreprise qui ne souhaite pas faire appel à des sophrologues

·         Difficulté d’avoir une double casquette en établissement hospitalier : être à la fois infirmière et sophrologue peut amener des dérives dans la pratique de son métier.

·         Discours d’aller « se vendre » encore très difficile à intégrer

 

Nos leviers

·         Notre envie, notre assurance, notre confiance en nous et en les outils que nous transmettons.

·         Une discipline qui a fait ses preuves et qui est de plus en plus utilisée en entreprise.

·         Notre réseau

·         Un travail en binôme

 

Au fil de ces réflexions, les thématiques suivantes ont émergé :

·         Pourquoi intervenir en entreprise ? L’entreprise est le seul créneau qui permet de vivre de ce métier aujourd’hui lorsqu’on l’exerce à temps complet.

·         Comment démarcher les entreprises : 

Faire jouer son réseau, la cooptation ; nous appuyer sur nos connaissances

Préparer la démarche commerciale : étude de marché : quels sophrologues aux alentours, quels sont les tarifs pratiqués, quelle est notre valeur ajoutée, notre différence.

Privilégier les environnements où les ressources financières sont présentes

Définir sa cible : médecine du travail, RH, préventeurs, responsables de formation, CHSCT, CE

Définir son discours en fonction des attentes de l’entreprise : performance ? qualité de vie au travail ? concentration ?  Nécessite une bonne connaissance de l’entreprise et donc une démarche individualisée.

Développer sa communication : Elaborer ses outils de communication : support écrit, internet, fichiers de clients, prospects, conventions de partenariat …

Définir les formats d’intervention : heure, demi- journée, journée… Proposer des essais, des tests. Introduire de la souplesse dans nos propositions.

Travailler en binôme et faire jouer la complémentarité et la synergie.

Répondre à des appels d’offres plutôt que de démarcher une structure en partant de 0.

Rappel de l’importance du réseau : s’appuyer dessus est important ; témoignage d’une sophrologue qui a distribué sa plaquette à son entourage proche afin de se faire connaitre et a demandé à chaque personne de bien vouloir lui donner un nom parmi leur contact qu’elle pourrait contacter.

 

·         Sous quel statut exercer : plusieurs statuts ont été évoqués : autoentrepreneur, portage salarial (ITG) , sous-traitance, coopérative d’activités, prendre un n° de formateur (moins intéressant depuis la réforme du DIF)

·         Quelles offres mettre en avant ? : quelles sont les offres que l’on peut proposer ? thématiques, formats, tarifs …

·         Quels tarifs pratiquer : la question financière reste un sujet tabou et définir un tarif n’est pas simple pour la majorité des sophrologues.

Il s’agit de prendre la mesure du marché, de Se donner un prix, exemple d’une journée de formation proposée par des coachs à 1000€.  Sommes-nous prêts à vendre notre journée de formation à 1000€ ?

 

Avant d’entamer une démarche vers l’entreprise ce qui implique une démarche commerciale, marketing et de communication, et lui donner du sens, il s’agit de se poser les questions suivantes :

Pourquoi ai-je envie d’intervenir en entreprise ?

Quel est le sens de ma démarche ?

Quelles sont les valeurs qui me guident.

 

Il apparait clairement que la démarche d’aller prospecter, se présenter n’est pas chose aisée pour la majorité des personnes présentes.

Cela suppose d’aller au-delà de nos peurs et de nos freins (la légitimité revient très souvent) pour oser se mettre en mouvement, proposer notre savoir- faire et mettre en avant tous les bénéfices que peuvent en retirer les salariés.

Les freins au sein de l’entreprise sont également bien présents, appeler directement les entreprises est demande un effort pour certains, nous pouvons dans ce cas faire jouer son réseau, se faire connaitre, distribuer ses cartes, ses leaflets (prospectus, dépliant…).

 

Conclusion

En fin de séance, chacun a pu exprimer un mot qui lui venait pour restituer ce qu’il avait ressenti, vécu, en voici la liste :

Relations – réseau – confiance – entrepreneuse – légitimité – OSER - se vendre – écoute - réussite – partage – clarté – construire - émulation – changement de regard - synergie – cible – se mettre en marche – rencontre – développement –

 

 

Delphine LEMAIRE - 34ème journée du 26/09/2015

 

     P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

Retour au début de la page                                             parenthese2@wanadoo.fr