P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

Symposium de Tours 2008

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

C’est dans un élan, un jet qui s’impose à moi dans le TGV du retour vers Lyon (il est 15h ce dimanche 5 octobre 2008), alors que se continue ce symposium, que je prends non pas la plume mais le clavier de mon ordinateur portable pour livrer à la fois dans une légère distance, mais pas trop, ce qui me semble faire déjà trace et en même temps continuer à vibrer.

Tout d’abord un grand merci aux organisateurs, intervenants et participants qui permettent cet espace de rencontre et d’échange.

L’apport de l’intervention, en deux parties, lors de ce symposium, du Pr de Philosophie Mr Lavigne, a été pour moi le fait le plus marquant. Il me semble qu’il y a là une ouverture par le biais de la pluridisciplinarité qui a valeur pour moi en tant que sophrologue. Il m’a permis par sa lecture synthétique de l’évolution de la réduction phénoménologique à travers les philosophes de la phénoménologie que sont Husserl, Heidegger, Scheler et Henry, de clarifier pour moi, en me permettant plus d’accessibilité à leurs travaux respectifs, le fondement même de cet acte essentiel qu’est la réduction phénoménologique.

A ce propos, au contact de cette expérience personnelle, m’est venue la réflexion suivante : ce qui m’éclaire, ce savoir là, savoir appartenant à l’humanité, ne devrait-il-pas être diffusé plus largement au monde de la sophrologie et pas seulement réservé à celles et ceux qui sont présents au symposium ou celles et ceux qui sont syndiqués. Et si ce savoir là permettait aussi d’éclairer celles et ceux qui ne sont pas, dans leurs démarches respectives, forcément dans la même direction, la même allure, la même histoire ?

Je suis, toute proportion gardée et en toute humilité, comme Martin Luther King : « I have a dream ». Oui je fais un rêve, je fais des rêves, mais en toute réalité objective parce que je les sais réalisables, qu’un jour viendra où les sophrologues se retrouveront, en espérant (mais là par contre je ne le sens pas encore nettement possible) que ce soit en présence de celui qui en a été la source de départ, Caycedo, pour partager, justement dans cet espace phénoménologique, à défaut d’autres espaces.

Je rêve également d’un jour où nous pourrons diffuser cela dans un esprit de liberté, d’accessibilité au plus grand nombre, et non à une élite autoproclamée, une élite sociale, et retrouver ainsi le fondement du Soi, cette Vie Immanente qui ne nous appartient pas.

Face à ce que Caycedo appelle la « maladie de masse », ne faudrait-il pas plutôt réagir par une stratégie de masse, en permettant l’accès au plus grand nombre à la Soi Connaissance. Certes, la liberté non encadrée représente des dangers, l’exemple d’Internet, de cette gigantesque toile en est une possible représentation. Personnellement je préfère cette relative anarchie tellement pleine de richesse et de créativité, source de débats contradictoires, d’échanges, dans lequel la responsabilité de chacune et chacun est engagée. J’ai foi en l’Homme, en son Humanité.

Ce symposium m’a conforté dans la dynamique qui est au cœur de l’espace du réseau de « la parenthèse ». La rencontre, simplement la rencontre dans le partage, sans analyse et sans jugement.

J’ai beaucoup apprécié les pratiques actualisées orientées par Charles Roda, son terpnos logos clair, son discours charmeur, m’ont permis de trouver dans ces moments mon espace d’instantanéité, d’authenticité. J’ai également été interpellé professionnellement par les séquences courtes successives proposées par Claude Labescat et au travers desquelles j’ai pu prendre conscience de ma capacité à intégrer et garder la trace de la Vivance, de la Présence de la Vie, prenant un peu plus conscience du  rôle important de la répétition vivantielle.

J’ai été percuté par les intonations, les variations sonores du discours de Georges Faivre dans lesquelles j’ai pu voir apparaître la Vie, pas seulement dans l’apparaître mais surtout la ressentir puisque activée en moi. J’ai ainsi pu constater une nouvelle fois que les mots ne sont pas essentiels et me semblent plutôt souvent anecdotiques.

Les différentes communications m’ont renforcés dans ce constat qui est que, pour moi, ce n’est pas tant l’histoire, les circonstances, les phrases qui ont le plus de valeur mais surtout comment je suis éprouvé par la présence de l’autre, comment la Vie qui est en moi est activée. Et d’ailleurs j’ai maintenant à distance beaucoup de mal, pour ne pas dire une impossibilité, à vous rapporter le contenu de chacune de ces communications. Mais peu importe car ce qu’il en reste c’est que j’ai éprouvé la Vie dans ces moments et que grâce à cela je me sens plus en lien avec certaines et certains des intervenants.

Je ne peux pas vous parler de la dernière partie du symposium car je n’ai pu y assister (fin de matinée du dimanche avec l’exposition du code de déontologie, et dernière après midi étant clôturé par des échanges, des retours sur le symposium) étant en train d’écrire cela pendant que cela se déroule.

Il y a également ces échanges parfois contradictoires, parfois concordants avec des membres reconnus du monde sophrologique caycédien qui nous permettent d’affirmer ou de percevoir nos différences, nos similitudes, nos valeurs respectives mais à chaque fois, j’ai pu constater que cela pouvait se dérouler dans un espace permettant de rester en lien quelque soit le contenu de conscience exprimé.

Et puis le plaisir, à chaque fois renouvelé et plus fort encore de retrouver des êtres aimés, des êtres chers en remarquant que ces instants là sont porteurs et moteurs pour moi.

Parallèlement à cela, il y a bien sûr aussi, et surtout, les rencontres avec les autres participants, au moment des pauses, lors des repas sur place, le soir autour d’une table dans le vieux Tours qui font de ces inconnus des capacités nouvelles en moi, un enrichissement et qui contribue avec tout ce qui précède à me nourrir, à me transformer et me permettre d’être de plus en plus en contact avec la Vie en Soi.

 

Voici pêle-mêle les phrases importantes que j’ai pu dans un deuxième temps, à distance, faire émerger de mes notes personnelles :

·         L’apparition d’une nouvelle table des catégories de valeurs (biologiques, vitales et historiques) éclairant autrement la manence et la rétromanence.

·         Au travers de l’absence d’un Etre cher (Michel GUERRY notamment), j’ai apprécié le travail autour du deuil et l’aspect de l’imprégnation restante de sa présence, de la possibilité de se projeter sur ce qui reste de sa présence, de ce qui fait trace dans un espace radical. Ces traces sensibles des êtres chers qui m’aident à vivre.

·         Le fantastique pouvoir de la présence de l’invisible, cette présence absolue de la Vie (intemporelle, infinie, éternelle), un peu comme le passage du phonème au phronème dans le cycle radical (passage de l’audible au non audible).

·         La Vie immatérielle et invisible qui se manifeste dans la matérialité et la finitude de l’Existence, cette finitude permettant l’infinitude.

·         L’éclairage très clair permettant de remonter aux sources principales de la sophrologie Caycédienne que sont Husserl, Scheler, l’Orient et Caycedo bien sûr qui, en ce qui le concerne, donne Valeur à la méthode.

·         Le transcendantal ignore le « Je » (moi, ego) et va au « Soi » (essence), l’homme étant une Vie transcendantale.

·         Le « Je » est le fonctionnement de l’Ego, c’est l’expression des problématiques.

·         En phénoménologie, l’important est l’invisible qui, par l’intériorité, va se montrer.

·         La région phronique c’est la « réduction phénoménologique ». Ce n’est pas en soi une structure mais plutôt quelque chose en évolution permanente, comme un processus en cours.

·         La réduction c’est se concentrer, se centrer, se diriger sur le fond de la chose elle-même.

·         La sophrologie Caycédienne s’occupe de stimuler, réveiller le « Bonheur » de la « Vie ».

Michel Billard

     P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

Retour au début de la page                                             parenthese2@wanadoo.fr