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résonances

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 34 du 21/03/2009

Information Pré Sophronique

Quand on vit une émotion et qu’on se demande si cela a un sens pour nous, c’est parce que quelque chose a résonné. On va aller parcourir une résonance sur tous les plans. Comment on va procéder ? On va travailler sur l’écoute corporelle, pas seulement l’écoute au niveau des oreilles, l’écoute à travers le corps. Les résonances, on les perçoit aussi avec le corps, avec la peau, avec l’ensemble du corps. On va travailler à accorder notre propre instrument, c’est-à-dire nous-mêmes, de manière à être juste comme si on pouvait chanter juste, d’ailleurs on fera quelques émissions de sons. Et pour faire tout ça on va chercher la tonicité juste. J’aime bien le mot tonicité, parce qu’on retrouve le sens qu’on donne en relaxation dynamique, ni trop tendu mais avec une certaine tonicité. Et avec tonicité juste, on entend le mot d’harmonie, trouver le bon ton. C’est vrai que ce qu’on cherche, c’est être en harmonie, et quelqu’un qui veut bien chanter doit être en harmonie. L’idée de l’harmonie, c’est l’harmonie interne, l’harmonie du groupe aussi, c’est ce que je propose de travailler. Donc je vais vous expliquer la séance. On travaillera d’abord la respiration et les résonances physiques, dans un 2ème temps les résonances au niveau des émotions, dans un 3ème temps le sens. Tout ce qu’on va faire au niveau respiration et résonances physiques, on le fera debout. La 2ème partie on la fera assise, la 3ème partie on la fera en posture. Je vais vous proposer d’utiliser la posture du cavalier. Vous pouvez utiliser la posture isocay si vous voulez. Je vais la montrer, parce que pour moi, elle présente 2 intérêts. D’abord, on est en équilibre instable au bord de la chaise, ça veut dire que si on avance on se casse la figure, et si on est en arrière on se casse la figure. Donc on est obligé d’être dans la verticalité juste. Or pour méditer c’est important d’être dans la verticalité juste. Le 2ème avantage c’est qu’on est en tension sur le périnée, donc ça me paraît important. Vous pouvez l’essayer, si ça vous gêne, vous prenez ce que vous savez faire. L’idée est d’être en appui sur le périnée. La partie debout, on commencera par un enroulement, et en même temps qu’on fera l’enroulement, on prononcera un son, on fera « miom », et on essayera de sentir toutes les résonances, où elles se trouvent, en sachant que les résonances de tête sont là et les résonances de la poitrine sont là. C’est la théorie. Vous expérimentez. On descendra, on remontera, en cherchant à bien sentir les résonances les vibrations à l’intérieur du corps, mais aussi pourquoi pas déjà  les résonances du groupe, puisqu’on va s’entendre, on s’écoutera et on écoutera les autres. Ensuite on fera un travail de relaxation dynamique en montant, on commencera par les pieds. Il y a un certain nombre de diaphragmes. En chant, on appelle ça des diaphragmes. Il y a la voûte plantaire, le périnée, le diaphragme, le larynx, le voile du palais, et le haut de la boîte crânienne. Ce qui est intéressant aussi, c’est de savoir qu’on a des octaves à ces endroits-là, c’est-à-dire les résonances au niveau du squelette. On considère qu’on a un « do » au contact du sol, on a le do à l’octave au niveau du coccyx et du périnée, on en a un au  niveau de la D12 (dorsales du bas) et un autre au niveau de la 1ère cervicale C7, et on arrive là. C’est intéressant de voir qu’on est structuré avec le son. Comment on travaillera : on travaille la tonicité des pieds. Bien prendre contact avec le sol en se rendant compte que c’est la voûte plantaire qui si elle est écrasée c’est comme si le pied ne respirait pas. Donc trouver le bon tonus, c’est faire respirer la voûte plantaire, prendre appui tout autour, mais essayer de faire ce qu’on appelle « le repoussé » : on n’est pas un objet posé au sol avec tout le poids qui s’écrase, je ne suis pas planté au sol, j’ai une espèce de repoussé, c’est ce qui m’aide aussi, ancrée au sol mais aussi entre terre et ciel, on fera ça au niveau des pieds. Ensuite on travaillera sur le périnée, avec la respiration, les mouvements qui sont en miroir entre le périnée et le diaphragme. C’est-à-dire, quand on inspire, le diaphragme descend, quand il descend on pousse donc il est tendu, le périnée se détend ce qui permet au diaphragme de bien descendre. Quand on expire, c’est le périnée qui pousse et le diaphragme se détend et remonte. C’est le diaphragme-périnée-diaphragme-périnée. On dit qu’un bon chanteur chante avec son sexe, c’est-à-dire que les sons sortent, poussés par le périnée. Après on arrive au niveau des abdominaux, on pourra faire un barattage, et ensuite on fera une expiration en faisant « ssssss ». Le « se », ça permet de doser le souffle, de laisser descendre. La main sur les abdominaux, on se rend compte que les abdominaux se contractent au fur et à mesure que l’air sort, et quand il n’y aura plus d’air, on aura juste à relâcher les abdominaux, on prendra conscience de l’air qui rentre. Après, au niveau du thorax, on pourra respirer pour sentir l’ouverture tout autour des côtes, bien sentir la posture, baisser les épaules cela permet d’avoir la bonne ouverture, les coudes décollés, c’est intéressant, c’est ce qui permet d’être bien dans son corps. On arrive à la gorge. La gorge je vais proposer plusieurs choses. D’abord faire une respiration en serrant la glotte comme si on voulait réduire le trajet de l’air, on fait comme si on voulait s’empêcher d’avaler, on ne respire qu’avec le nez, on le fait 2-3 fois, le seul intérêt c’est de respirer après en relâchant, on voit la différence. Ensuite on fera une inspiration en baissant la tête et en relevant on fera résonner le « om ». C’est un son classique assez puissant. Vous levez la tête comme vous le sentez, sans casser la nuque, vous expérimentez. On le fait bien rond « o » et le « mm » on le laisse résonner. Il ne reste plus que le masque dont on parle. On va faire une respiration alternée : on inspire, on bloque une narine, souffle par l’autre, on inspire bloque souffle par l’autre. Ensuite on fera une respiration comme si on voulait sentir quelque chose, on se concentre sur un parfum tout le masque, on essaie de respirer. Il ne nous reste plus qu’à faire la globalisation. On la fera en respirant comme ça, ici l’idée est de faire un mouvement de cœur, et quand on ouvrira, on fera les voyelles. On les fera les unes après les autres, sachant que le i résonne par là, le a, le o, le a, vous l’expérimenterez. Après on s’assoie. Petit travail sur les émotions. D’abord on active. J’aime bien aller chercher une émotion simple, l’idée c’est d’activer, laisser venir les émotions, ne pas les bloquer. On va chercher une émotion simple, par exemple un moment de la journée qu’on aime beaucoup, on prend conscience du bien-être que cela représente et on l’amplifie avec la respiration pour vraiment aller vers un sentiment de plénitude. Et là on laisse venir une valeur. Après on fait l’exercice que tout le monde connaît : on laisse venir un souvenir assez ancien, on accueille les émotions ; puis un peu plus récent ; et après on va se mettre en posture et on laissera finir là. Voilà.

 

Pratique

Prenons position dans notre axe, notre verticalité, faisons quelques oscillations pour vérifier. Nous prenons conscience du contact, de la qualité du contact des pieds avec le sol. Prenons conscience des points d’appuis, et nous pouvons commencer à prendre conscience aussi de notre respiration naturelle et des mouvements qui l’accompagnent. Nous pouvons relâcher l’ensemble de la tête. Nous respirons au niveau de la poitrine du ventre, la détente du bassin, des jambes, jusqu’au bout des pieds. Respiration régulière libre et quand nous le souhaiterons, nous pourrons commencer à émettre ce son « miom » en commençant un enroulement tout doucement chacun à notre rythme, un enroulement jusqu’au sol. miom miom ------------. Nous pouvons accueillir la conscience des sensations perçues puis nous portons notre conscience sur le contact de nos 2 pieds avec le sol. Et nous allons faire des respirations légèrement amplifiées en prenant bien conscience des tensions alternatives et du relâchement réciproque du diaphragme et du périnée. Respiration, le périnée se détend expiration tonus ----- prendre conscience de ce double mouvement de va et vient ------ et puis retour à une respiration naturelle pour l’accueillir, puis à notre rythme nous pourrons faire un barattage abdominal, dans la position qui nous convient. Nous expirons --- nous pouvons faire 2 ou 3 comme nous le souhaitons --- Maintenant respiration régulière. Nous allons nous préparer à faire l’exercice du sifflement. Pour cela nous inspirons profondément – et nous expirons avec un petit sifflement en mettant la main sur nos abdominaux ---- lorsque nous n’avons plus de souffle, il suffit de relâcher les abdominaux et l’air va rentrer. Nous pouvons le faire plusieurs fois en prenant le temps à chaque fois – puis nous marquons un temps de pause, toujours pour accueillir, prendre conscience des modifications apportées par ces exercices, prendre le temps de décrire – prenons notre respiration régulière, et puis nous pourrons mettre les mains sur le thorax et à nouveau respiration légèrement amplifiée de manière à bien prendre conscience de notre capacité thoracique, le thorax un peu gonflé.  10 centimètres de tour de poitrine entre l’inspiration et l’expiration. Puis nous laissons retomber les bras. Pour essayer de bien soigner bien   dans la posture, respiration avec le thorax, le sternum libre, les épaules sont basses, la tête s’étire vers le haut, la tête est simplement posée sur les épaules, les coudes sont décollés et vous prenez conscience d’une respiration libre, essayez d’imaginer un sourire intérieur, au niveau du dos ---   Et nous allons travailler sur la gorge. Encore 1 ou 2 respirations en serrant la glotte, respiration régulière bien sûr. Et puis nous relâchons et retrouvons une respiration normale en laissant l’air passer normalement sans effort --- Et puis nous pouvons commencer l’exercice en baissant la tête sur la poitrine, nous inspirons, et pour expirer nous relevons la tête à la hauteur qui nous convient et émettons le son « om » --- prendre une respiration chacun à son rythme, on peut enchaîner 2 ou 3 fois ------  Il nous reste toute la région de la tête, le larynx, le voile du palais jusqu’au sommet du crâne, une respiration alternée ---- Marquons un temps de pause --- j’accueille la description les modifications perçues, puis nous allons pratiquer la respiration olfactive, en nous concentrant sur le dessous du nez dessus de la lèvre, nous avons quelque chose de nous qui est tout près, nous emplit le masque, notre respiration nous amène un sourire intérieur – la tête respire, notre cerveau respire.

Puis nous allons faire la globalisation. Nous allons mettre le dos des mains l’un contre l’autre, et nous allons les monter sur l’inspiration, au fur et à mesure que nos mains montent, nos poumons s’emplissent d’air, la gorge, et quand nous arrivons en haut, nous ouvrons les bras et nous pouvons émettre le son « i » ----- un temps de pause – La même chose avec le son « é ». Inspiration é ----- le son « o » ----- le son « ou » ----- le son « a » ----- Nous faisons une dernière fois en enchaînant i é o  ou a -----. Nous reprenons une respiration abdominale. En faisant le moins d’efforts possible, nous nous asseyons dans une position confortable.

Nous retrouvons nos points d’appuis, pieds au sol, prendre conscience de l’ensemble des points d’appuis, vérifions la détente de l’ensemble de notre tête, détente et circulation de l’énergie dans l’ensemble de notre tête – Prenons conscience de notre respiration, des mouvements qui accompagnent notre respiration, mouvements de bercement de notre diaphragme notre périnée. Prenons conscience de l’espace, de l’énergie disponible au niveau du thorax de l’abdomen. nos bras sont lourds nos jambes sont lourdes, nous laissons descendre notre espace intérieur, progressivement sur chaque expiration --- Nous pouvons laisser venir notre objet naturel --- conscience de ses qualités, qualités que nous percevons aujourd’hui ---- Puis nous laissons dans notre corps notre respiration. Nous allons accueillir une émotion, un moment agréable de la journée, un moment que nous aimons bien. Prenons conscience des manifestations physiques perçues à l’évocation de ce moment-là – et nous les amplifions à l’aide de la respiration pour nous en imprégner totalement, jusqu’à percevoir un sentiment de plénitude ---- Et puis nous allons évacuer le trop-plein sur l’expiration, pour trouver notre niveau d’équilibre d’harmonie --- Retrouvons notre respiration régulière qui nous conduit dans notre espace intérieur. Et là, nous allons évoquer accueillir un souvenir de notre passé lointain. Nous accueillons ce qui se présente ---- Nous laissons ce souvenir retourner à sa place. Retrouvons notre corps, réharmonisons si nécessaire toujours à l’aide de la respiration, respiration régulière, circulation d’énergie dans l’ensemble du corps. Nous laisserons venir un souvenir d’une période plus récente, nous accueillons ce qui se présente --- Nous laissons cette évocation retourner à sa place, revenons à notre corps, harmonisation respiration régulière – Vous laissez venir une préoccupation actuelle qui se présente – nous la laissons retourner à sa place, retrouvons conscience de notre corps, nous harmonisons si nécessaire, la respiration régulière – laissons descendre dans notre espace intérieur sur chaque expiration --- Quand nous souhaiterons nous pourrons reprendre la posture qui nous convient – nous laisserons venir un mot, une image, ce qui se présente, qui présenterait un lien entre les 3 évocations qui se sont présentées à nous -------

A notre rythme, nous pourrons nous remettre en position confortable pour faire le bilan de notre séance, passer en revue tout ce qui nous paraît important de notre séance, que nous voulons conserver, peut-être ce que nous allons écrire tout à l’heure, éventuellement échanger partager --- Puis à notre rythme, nous pourrons faire la reprise, les étirements, les contractions de bas en haut, respirations profondes pour reprendre notre tonus musculaire, notre vigilance nécessaire, avant d’ouvrir les yeux.

Christina Martin - 69ème soirée du 23 janvier 2009

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