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préparation mentale du tir à la cible

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 17 (09/10/04)

 

Préparation mentale avec la sophrologie caycédienne

 

Etymologiquement, le mot SOPHROLOGIE est d’origine grecque :

SOS      : harmonie, équilibre,

PHREN : esprit, conscience,

LOGOS : discours, science, traité.

Le Professeur Alfonso Caycedo, créateur de la Sophrologie, la définit comme :

« La science de la conscience et des valeurs de l’existence ».

De nos jours, la préparation physique et technique ne peut plus être suffisante. Le MENTAL joue un rôle capital  pour arriver à la réalisation de son objectif.

La préparation mentale, avec la Sophrologie Caycédienne, est une méthode qui prend en compte deux choses essentielles :

-         la réussite sportive, et

-         l'épanouissement personnel.

Elle permet d’améliorer la précision de son geste par une prise de conscience de son schéma corporel. Et aussi d’économiser sa propre énergie par la sélection des contractions musculaires nécessaires au geste, et par la relaxation des muscles non indispensables.

 

Elle apprend au tireur, lors de ses  compétitions, à ne plus subir les situations mais à les connaître afin de les maîtriser. Il prend conscience de toutes ses possibilités et de toutes ses capacités pour les mettre à son service lors des épreuves.

Dans son entraînement, et dans la plus grande réalité objective, le sportif fait le point :

Où en suis-je ?

Quel est mon niveau ?

Quels sont mes objectifs réalistes sur le court, le moyen et le long terme ?

Atteindre son objectif est un travail de chaque jour, dans les différents entraînements, au stand de tir et dans les exercices de sophrologie. Rien ne se fait par hasard.

La Sophrologie Caycédienne considère l’Etre dans sa totalité, le mental et le physique sont indissociables. Aussi, un dérèglement à n'importe quel niveau a pour conséquence un bouleversement global de la personne. Inversement, si cette même personne est bien dans sa tête, elle se donne au maximum de ses possibilités pour atteindre le but fixé.

Pour assurer sa réussite, avec un entraînement régulier, la Sophrologie Caycédienne est une aide :

Pour une prise de conscience du schéma corporel, l’amélioration de sa capacité respiratoire 

Le tir à la cible est une activité psychomotrice fine. Le psychisme et les capacités physiques doivent répondre ensemble de façon parfaite aux sollicitations et aux exigences des situations dont ils font l’objet.

C’est par la prise de conscience de son propre schéma corporel que nous percevons notre corps. Cette reconquête permet ainsi d’améliorer la précision de son geste, et d’accepter son handicap. Savoir ressentir la position de son corps dans son espace vital, son volume, sera opportun sur le pas de tir.

C’est par le développement de ses capacités respiratoires qu’une plus grande maîtrise corporelle et mentale sera obtenue.

« EN TIR DE PRÉCISION, EN PLUS DE LA CONCENTRATION,

C'EST LA MAÎTRISE DE LA RESPIRATION ET DU GESTE

ASSURANT L' IMMOBILITÉ TOTALE QUI EST ESSENTIELLE. »  

(Dr Raymond Abrezol)

Pour développer la pensée et l'action positive :

L'ÉTAT D'ESPRIT, n'est pas un facteur anodin pour réaliser des performances. Un athlète peut, consciemment ou inconsciemment, par un comportement négatif se déstabiliser et/ou déstabiliser toute son Équipe. Il est donc important de penser positivement pour soi mais aussi pour les Autres. Prendre conscience que cette « groupéité », l'Équipe, c’est une force, où chacun est un acteur responsable, où chacun en même temps peut s'y ressourcer.

SI NOUS SOMMES CONTENTS DE LA VICTOIRE DE L’UN DE NOUS, IL SE FORME ALORS UNE VÉRITABLE UNITÉ.

Développer la suspension du jugement et de l’à priori permet d’arriver à une attitude différente, à un regard nouveau sur le monde en faisant disparaître ses peurs et en effectuant la mise entre parenthèses du négatif.

Positiver son mental juste avant une compétition, c’est ne prendre qu’en considération les victoires, les médailles, les podiums …en intégrant éventuellement les pensées positives à ses êtres chers, sa famille, ses amis …

Pour développer ses capacités de visualisation et d'imagination positives :

C’est apprendre à visualiser les compétitions à venir, avec une perspective de vue toujours positive, prêt à l'impondérable omniprésent. C’est devenir son propre spectateur des étapes de la compétition, conscient que les images vécues en visualisation sont une véritable programmation positive du mental. Ces projections sont engrangées dans le mental et sont réactivées lors de la compétition.

En sophrologie, visualiser ne veut pas forcément dire voir une image. Le travail se fait aussi au niveau du ressenti, être dans les sensations de victoire (par exemple).

La volonté cède toujours le pas à l’imagination. L’imagination de perdre peut être plus forte que la volonté de gagner. Nous travaillons donc sur des images positives vécues en  « état sophronique »  et qui tendront à devenir réalité, nous pouvons aussi revivre  « ici et maintenant »  les différents succès, repenser à tous leurs détails, conscient que nous pouvons encore améliorer les performances à la prochaine compétition. Ainsi, nous programmons positivement notre cerveau.

La visualisation implique sensations visuelles, auditives, tactiles, et kinesthésiques. C’est se voir de l'extérieur comme sur un écran pour ressentir, ensuite, toutes les sensations comme dans la réalité.

Pour  augmenter sa concentration :

Il est essentiel que le sportif prenne conscience de sa respiration : comment respire-t-il ? à quel rythme ? Selon quel volume ? Quel rôle a la respiration ?  Etc. Avec la régularité dans la pratique des exercices respiratoires, le compétiteur contrôle parfaitement sa respiration ce qui est la base de tout travail de développement de ses capacités et de ses potentialités.

Pendant l’épreuve savoir se centrer sur soi-même en s'installant dans sa « bulle », parfaitement conscient de ses capacités et de ses possibilités est essentiel pour la victoire.

C’est pourquoi  la concentration est primordiale.

Une concentration sans effort, sans fatigue, en toute conscience. Toute l'attention de l’athlète est focalisée sur le « ici et maintenant » non distrait par des facteurs passés ou futurs, aucun bruit ne le dérange ni aucune activité autour de lui, nullement intimidé par les autres compétiteurs, seulement conscient de tout ce qui le rattache à la performance.

Une concentration avec sérénité, à l’écoute de toutes ses sensations, dans une grande harmonie corporelle et mentale, le tireur va vivre son geste dans le moment présent, il est maître de lui-même, quels que soient les impondérables.

Pour le contrôle de la peur et la gestion du stress :

Peur  =  stress  =  tensions musculaires

Le stress est un phénomène psychique entraînant un déséquilibre physique (tensions musculaires) et mental (perte de concentration, de mémoire, de faculté de penser, etc.).

L’important dans la préparation mentale réside au CONTRÔLE CORPOREL pour arrêter la PEUR (ou stress) et programmer POSITIVEMENT le cerveau pour les compétitions à venir.

La peur, le stress,  en compétition peuvent produire une inhibition, un comportement perturbé, un affolement, etc. Ce sentiment peut avoir différentes causes : la peur des autres, la peur de l’échec, la peur du chronomètre, etc.

En prenant conscience de ce phénomène, en apprenant à se détendre, l’athlète, le moment venu relâchera, grâce à son entraînement régulier, toutes ses tensions.

Relâchement des tensions  =  arrêt de la peur, donc du stress

Pour améliorer sa détente physique et sa détente mentale :

Transpiration, nœud à l'estomac, à la gorge, rythme cardiaque plus rapide, etc. sont les signes du stress.

Un travail de repérage  de ces  indicateurs corporels du stress occasionnés par différents facteurs (une méconnaissance du lieu,  une première compétition à haut niveau, une trop grande confiance en soi, etc.) permettra de les  anticiper en agissant sur leur mécanisme de déclenchement.

Travailler le calme intérieur, tous les muscles relâchés, le corps répondant avec précision à la volonté, c’est la maîtrise de soi.

Pour le développement de la confiance :

C’est prendre conscience de ses erreurs, des fautes commises précédemment. De les utiliser ensuite d'une façon positive pour progresser et être, non pas le meilleur, mais être au « meilleur de soi-même. »

 « Imaginer la compétition ou la finale, la rend réelle et nous fait chuter ou gagner »

Pour stimuler la motivation et la combativité :

Le compétiteur a des motifs pour « vouloir » se surpasser. L’important n’est pas de les connaître tous, mais de ne jamais en manquer. En étant actif et déterminé, il constatera que la motivation devient alors son moteur d’action. Il va stimuler sa combativité durant la compétition (jamais avant, ni après), renforcer sa volonté de gagner, et rentrer  dans l’état d’esprit d’un gagneur.

La motivation est la cause de toute réussite et la volonté de gagner est l’énergie, la force d’exister autrement.

Pour le développement de ses sensations :

Les perceptions sensorielles nous renseignent sur le fonctionnement de nos organes et sur notre environnement. Le sportif sera alors conscient des gestes à faire, saura être dans le calme pendant la compétition, quoi qu’il arrive.

Pour combattre la lassitude dûe au rythme de vie perturbé de la saison sportive :

S’adapter continuellement à des lieux de vie différents, organiser et gérer de multiples déplacements, vivre en promiscuité, sont autant de facteurs qui peuvent générer une lassitude physique et morale chez le sportif.

Les exercices seront ciblés sur deux aspects :

-         renforcer par un travail de visualisation sa capacité d’adaptation,

-         savoir se régénérer lors des déplacements.

Pour le maintien du moral en cas de défaite :

Chaque personne réagit de façon différente à une contre-performance. Certaines peuvent être abattues, déprimées, d’autres stimulées. Il ne faut pas qu’une  « défaite »  entraîne une déprime. Le risque, est alors grand pour la prochaine compétition, d’une programmation négative dans l’inconscient, d’une reproduction de la même expérience ou encore d’installation dans le mental d’un complexe d’échec.

Les exercices de sophrologie vont permettre de faire revivre au sportif concerné les compétitions ou entraînements passés. Là où le succès était présent annulant ainsi les effets de la peur.

EN GUISE DE CONCLUSION   :

La Sophrologie Caycédienne permet d'avancer dans son développement personnel et de progresser en performance sportive. Elle fait prendre conscience à l’athlète de sa capacité à agir sur son propre état, sa performance étant liée à la qualité de la  relation entre son corps et son esprit.

Il  ne  s’agit  pas  d’ APPRENDRE  A  TIRER  mais  d’ APPRENDRE  A  GAGNER

Ce  n’est  pas  POURQUOI GAGNER  mais  COMMENT  GAGNER …

L’auteur de cet article paru dans « Tir Magazine » est Dominique Hecquet, sophrologue master spécialiste, chargé de la préparation mentale de l’équipe de France de Tir Fédération Handisport (pistolet et carabine) depuis 1993.

 

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