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prendre son temps

 

 

dernière modification de cette page le 28-juin-2015

journal n° 59 / journée du 29/03/2015

(Écouter le rythme de son corps et le reconnaître, savoir se poser dans le temps, dans l'instant vécu et unique. Entre mouvements et visualisation, réapprendre à trouver son propre rythme)

 

Temps d’échange et de discussion autour de la thématique.

 

-          Qu’est-ce que cela évoque ?

Le rythme, savoir s’écouter, se connaître.

Conditionnement du métier

Chacun a un rapport différent et un besoin de rythme propre

Le rythme est subit parfois et peut provoquer de la détresse. C'est un problème qui concerne beaucoup de personnes

La femme et son rapport multifonctionnel/ La culpabilité de prendre du temps pour soi alors qu’il y a beaucoup à faire

 

-          Est-ce qu’il faut beaucoup de temps pour prendre le temps ?

Il est difficile de prendre son temps quand le cadre n’est pas propice ou quand la plage horaire ne semble pas suffisamment longue (exemple : dans le métro)

 

-          Le sens du rythme

Beaucoup d’activités sont rythmés, l’année, le calendrier, le temps qui n’est linéaire mais qui est circulaire avec les heures, les journées, les semaines…

 

-          Quelles approches personnelles d’écoute de son rythme

Chacun peut trouver des méthodes pour prendre son temps : la sophrologie, l’art et la création

Prendre son temps et s’écouter veut aussi dire que l’on sait être bien avec soi-même. Avoir du temps c'est faire face à la peur du vide, l’inactivité et son rapport à soi-même

 

-          Le temps dans la société :

Le rythme de la journée que l’on subit, l’impression de ne pas « avoir le temps ».

La productivité et la rentabilité

 

 

Pratique autour du temps

Première partie de la séance debout

 

Je vous laisse fermer les yeux et vous poser dans l’instant présent.

Laissez venir à vous tous les détails de ce qui vous entoure, les bruits, les odeurs, la température de la pièce, la présence des autres…

Construisez peu à peu votre espace pour vous sentir bien, entouré de ces détails qui peuvent devenir familier, faire partie de ce moment présent, pour vous.

Prenez le temps de ressentir le point de contact au sol, le point d’appui de vos pieds et n’hésitez pas à réajuster votre position, vous sentir sable, dans un bon équilibre. Le poids du corps, ni trop en avant, ni trop en arrière.

Je vais vous inviter à accélérer le rythme de votre corps puis à la ralentir progressivement pour pouvoir percevoir ce qui vient avec ce changement.

 

Pour commencer, nous allons nous concentrer sur les bras.

Vous pouvez bouger les bras rapidement dans tous les sens, allez, vous pouvez vous agiter, aller très vite…

Puis progressivement ralentir. Faire des gestes moins rapides, aller dans un intermédiaire.

Prenez le temps de faire évoluer le mouvement, de le ralentir.

Puis petit à petit, vous pourrez aller explorer un mouvement lent des bras. Vous laissez aller dans des gestes clames.

Restez dans cette lenteur, faite la vivre à votre corps… Bougez le plus lentement possible…

Puis temps de pause. Pour écouter, pour intégrer, pour récupérer.

Sentez le rythme du corps, comment il s’est adapté à ce que vous lui avez demandé et à la vitesse à laquelle vous souhaitez aller.

Le cœur, la respiration….

Et le refaire chacun à sa manière, à son rythme encore une fois…

Puis nous pourrons nous concentrer sur les jambes. Les faire bouger le plus rapidement possible. Piétiner, courir sur place le plus vite possible ou faire le ressort, ou agiter les jambes dans tous les sens.

Aller comme au bout de ses limites quelques secondes puis permettre au corps de ralentir.

Ralentir progressivement, petit à petit. Sentir ce moment intermédiaire.

Puis se permettre de vivre un temps de lenteur de mouvement des jambes… avant de s’arrêter complètement.

Pause d’intégration

Et le refaire chacun à sa manière, à son rythme encore une fois…

Puis pour prenez le temps de ressentir votre respiration avant de l’accélérer. Respirer rapidement par la bouche, une respiration chauffante avec un rythme rapproché.

Puis temps intermédiaire….

Avant de ralentir, et respirer doucement, lentement. Temps de pause, de récupération.

 

Temps de visualisation de changement de position pour le corps, pensez à tout ce que le corps va effectuer mécaniquement pour pouvoir le préparer et l’accompagner à vous asseoir ou pour ceux qui le souhaitent, s’allonger…

 

Deuxième partie assis ou quelques-uns couchés :

Prenez le temps de vous installer confortablement, de repérer ces nouveaux points d’appuis pour inviter le corps à se relâcher

 

Installez une respiration abdominale, laissez-vous bercer par un mouvement tranquille, une régularité.

Laissez un temps à votre corps pour se poser dans cette respiration, se laisser guider par ce mouvement…

 

Laissez venir à vous une sensation agréable, de détente et ouvrez la conscience de votre corps au relâchement.

Lissez le visage qui se détend, la boite crânienne se relâche et laisse plus d’espace au cerveau pour s’aérer

Les mâchoires peuvent se desserrer, vous ressentez les contours de votre visage, la bouche avec la langue qui prend sa place dans la bouche.

Vous pouvez laisser se dessiner un sourire sur vos lèvres

Détente du menton, cou, nuque, clavicules, trapèzes, omoplates, épaules.

Laissez les bras être enveloppés de douceur jusqu’au bout des doigts, des ongles, à l’intérieur et à sur l’extérieur

Relâchement progressif de la région thoracique, sur l’avant avec le sternum, les cotes, et à l’arrière de la cage, le long de la colonne vertébrale jusqu’aux lombaires.

Vous pouvez vous représentez l’ensemble de votre dos, et de votre ventre en train de se relâcher.

Détente des organes internes, de la région du bassin, du bas ventre, génitale et de l’entre-jambes.

Laissez couler comme une cascade la détente sur vos jambes, sur le dessus et le dessous pour laisser vos pieds s’inonder et percevoir les zones du dessous du pied en train de détendre.

 

Profitez de votre détente telle qu’elle est possible aujourd’hui, telle que vous la percevez.

 

Laissez venir des images de votre quotidien, prenez un moment pour arrêter, cacher, enlever toutes les horloges, toutes les montres, toutes les sources indiquant l’heure autour de vous.

Vous pouvez les repérer une à une que ce soit dans votre sphère privée ou dans les transports, en communs ou dans la voiture.

Une à une, prendre conscience de leur place, des regards que vous leur accordez.

 

Et aller vous poser dans un grand parc, rempli de verdure.

Un temps de calme, comme hors du temps.

Assis sur un banc, vous pouvez imaginer rester un moment devant une aire de jeux, regarder un tout petit enfant jouer.

Observer son rythme, sa façon de faire, l’écoute qu’il a de lui-même et de son corps, ses besoins.

 

Pensez à votre quotidien et voyez les moments où vous pourriez respecter un peu plus votre rythme, le ralentir peut-être, prendre des temps pour vous inscrire dans l’instant présents, même si ces moments sont courts.

 

Puis laissez ces images dans un coin de vous, comme une petite ressource et revenez peu à peu dans  l’ici et maintenant.

Retour progressif, perception de l’espace, des sensations corporelles.

Temps pour s’étirer et remettre le corps en route. Chacun à son rythme avant d’ouvrir les yeux.

 

 

Temps d’échange des ressentis après la pratique :

 

Le ressenti du rythme et la rapidité qui met le corps dans une difficulté à tenir

Pour beaucoup de personnes, pour les mouvements, peu de temps d’intermédiaire, on passe de rapide à lent sans moyenne entre les deux

Vivre le très lent et se recentrer là-dedans, découvrir ce rapport au rythme

 

Le rapport à la montre 

Réaliser que nous sommes entourés d’horloges que nous regardons fréquemment

Certains, selon le travail et le type de journée arrivent à ne pas regarder la montrer, à laisser le rythme dans la journée s’installer, s’enchainer sans le surveiller (mais c'est une minorité avec un contexte qui se régule par des allers-venus et une liberté temporelle).

Savoir se connaître pour s’écouter et se ramener dans l’instant présent

 

Le rythme des enfants peut être le mouvement, et ce n’est pas forcément un rythme lent qui est à respecter mais celui de se défouler

 

La sophrologie ramène à l’instant présent et pendant la séance, impression de déconnection, d’être dans un espace intemporelle

Parfois, certains sont « partis » sans tout entendre des images proposées dans la deuxième partie

 

« Time is money » (petite phrase glissée à la fin, comme un thème que nous n’avions pas abordé mais qui aurait pu être évoqué)

 

Magali ROGGERONE - 33ème journée du 29/03/2015

 

 

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