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prendre forme à l'intérieur des mots

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 41 / journée du 09/10/2010

Préambule :

Enchaînement de pratiques courtes, brèves, dans un but d’instantanéité.

Economie des mots et libre choix de mots à résonnance personnelle, simples, et spontanés.

Pour laisser à chacun son espace de silence et de liberté, pour ressentir sa propre vivance.

 

à préambule de Geneviève. 5 mn.

Je vous lis un extrait de la préface au livre de Guy de  Maupassant intitulé Pierre et Jean :

« Il s’agit de regarder tout ce qu’on veut exprimer assez longtemps et avec assez d’attention pour en découvrir un aspect qui n’ait été vu et dit par personne. Il y a dans tout, de l’inexploré parce que nous sommes habitués à ne nous servir de nos yeux qu’avec le souvenir de ce qu’on a pensé avant nous sur ce que nous contemplons. La moindre chose, contient un peu d’inconnu. Trouvons-le. »

« Prendre forme à l’intérieur des mots », cela veut peut être dire, se couler à l’intérieur d’un mot qui arrive, dans l’éprouvé de l’ici et maintenant comme dans un cadre souple adaptable.

Mais ce cadre,  ce mot doit être assez précis quand même car s’il est trop grand, nous aurons  peut être de la facilité à nous mettre dedans mais il ne nous correspondra pas vraiment.

 

            Nous avons choisi de jouer avec les mots sans nous encombrer.

Pas de brainstorming ou remue méninges, car nous avons voulu laisser le plus possible les méninges de coté, mais en nous remuant …Remuer notre conscience pour que viennent peut être des réponses sans torturer le mental.

Pour rester dans l’intentionnalité de la sophrologie, est ce que les mots, par leur impact que ce soit dans leur sonorité, leur sens, les associations qui peuvent venir, peuvent nous faire accéder à un autre état de conscience ? (Dans les mots, il y a tout, notre histoire, les souvenirs, l’auditif, le visuel, l’imaginaire …)

Nous vous invitons à l’expérimenter par des pratiques courtes afin de tester notre capacité à nous centrer, repérer les signes de ces centrages corporels ou autres, en sortir et ensuite recréer les conditions pour nous centrer à nouveau. Nous allons explorer l’espace autour et à l’intérieur des mots par une suite de six petites expériences entrecoupées de restitutions écrites.  

Les mots dans cet atelier vont donc venir nous visiter à deux niveaux : pendant les séances proprement dites et bien sur après, durant les restitutions.

Après chaque pratique, nous vous inviterons à écrire votre restitution et ce n’est qu’à la fin de l’atelier que vous vous exprimerez oralement à l’aide d’un mot ou d’une phrase courte.

Je vous invite à nous poser une question que j’ai souvent entendue lors des restitutions: « Je n’ai rien à dire ».

 Est ce que ces mots ont une signification pour vous ? Je vous invite à mettre cette question dans un coin de votre conscience et peut être, aller la visiter de temps en temps au cours de cet atelier.

Quand on n’a rien à dire, est ce qu’on est dans l’abondance ou le manque ? Est ce qu’on est submergés par les mots ou au contraire, a-t-on l’impression de les perdre ?

Vers quoi est orienté sa conscience à ce moment la ?

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1. Debout : 10 mn. SBV sophronisation de base des 6 systèmes :

è Ancrage et centration debout :

Conscience de notre corps debout.

Trouver la position juste, et notre axe vertical, entre terre et ciel.

Pieds bien posés sur le sol, comme ancrés.

Nous sommes comme assis dans notre bassin. Le dos droit, le menton légèrement rentré.

Nous pouvons imaginer un fil de soi au sommet de notre tête, pour trouver notre position juste.

 

è Respirations calmes et naturelles entre terre et ciel.

Respirations calmes et naturelles entre terre et ciel.

A l’inspire nous sentons l’énergie de la terre remonter tout le long de notre corps, jusqu’au sommet de notre tête. A l’expire l’énergie du ciel descend tout le long de notre corps, jusqu’aux pieds, et retour à la terre.

Nous faisons 3 fois ce mouvement de respiration complet, entre terre et ciel.

 

è Conscience de la forme et du volume de chaque système, sans tension.

Conscience de la forme et du volume de notre 1er système sans tension.

Idem du 2éme au 6éme système. Conscience de la forme et du volume de tout notre corps sans tension. Tout notre corps détendu et relâché.

 

è Mains posées sur chaque système, laisser venir 1 mot spontané :

Sur l’inspiration lever les bras vers le ciel.

Puis expiration et poser les mains sur le point d’intégration du 1er système.

Concentration phronique sur ce 1er système. Laisser venir un mot spontané.

Idem du 2éme au 6éme système.

Totalisation pour tout notre corps, laisser venir les associations libres et spontanées.

Une synthèse, une sensation, une image ou un mot global pour tout notre être.

PT, dé sophronisation.

Restitution écrite : 2 mn.

 

2. Assis : 5 mn. SDN avec des mots, pour chacun des 6 systèmes :

Conscience des points de contact du corps avec le siège.

Trouver une position assises confortable, dans notre axe vertical.

Nous allons faire une SDN avec des mots, sur chacun de nos 6 systèmes.

 

Conscience de la forme et du volume de notre 1er système.

A l’expire nous expulsons, un ou plusieurs mots négatifs de notre 1er système.

A l’inspire nous intégrons, un ou plusieurs mots positifs dans notre 1er système.

 

Idem du 2éme au 6éme système.

Totalisation pour tout notre corps, avec intégration d’un mot global pour tout notre être.

Restitution écrite : 2mn.

 

3.  Parcours d’un mot par 2 à Geneviève.14 mn

Vous allez effectuer cet exercice deux par deux…

Nous pouvons vivre cette expérience avec une personne que nous connaissons bien, ou une personne qui fait partie d’un cercle plus éloigné ou avec une personne que nous ne connaissons pas.

Nous nous mettons debout deux par deux, de façon à nous retrouver dans le même espace, face à face, l’un à coté de l’autre, l’un derrière l’autre, en nous mettant dans la distance où nous nous sentons bien, ni trop près, ni trop loin. Cherchons notre équilibre ensemble.

Pour ne pas interférer l’un avec l’autre, cet exercice va se faire en deux temps : une des deux personnes va accueillir un mot en elle-même et le dire à l’autre personne qui va donc être le récepteur de ce mot.  Ensuite nous allons inverser les rôles.  Pour la personne qui va s’exprimer, elle peut convenir d’un geste signal et toucher l’autre quand elle sera prête à lui transmettre le mot qui lui est venu.

C’est une expérience qui peut être intéressante car il y a des moments où le Terpnos logos ne s’adresse  qu’à une seule personne sur les deux...

Je vous laisse quelques instants pour choisir les rôles, convenir du geste signal et ensuite nous fermons les yeux…

Sophronisation : Nous orientons notre conscience vers l’enveloppe de la peau, la partie en contact avec le monde extérieur, c'est-à-dire l’air qui nous entoure, sa température, les vêtements que nous portons, les pieds sur le sol… 

Présence du corps à la surface et petit à petit nous orientons notre conscience vers l’intérieur, les tissus, les organes et plus profond encore les os.

Nous contactons notre structure interne…

Et puis nous nous redéployons à nouveau pour recontacter la frontière entre le monde extérieur et nous-mêmes.

Explorer notre conscience dans le silence, de plus en plus profond, explorer à notre rythme ce monde du silence, en repérant ce que le corps nous dit, les chuchotements, les tressaillements.

La personne émettrice va accueillir un mot comme un ami qui frappe à la porte de sa conscience et le faire voyager dans le corps jusqu’à la frontière de la peau.

L’autre personne reste centrée en elle-même pour éprouver sa propre vivance…

Après que la personne a senti le mot choisi à la frontière de la peau, elle peut l’exprimer et le suivre dans l‘espace qui la sépare de l’autre personne qui le suit elle aussi et le sent peut être se poser sur la frontière de sa peau…

Pour la personne qui s’est exprimée : observer s’il vibre de la même façon, s’il s’est modifié et s’il a laissé une trace, un vide.

Si elle ne l’a pas envoyé, où se pose t-il ?

Pour celle ou celui qui l’a reçu : observer si elle a  envie de l’accepter et si oui, l’accompagner, le suivre, voir où il se pose à l’intérieur. Observer aussi si elle reste fluide,  si elle ne retient pas.

Respiration, ancrage, équilibre…

Puis la personne qui a été l’émetteur va recevoir et la personne qui a reçu s’apprête à laisser surgir en elle un mot pour l’offrir à l’autre. …Voir précédent.

PT : Laisser passer l’énergie, la force intérieure qui nous a reliés à l’autre et à nous-mêmes  par l’intermédiaire du mot…

De sophronisation….

Restitution sur papier. 2 mn.

 

4. Conversation libre avec nos cellules à Geneviève. 8 mn.

Nous choisissons la position, debout, assis en posture du 2ème degré ou d’intégration.

Nous vous proposons maintenant une expérience un peu différente puisque cette fois nous allons parler à notre corps…

Fermeture des yeux pour nous couler à nouveau dans  l’espace intime de notre corps. Quelques instants pour ces retrouvailles.

Respiration, équilibre, points d’ancrage…

Nous allons  parler à notre corps  comme s’il était constitué de plusieurs personnes que sont les organes, les tissus, les os et petit à petit nous allons affiner tout çà pour nous adresser à nos cellules…

Nous leur parlons comme si nous nous adressions à un foule bienveillante, peut être qu’elles nous répondent, nous sommes à la fois, émetteurs et récepteurs dans une écoute attentive, aiguisée…

Petit à petit nous orientons notre regard, nous l’affinons et peut être qu’il y a une cellule à qui nous voudrions parler plus particulièrement comme en aparté… 

La première par exemple, celle à l’origine de notre existence…

Et puis poursuivre ce dialogue, en écoutant, en imaginant ce que cette première cellule a dit à la deuxième pour qu’elle accepte de continuer le processus de création, la création de nous-mêmes et la deuxième à la troisième et ainsi de suite….

Si nous percevons des mots qui ne semblent pas appartenir à notre histoire, nous les écoutons, les accueillons et pouvons les laisser partir à l’aide de notre respiration….

Peut être plusieurs mots vont-ils de manifester pour ne laisser la place qu’à un seul…

Si nous le sentons, nous pouvons corporaliser ce mot à l’aide de notre respiration comme une réponse à ce que nous a dit notre corps et que nous voulons ancrer en nous…

 PT et dé sophronisation…

 Restitution écrite : 2 mn.

 

 

5. Eprouver un mot avec nos 5 sens à Geneviève.12 mn.

Est-ce que nous pouvons non seulement entendre un mot mais aussi le toucher, le gouter, le regarder ou même le sentir ?

Exercice en position assise du 2ème  degré ou d’intégration.

Fermeture des yeux et approfondissement de la détente…

Ouverture des sens à ce que nous percevons en nous et autour de nous…

Nous allons commencer par le plus évident peut être : Entendre un mot qui surgit de notre conscience. Nous pouvons l’attraper plusieurs fois, renouveler l’expérience et l’entendre de manières différentes…Laisser résonner ce mot…

L’entendons-nous avec nos oreilles ou d’autres parties de notre corps ?

 Sensations du corps, qu’est ce qu’entendre ce mot produit en nous, quelles sont les répercussions sur notre conscience ?

Nous allons regarder ce mot ou un autre, ça n’a pas d’importance, inscrit sur un papier, un tableau ou sur tout autre support de notre choix, les lettres qui apparaissent, nous posons ce mot en face de nous en conscience et de la même façon, nous observons ce qui se passe en nous.

Les formes, les couleurs des lettres, les variations.

Quelles émotions ou sentiments avons-nous envie d’accueillir…

Puis ce mot, nous allons le prendre comme un objet qui a une forme, des couleurs, des dimensions, une matière,  un modelé. Est-il chaud, froid, râpeux, doux, humide …. Nous le faisons jouer à l’intérieur de nos mains par exemple contre notre poitrine, sur nos genoux, à la pointe du pied pour sentir avec la peau, les terminaisons nerveuses ce que ce mot provoque dans notre corps…

Ensuite imaginer que nous le saisissons dans notre bouche pour en connaitre toute la saveur. Nous l’explorons avec notre langue, notre palais, nos dents. Est-il sucré, salé, amer, acide, fade ? Nous glace t-il ou au contraire avons-nous des sensations de chaleur ou plus neutres ? Avons-nous envie de l’avaler ?

Et enfin le sentir peut être à pleines narines ou d’une façon plus subtile en percevant tous les parfums qui s’en dégagent…en le positionnant de près, de loin…

Si des souvenirs affleurent à notre conscience, observons les en accueillant peut être l’émotion ou le sentiment qui accompagnent ces images.

PT et de sophronisation.

Restitution écrite. 2 mn.

 

6. Sophro ludique avec une lettre du mot « LA PARENTHESE ». 10 mn.

Chacun reçoit un Post-It, avec écrit dessus, une lettre du mot « LA PARENTHESE ».

Laisser venir librement et spontanément tous les mots et associations d’idées de cette lettre. Laisser résonner ces mots en moi, jusqu’à ce qu’un mot s’impose à mon esprit, comme une évidence.

 

Dé sophronisation.

 

Noter ce mot sur un papier.

Puis se regrouper par 12 personnes qui ont la même couleur de Post-It.

Ecrire les 12 mots sur la feuille de synthèse « LA PARENTHESE ».

Chaque groupe laisse venir une phrase avec ces 12 mots, l’écrit sur la feuille de synthèse.

 

Enfin partage tous ensemble.

 

Noé Brisac et Geneviève Josserand journée du 09/10/10

 

 

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