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mon lien avec le monde extérieur

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 31 du 23/06/2008

Je m’installe confortablement… je prends ce temps pour détendre tout ce que je peux détendre… Je dégage ma tête et j’abaisse les paupières…

Je viens en contact avec ma respiration…et je m’investis de ma présence dans ce samedi matin 5 Avril 2008…

Je viens en contact avec mes points d’appui, pieds en contact avec le sol, fesses sur la chaise, omoplates sur le dossier…et je respire, simplement, naturellement et ma tête est dégagée.

Dans cette présence : 

Je prends conscience de la forme de ma tête, de mon cou, de ma nuque, sans tension.

Conscience de la forme de mes épaules et de mes bras, dans la détente.

Conscience de la forme de mon dos, détendu.

Conscience de la forme de mon thorax et de mon ventre sans tension.

Conscience de la forme de mes membres inférieurs dans la détente.

 

Et je prends conscience de la forme de la globalité de mon corps détendu, dans cet instant….

 

Je suis dans ma respiration, va et vient naturel : sur l’inspiration, fraîcheur de l’air autour des narines. Sur l’expiration chaleur de l’air que je perçois sur la lèvre supérieure… légèreté de mon souffle…simplicité de mon souffle.

Comme si je sentais une fleur au parfum discret, ma respiration devient fine et subtile. Présence dans cette respiration entièrement nasale. Respiration à l’intérieur de mon crâne.

A chaque inspiration je sens ma langue comme aspirée vers le palais… et ma langue perçoit aussi la fraîcheur de cet air inhalé. Finesse de cette surface qui  sépare  ma bouche des narines et des voies respiratoires… J’expérimente pour moi-même.

 

Besoin de déglutir  ma production de salive ? Je ralentis autant que ce peut ce mouvement de déglutition : serrement des mâchoires, mon larynx qui se soulève au fond de ma gorge, puis élargissement large et généreux de ma langue en fin de mouvement… J’expérimente pour moi plusieurs fois…Je ralentis autant que ce peut ce mouvement, ce geste.

 

J’augmente légèrement l’amplitude de ma respiration avec douceur…résonance  de ce mouvement dans mes narines qui s’élargissent, sensation de ce tourbillon d’air qui se prolonge au fond des fosses nasales…résonance dans mes sinus juste en- dessous des orbites… résonance dans le gonflement de mon arrière-gorge… résonance  sous les lobes de mes oreilles… résonance dans ma nuque … sous  l’occiput…résonance   dans ma langue, sur toutes les papilles de ma langue… et plus finement encore résonance sur les arcades sourcilières et sur toute la surface de mon front …

 

Présence de ma respiration et présence de moi- même dans les différentes parties du visage dans lesquels résonne ma respiration…

 

Un temps pour explorer ma bouche :

 

- Avec ma langue je vais explorer les différentes textures de ma bouche : les lèvres… à l’extérieur, à l’intérieur. Souplesse et consistance en même temps de cette zone… la zone située à l’arrière de mes dents du bas, profondeur de ce lieu, humidité, fragilité de la texture… l’intérieur des joues, leur élasticité dans la tenue…les différentes textures de mon palais, ferme, granuleuse au dessus des dents du haut et tendre et lisse tout en haut…. Dureté de mes dents, polissage de l’éclat de l’émail…Creux et pointes de mes dents… largeur de ma langue qui s’étale à partir de sa pointe douce et solide, résistante à la fois.

 

- Je viens alors me mettre en contact avec le goût de ma bouche… de mon palais… de ma langue… de mes dents… de l’intérieur de mes joues…

 

-Je porte une attention sur les bruits de ma bouche : bruits d’eau. Bruit de mes dents les unes contre les autres. Bruit de ma déglutition. Bruits fins de ma langue à chacun de ses déplacements…

 

Je me laisser vivre dans ce volume … dont j’évalue les dimensions : largeur, distance entre les deux joues…hauteur du palais… distance entre les bords latéraux des rangées de dents…

Présence….

Alors, mentalement, je vais produire un son avec cette bouche….chuchotement, cri, appel…

Je me vois en train de le produire. Forme de l’ouverture de la bouche et des lèvres…gonflement de ma gorge, ouverture de mes mâchoires… 

Sensations lors de sa production…

Sensations…sentiments…

J’écoute en retour l’écho de ce bruit … résonance sur la surface des pavillons de mon oreille… résonance sur mon tympan…

Sensations…sentiments…

Je m’apprête à terminer cette séance… dans l’idée de conserver pour moi ce qui s’est manifesté  dans cet appel, ce cri, ce bruit… et surtout d’être dans la conscience que cet appel était orienté, et qu’il m’a installé dans un lien avec le monde extérieur…. J’effectue quelques mouvements de doigts, d’épaules, de tête, de pieds, je m’étire généreusement, je bâille  et j’ouvre mes yeux sur le mode extérieur dans mon temps, dans mon rythme…. A haute voix on peut alors se dire : «  bonjour ».

 

Madeleine Momège le 05/04/2008

 

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