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mon expérience de la voie du sentir

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 31 / journée du 05/04/2008

Durant cet atelier, je vais partager avec vous mon expérience de la Voie du Sentir.

La Voie du Sentir est un ensemble de pratiques à utiliser quotidiennement, qui viennent des Chamans d’Amérique du Sud, et qui ont été ramenées en Europe par Luis Ansa, le héros du livre « Les sept plumes de l’aigle ».

Ces pratiques ressemblent par certains points à la sophrologie puisque, comme son nom l’indique, nous allons nous appliquer à sentir notre corps et ses réactions en différentes circonstances, c’est pourquoi je trouvais intéressant de partager cela avec des sophrologues.

            Je n’ai pas la prétention de présenter cette Voie du Sentir comme le fait Luis Ansa, je vais le faire forcément de façon subjective et incomplète puisque je n’ai pas suivi la formation. Ce n’est donc qu’un aperçu pour, peut être, vous donner envie d’aller plus loin. Si vous assistez à une conférence de Luis, vous ne saurez rien de ses techniques, il vous parlera de l’esprit, de l’essence de cette Voie. Il ne dévoile en aucun cas ses techniques donc il faut soit suivre une thérapie individuelle utilisant cette Voie du Sentir, soit participer à un stage où sont pratiquées ces techniques, soit faire partie d’un groupe de partage, dans lesquels on vient partager ses expériences avec la Voie du Sentir. Vous trouverez en fin de texte l’adresse du site de l’association l’Art du Secret avec les informations sur les conférences, les formateurs, etc.

Tout d’abord, je vais vous présenter rapidement Luis Ansa, et la Voie du Sentir (vous pourrez retrouver ces informations sur le site précité), puis dans un deuxième temps, je vous parlerai de mon expérience, ce que j’ai retenu d’un an et demi de thérapie avec la Voie du Sentir, enfin, j’essayerai de vous faire découvrir l’intérêt de ces techniques à travers deux pratiques.

 

  1. Présentation de Luis Ansa

 

Luis Ansa est peintre, conférencier et écrivain, il vit actuellement à Paris depuis de nombreuses années.

Très tôt, il a été initié au chamanisme par des chamans au Pérou, en Bolivie et au Mexique. Son parcours initiatique et son histoire sont racontés dans «Les Sept plumes de l’aigle » de Henri Gougaud et dans « Le secret de l’aigle » qu’il a écrit lui-même.

Luis Ansa a été plongé toute son enfance dans les traditions indiennes et le chamanisme mais il a aussi été en contact avec les grandes traditions orientales (bouddhisme, tantrisme, soufisme…) et occidentales (hermétisme chrétien). Il a également côtoyé des phénoménologues, élèves de l’école de Husserl. Tout cela rappelle les origines de la sophrologie.

C’est avec toutes ces connaissances qu’il a fondé la Voie du Sentir en 1988, proposant à l’homme occidental des exercices simples afin qu’il puisse s’ancrer dans son corps - chose dont on n’a pas du tout l’habitude de faire dans notre culture - et surtout à le considérer comme un lieu sacré donc avoir un regard bienveillant et développer une relation aimante avec lui.

Le but est d’arrêter de penser à la vie mais plutôt de ressentir la vie pour en trouver le sens.

 

  1. La Voie du Sentir

 

En Occident, le Chamanisme est synonyme de sorcellerie, de rêves hallucinatoires, de transes, de rituels magiques, etc. En fait, les femmes et les hommes chamans sont passés par des initiations sécrètes qui ont accéléré l’évolution de leur conscience. Toute leur attention est tournée vers le fait de se sentir vivants à chaque instant. Donc ils vivent sans cesse dans le temps présent. Encore un point commun avec la sophrologie.

 

La Voie du Sentir tout d’abord va éveiller ce ressenti du corps. Elle éveille notre Présence ici dans ce monde, à travers nos 5 sens. Donc on apprend à être présent dans le mouvement de la vie. Mais cela va plus loin puisque le corps est considéré comme un lieu sacré qui contient ce qu’il appelle « le Mystère », ce que nous pouvons appeler Dieu, non seulement dans notre corps mais dans tout être et dans toute chose autour de nous.

La Voie du Sentir peut donc aider à libérer l’homme occidental enfermé dans son mental et dans des automatismes dont il n’a même pas conscience et à ouvrir sa conscience au Mystère présent à l’intérieur de lui.

 

  1. Ma propre expérience de la Voie du Sentir

 

J’ai découvert certaines techniques de la Voie du Sentir grâce à ma psychothérapeute. A un moment où la sophrologie faisait déjà partie de ma vie, mais pas encore tout a fait de ma quotidienneté. Après avoir pendant des années ressassé le passé, ma psy m’a proposé de me construire un meilleur présent en me remettant en contact avec moi-même et avec ce qui m’entoure.

Nous avons défini 2 objectifs pour moi :

-         rester attentive à mon corps, mes sensations, mes émotions afin de sentir profondément ce que j’avais envie de faire dans la vie

-         me relier au vivant en prenant contact avec les éléments et les animaux, et surtout me laisser aimer par eux, pour ne plus me sentir seule.

 

Des sensations qui guident

 

La sophrologie m’avait permis de prendre conscience que j’avais un corps et d’être attentive à mes sensations mais j’ai découvert que ces sensations pouvaient me guider dans ma vie quotidienne vers ce qui était bon pour moi.

Ex : je peux fermer les yeux, prendre contact avec mes pieds et avec ma respiration. Respirer avec mes pieds, par mes pieds et leur poser une question : « qu’est-ce qui est bon pour moi la maintenant ? » et laisser venir la réponse.

 

Des Alliés partout

 

La sophrologie m’a appris que j’étais en contact avec ce qui se trouve autour de moi, même avec l’univers entier, mais j’ai réalisé que tout ce qui est autour de moi était vivant (même les pierres) et que je pouvais m’en faire des alliés si je le voulais. En effet tout ce qui existe sur cette planète et même dans l’univers peuvent être nos alliés : la pluie, le vent, le soleil, les minéraux, les végétaux, les animaux, les planètes qui gravitent avec nous tout autour du soleil….

Chacun de ces éléments peut nous apporter ses qualités si nous lui demandons. Par exemple, on peut demander la chaleur du soleil, le nettoyage du vent, la purification de l’eau, le calme, la stabilité du minéral, la réceptivité de la lune, la force de Mars, la générosité de Jupiter…

Et chaque matin, on peut en se réveillant demander une qualité dont on aura besoin dans la journée.

Et comme ça, on entretient une relation vivante avec tous nos Alliés choisi. Et il est alors impossible de se sentir seul dans ces conditions, puisqu’on peut demander de l’aide, à tout moment, à n’importe quoi autour de nous.

Ex : je peux, par exemple, prendre le regard de l’aigle pour voir une situation sous un autre angle et trouver la solution à un problème.

 

Un corps sacré et aimable

 

La sophrologie m’a appris que j’avais un corps et qu’il fallait en prendre soin, mais je ne savais pas qu’il pouvait être sacré.

Et , à partir du moment où je sais que mon corps est sacré, je ne dois pas le profaner, c'est-à-dire que je dois à tout moment me respecter et je ne dois pas laisser profaner ce lieu sacré, donc je ne dois pas me laisser manquer de respect.

Et surtout je dois l’aimer puisqu’il est sacré, il doit être traité, regardé avec Amour, un amour inconditionnel et je peux me laisser aimer par tout ce qui m’entoure. Ça c’est quelque chose que je ne savais pas faire.

Pour illustrer cela, voici une anecdote : avant, je n’aimais pas la pluie, un peu comme un chat qui n’aime pas être mouillé. Un jour où mon moral était bas, je me suis assise sous la pluie et je lui ai demandé : « veux-tu être mon amie ? » et la pluie s’est mise à me tomber dans les mains, pas sur la tête, seulement dans les mains, comme si elle savait que je n’aime pas être mouillée. J’ai pris ce signe pour un oui. Et je me suis laissée aimer par la pluie, je me suis laissée laver, purifier et mon moral est remonté et un magnifique arc-en-ciel s’est dessiné devant moi. Tenter l’expérience de se laisser aimer par les choses autour de nous est quelque chose d’extraordinaire.

 

Le corps, lieu de mémoire

 

La Voie du Sentir propose un nouveau regard sur l’inconscient. Ça c’est quelque chose dont on ne parle pas du tout en sophrologie et que je regrette. Pour les chamans, l’inconscient est inscrit dans le corps : le corps est un lieu de mémoire. Les mémoires incarnées dans le corps biologique dirigent inconsciemment tout le mental, les sensations et les émotions de la personne, son caractère, sa façon de penser le monde et de se penser soi-même. (cf. les recherches de Ricardo et Claudia, qui sont originaires - comme Caycedo -  d’Amérique du Sud !)

 

Le fait d’avoir une relation aimante avec son corps permet de recontacter ces inscriptions et simplement en aimant son corps, de dépasser le blocage initial. Il y a des rituels qui sont fait. Ma psy m’a fait à plusieurs reprises un nettoyage des mémoires qui suppriment ou, en tout cas, allègent la charge émotionnelle de ces mémoires, permettant le désapprentissage progressif des habitudes mentales, émotionnelles et comportementales et un réapprentissage de la vie.

 

Cette Voie du Sentir, pour moi, est en lien avec la sophrologie, mais elle m’a apporté une autre dimension. La sophrologie me semble plus « scientifique » que « spirituelle ». La Voie du Sentir m’a apporté une dimension plus spirituelle, en accord avec mes croyances puisque que je suis athée.

 

  1. Pratiques

 

Suite à la réception d’un courrier de l’association L’Art du Secret, je préfère ne pas diffuser les textes des pratiques dirigées durant l’atelier. Merci de votre compréhension.

 

  1. Informations

 

Vous pouvez trouver des renseignements sur la Voie du Sentir sur le site : www.artds.com

 

Voici la bibliographie de Luis Ansa :

L’homme, mémoire de l’Univers. Luis Ansa,1984, Dervish international France.

Les sept plumes de l’aigle. Henri Gougaud, 1995, Seuil.

Le quatrième royaume. Luis Ansa, 1997, Le Relié.

Le secret de l’aigle. Luis Ansa, 2000, Albin Michel.

La nuit des chamans. Luis Ansa, 2005, Le Relié.

 

Un livre d’un thérapeute utilisant la Voie du Sentir :

Une nouvelle thérapie sensitive. Jean Mahler, 2003, Dervy.

Luis Ansa présentera une conférence sur la Voie du Sentir à Valence, le 13 juin 2008.

Contact et réservation au 04.76.07.93.63.

Voici la lettre que j’ai reçue quelques jours après l’atelier :

 

 

Association Art du Secret

37 bis rue de Montreuil

75011 Paris

                                                                                              À Madame Isabelle Corvisier   Sophrologue

Email isabellecorvisier@club-internet.fr

 

                                               Paris le 16 Avril 2008

                Madame,

 

                Nous avons été informé que vous avez animé le samedi 5 avril 2008, au cours d’une rencontre de sophrologues organisée par Monsieur Michel Billard, responsable de la Parenthèse, un atelier intitulé « la Voie du Sentir », sans l’autorisation de Monsieur Luis Ansa.

 

                 Sachez Madame que l’ensemble du  travail d’initiation que Monsieur Luis Ansa propose est protégé et enregistré depuis le 10 Septembre 2004 à l’INPI, Institut National de la Propriété Intellectuelle, sous l’intitulé « La Voie du Sentir’ .

 

                Madame, cette lettre est une mise en demeure avant la procédure judiciaire que nous serons dans l’obligation d’entamer pour toute nouvelle utilisation abusive de l’enseignement de «  la Voie du Sentir » que seul, Monsieur Luis Ansa est habilité à transmettre.

 

                Recevez Madame nos salutations distinguées.

 

                                                                                                              Pour l’association ADS

                                                                                                              Monsieur Alexandre de Fontaine

                                              

PS : Veuillez trouver ci-joint un texte de Monsieur Luis Ansa sur « le processus de l’initiation et le pillage des idées ».

 

 

Ma réponse :

 


Monsieur,
Avant de condamner, sachez de quoi vous parlez. J'ai présenté ma propre expérience de la Voie du Sentir, que j'ai pratiqué lors d'une thérapie d'un an et demi avec Maya Bugnet, à Chambéry. Elle ne m'a jamais dit que ce que nous faisions ensemble était secret et qu'il ne fallait surtout pas en parler ! Ce n'est pas une formation que j'ai proposée, mais un témoignage devant un cercle de personnes restreint, tous amis et sophrologues, donc tenus aussi à une certaine éthique. La Parenthèse est un lieu d'échange et d'expression libre dans lequel chacun apporte son expérience, non pas pour "piller des idées" mais pour créer une ouverture vers d'autres domaines que la sophrologie. Sachez que je ne me sens pas concernée par le texte de Luis Ansa; je n'ai reçu aucune rémunération pour cet atelier et mon seul but était de faire connaître la Voie du Sentir à un plus grand nombre. J'ai d'ailleurs fait beaucoup de publicité pour les conférences et les livres de Luis Ansa. De nombreuses personnes en ont pris les références. Devant tant de méfiance et de fermeture, je ne vous cache pas ma déception. Comptez sur moi pour ne plus jamais parler de cette voie à qui que ce soit !

Isabelle Corvisier

 

 


 

La réponse de l’association L’Art du Secret :

 

Association l’Art du Secret

37 bis rue de Montreuil

75011 Paris

                                                                                                              À Madame Isabelle Corvisier                                                                                                                                 Sophrologue

Email : isabellecorvisier@club-internet.fr

 

                                                                                  Paris le 17 Avril 2008

                               Madame,

               

                Nous avons lu avec attention votre courrier qui nécessite quelques clarifications :

 

                La thérapie que vous avez suivie avec Madame Bugnet n’est pas le travail d’initiation de la Voie du Sentir que propose Monsieur Luis Ansa.

 

                Vous avez été une patiente de Madame Bugnet et selon votre interprétation de sa  thérapie, vous avez transmis, au nom du travail de Monsieur Luis Ansa, votre ressenti de ce qu’était pour vous la Voie du Sentir.

 

                Si votre seul but était de faire connaître la Voie du Sentir, il aurait fallu que vous ayez rencontré son créateur, évitant ainsi de proposer une édulcoration de ce travail d’initiation. C’est pour éviter toute déviance que la Voie du Sentir est protégée et sa marque déposée légalement à l’INPI, Institut National de la Protection Intellectuelle.

 

                Il aurait été plus juste de contacter Monsieur Luis Ansa pour parler de son travail. Dans ce cas, il vous aurait donné beaucoup d’éléments pour en parler avec force aux personnes présentes dans votre réunion.

 

                Monsieur Luis Ansa reste ouvert à toute rencontre pouvant permettre la transmission de son travail dans la dignité et le respect de chacun.

 

                Recevez Madame nos salutations distinguées.

 

                                                                                  Pour l’association ADS

                                                                                              Monsieur Alexandre de Fontaine

 

Si vous souhaitez vous engager dans cette voie magnifique, vous êtes prévenu : la Voie du Sentir, c’est du sérieux !

 

Même si cette présentation de la Voie du Sentir était « édulcorée »,

je l’ai faite avec mon cœur et en toute sincérité. Pour moi, c’est cela l’important.

Je remercie la Voie du Sentir (et son créateur) pour tout ce qu’elle m’a apporté,

en particulier la joie et la légèreté dans ma vie.

Je remercie Michel de nous offrir un lieu d’échange, de partage et de liberté,

chose qui me semble de plus en plus rare et précieuse.

Je remercie tous les participants  pour la qualité de leur présence et pour leur générosité.

Merci pour cette expérience.

Joie et sérénité à tous.

 

Isabelle Corvisier le 05/04/2008

 

 

 

Ci-dessus, vous avez trouvé le courrier qu’a reçu Isabelle Corvisier et qu’elle m’a fait parvenir suite à son atelier «mon expérience de la voie du sentir » et qui m’a été également adressé, vous prouve d'ailleurs remarqué que ne figure pas le texte concernant "le processus d'initiation et le « pillage des idées » non par censure de ma part mais tout simplement parce que ce texte se termine par une mention particulière qui est :

Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective ou privée. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle de ce document faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contre façon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du code de la reproduction intellectuelle.

Dépôt légal 15 03 2007

Devant cela, je n'ai donc pas pu vous le restituer (tout comme les deux pratiques à la demande d’Isabelle) car je prendrais alors le risque d'éventuelles poursuites sans l'accord de Mr Luis Ansa. J’ajouterais qu’il ne s'agit en aucun cas de plagier qui que ce soit mais de relater son propre ressenti, de le faire partager tout comme je peux librement faire partager à l'autre l'expérience de la lecture d'un livre (sans pour autant le vendre). Vous remarquerez d'ailleurs que de cette façon tout débat contradictoire sur son contenu est impossible, chacun appréciera la méthode ô combien stratégique très ouverte au dialogue...

Courrier envoyé de ce fait :

Je me dois de vous signaler que le réseau que j'anime depuis de nombreuses années n'a jamais eu de "retour" de ce type sur les interventions qui s'y sont tenues, quelles qu'en soient le contenu - et ils ont été divers et variés.

Je tiens à vous exprimer mon regret face à l'interprétation que vous en avez fait, qui plus est, je pense, par personne interposée, par ouï-dire ou peut-être avec quelque a priori.

L'espace de "La Parenthèse" est un lieu d'échange d'expériences singulières et non un lieu d'enseignement.

Nous nous efforçons de ne pas porter de jugement de valeur sur le contenu en essayant simplement à travers la "Rencontre" avec l'"Autre" de Partager le Ressenti, l'Eprouvé.

J'espère que vous serez à même de comprendre qu'il existe encore la possibilité d'avoir cette liberté d'expression individuelle de nos propres ressentis et que nul ne peut revendiquer une quelconque "propriété intellectuelle" en ce domaine.

Salutations respectueuses,

Michel Billard Réseau de "La Parenthèse"

 

Pour en finir avec ce sujet aujourd’hui, je vous invite toutes et tous à prendre garde aux différents chemins que nous pouvons à un moment avoir envie de prendre et qu’il y a parfois des illusions qui nous font nous aventurer éventuellement dans une voie du « sentir » alors qu’elle peut peut-être, éventuellement, sait-on jamais (prenons toutes les précautions nécessaires...), être la voie du « mentir », j’espère en tout cas me tromper quoique entre « l’art du secret » et « l’art du mentir »... par omission il n’y a pas loin...

Je reste à l’issue de cet épisode profondément déçu par cet auteur à la sensibilité et créativité littéraire remarquable qui ne semble pas être dans une démarche d’un «humanisme » débordant. Cela ne m’invite pas personnellement à expérimenter cette « voie » alors que le message « positif » que nous transmettait Isabelle m’incitait à tenter éventuellement cette aventure.

Michel.

Suite :

Message d'Agnès au réseau

Je viens de lire le journal et de découvrir les "ennuis" qu'à eus Isabelle pour avoir voulu faire partager son expérience de la "voie du sentir".
J'étais dans le sous-groupe quand une participante a interpellé vivement Isabelle en lui contestant le droit de parler de Luis Anza et de sa démarche.
C'est très très décevant, de constater une telle attitude dans nos rangs qui a manifestement entraîné des poursuites au delà de notre assemblée.
Si le recadrage pouvait être légitime, l'apport de précisions, les avertissements sur la protection de la démarche, la manière véhémente de le faire m'avait paru choquante ; je me souviens d'ailleurs que tu avais dû intervenir, Michel.
A la suite de cette journée j'ai acheté et lu "Les 7 plumes de l'aigle" et j'y ai trouvé des choses intéressantes.

Je crains que comme Caycedo et d'autres, des êtres exceptionnels par leur intelligence ou par leur parcours ne développent parfois une paranoïa à l'idée que leur méthode ou leur création ne soit dénaturée, pillée, incomprise et ils dressent des murs pour protéger leur œuvre, pour n'en permettre l'accès qu'à un petit nombre d'élus (moyennant monnaie le plus souvent).
Pour moi cela s'apparente à des dérives sectaires qui sont en contradiction avec les valeurs et les principes énoncés.

Je ne sais pas si je vais lire les livres de Luis Ansa. Je crois que je vais me contenter de prendre ce qui a fait écho en moi dans le livre que j'ai lu.

En ce qui concerne la Parenthèse, cela montre que nous ne sommes pas à l'abri des excès de notre société qui font que bientôt on ne pourra parler de rien sans risquer un procès....
Je trouve que c'est grave et qu'il faut parler de cela la prochaine fois.
Nous avons déjà eu des débats, parfois houleux, des désaccords profonds au sujet de telle ou telle théorie ou méthode. Moi-même, comme chacun(e), j'ai plus ou moins apprécié certaines interventions ou prises de position.
Mais il est bien clair, comme tu le rappelais, que nous sommes dans un cadre d'échanges d'expériences et de points de vue et non dans le cadre d'une formation, d'une conférence.
Chacun est responsable de ce qu'il dit, et de prendre, ou pas, ce qu'il entend.  
Bien sûr il faut des règles de respect, mais si la libre expression est confisquée, c'est le principe même de nos rencontres qui est remis en cause.
Je ne remercie pas la ou les "collègue(s)" qui ont ouvert cette brèche au risque de museler les intervenants potentiels dans notre groupe.
Je remercie Isabelle pour son témoignage qui m'a touchée; je l'ai trouvé emprunt de simplicité, d'authenticité et de courage, avec l'intention du partage, sans aucune arrogance ni prétention.


HALTE OUX DOGMES, AUX DOGMATIQUES,

A CEUX QUI SONT PERSUADES DE DETENIR LA VERITE

ET QUI PRETENDENT CONTROLER L'ACCES A LA CONNAISSANCE.

CHERCHER A COMPRENDRE ET NON A JUGER,

ALLER VERS L'AUTRE AVEC UNE ATTITUDE OUVERTE ET UNE ENVIE DE PARTAGE
AVOIR LA MODESTIE DE PENSER QUE L' ON A ENCORE BEAUCOUP A APPRENDRE
AVOIR L' INTELLIGENCE DE COMPRENDRE QU IL N'Y A PAS QU'UNE SEULE VERITE,
PAS QU'UN SEUL CHEMIN POUR AVANCER VERS...

 

Voilà des principes que j'aimerais voir partagés par les membres de notre groupe...

Merci Michel de transmettre ce courriel à Isabelle, et aux membres de la Parenthèse, pour réflexion, échanges, débats...

Amitiés sophrologiques.
Agnès

 

Appuis au message d'Agnès

Je rebondis sur le message d'Agnès, car j'en partage l'esprit. j'ai envie de rajouter que j'apprécie qu'il  existe un lieu comme la parenthèse pour permettre à chacun de s'entraîner à devenir responsable de ce qu'il dit et de ce qu'il entend. L'art de la libre expression  et de la tolérance demande en effet un entraînement constant et soutenu. Est-ce pour cela que ceux qui pourraient nous éclairer nous déçoivent, comme le fait Monsieur Ansa, avec vous ? Et je profite de cette occasion pour vous remercier du journal de la parenthèse que je lis avec plaisir et curiosité, aussi continuez ! Bonne Journée. Christine

 

Je n'étais pas présente à la dernière journée de la Parenthèse  donc je ne peux pas avoir d'avis objectif sur ce sujet. Par contre, je partage les pensées, les mots d'Agnès sur le fondement des échanges à la Parenthèse. En effet, la liberté de parole et de témoignage des personnes volontaires et bénévoles qui animent les ateliers me paraît   essentielle  et  les différences de point de vue, normales et bienvenues, ouvrent sur des débats toujours constructifs s'ils se font dans le respect de chacun. Au plaisir de vous revoir tous. Danielle

 

Je n'ai pas assisté à cette réunion mais je trouve DOMMAGE qu'en tant que sophrologue nous n'ayons pas une ouverture d'esprit plus grande.  J'ai fais ma formation avec un sophrologue qualifié de DISSIDENT et j'ai appris avec lui que PERSONNE ne détient LA vérité que  nous avons chacun NOTRE vérité. Je me demande si nous sommes capables d'accueillir la vivance d'autrui SANS JUGEMENT ET SANS A PRIORI. Ces quelques mots pour te dire que chaque fois que j'ai participé aux journées de LA PARENTHESE, j'ai pu accueillir de nouvelles expériences, faire de nouvelles connaissances et je te remercie pour toute L'ENERGIE que tu mets en œuvre pour que vive cette association. Très cordialement. Gil

 

Les billets d’humeur autour de l’incident dont a été victime Isabelle Corvisier et que j’ai lus avec beaucoup d’intérêt, ont eu pour conséquence bienheureuse en ce qui me concerne que je me suis replongée entre les pages des 7 plumes de l’aigle car j’avais l’impression que je m’étais fait un film et que je n’avais sans doute rien compris au truc. Il fallait donc que je « vérifie » car il me semblait en effet qu’il y avait un gouffre infranchissable entre la sécheresse de cet épisode qui ressemble à une impasse et le récit foisonnant parce qu’habité des secousses de la vie du parcours de Luis Ansa.

Evidemment je n’ai pas eu de réponse…

Je n’ai nullement envie de rentrer dans la polémique car chacune des parties détient la vérité, sa vérité et je le respecte infiniment. Souhaitons simplement qu’il soit possible un jour de faire naître un espace où elles pourraient se rencontrer pour s’interpénétrer et donner naissance à la rencontre…

Au regard de cette affaire pourtant j’ai furieusement envie d’endosser le rôle de Candide…

Ce qui me surprend dans cette histoire et j’en garde les bras ballants, c’est que Luis Ansa semble nous mettre sous le pif un beau gâteau qui nous fait saliver, nous qui avons la faim au ventre. Devant nos yeux avides, il condescend d’un geste large à nous déposer sur la langue un petit morceau de ce mets délicieux et…….. refuse obstinément de nous en donner la recette sous prétexte et d’ailleurs quel prétexte ? Que nous autres pauvres maladroits ne saurions manier les ingrédients de la seule façon efficace qui existe et qu’il est le seul à pouvoir mener à bien.

Alors pourquoi nous donner des envies culinaires si au bout du compte il nous juge incapables de cuisiner ?

Des conférences, des livres certes pour vous donner l’eau à la bouche mais après la fête est finie, et le banquet doit d’être réservé à ceux qui montrent patte blanche…

Pas tout à fait honnête il me semble mais peut être que je n’ai rien compris au film, ce soir je relis les 7 plumes de l’aigle… Geneviève

 

Je viens de lire le mot d'Agnès. Même si Francine et moi n'avons pas pu partager avec vous sur place à Lyon, nous restons très intéressés par la parenthèse et l'esprit  qui l'anime. Un partage ouvert est certes une utopie mais quand on parle de valeurs existentielles on est dans l'utopie dans un siècle dominé par l'économie, la productivité et le protectionnisme sécuritaire. Merci pour le courage de porter la parenthèse qui porte donc bien son nom. Je tenais simplement à marquer un soutien à une telle action. Amicalement. Christian

 

Suite au courrier d'Agnès, j'ai lu le journal. Je regrette de ne pas avoir trouvé la pratique sur la voie du sentir qui pour moi avait été extraordinaire et qui offrait une possibilité d’entraînement différente. Dommage cette forme d'autocensure exercée par des pressions extérieures. Toute ma solidarité à Isabelle que je remercie à nouveau pour son intervention. Paul

 

     P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

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