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ma cabane perchée

 

 

dernière modification de cette page le 21-déc.-2017

journal n° 69 du 12/2017

Exercice de relaxation pour dominer sa peur

      

Avoir peur de temps en temps, cela arrive à tout le monde et peut être normal. Cependant, certaines peurs sont gênantes car elles reviennent régulièrement. Peut-être as-tu peur de l'orage, peur de parler devant les autres, peur de paniquer le jour de l'interrogation alors que tu as bien fait tes devoirs, peur d'un animal en particulier alors qu'il est inoffensif, etc. ? Si tu penses avoir une peur régulière et qui t'est embarrassante, alors tu peux pratiquer ce petit exercice.

Attention ! Je ne parle pas ici de la peur d'un danger à laquelle cet exercice ne s'applique pas comme par exemple : avoir peur du feu, d'un chien méchant qui te court après, d'un individu bizarre, etc.

 

Pour pratiquer ce petit exercice, choisis un moment de la journée où tu te sens assez calme : le matin au réveil, le soir avant de t'endormir, après une séance de sport, etc.

 

Assieds-toi sur ton lit, ou au sol sur le bord de ton lit (sur un petit coussin, c'est encore mieux), ou allonge-toi. Ton corps est détendu ; si tu es assis, le dos est droit. Puis ferme les yeux.

 

Imagine l'objet de ta peur ; ressens les sensations qu'elle entraîne chez toi, le mal-être qui en découle, voire certains symptômes qui se manifestent comme par exemple : rougir en public, trembler, avoir les mains moites, avoir mal au ventre, se sentir mal à l'aise, etc.

Puis respire tranquillement en commençant par gonfler le ventre, puis en faisant entrer l'air dans tes poumons naturellement et sans forcer.

Imagine que tu es en train de monter à une échelle, le long d'un arbre sur lequel se trouve perchée ta cabane dans laquelle tu vas aller te réfugier. Pour grimper tout là-haut, il te faut du souffle. Expire lentement en prenant soin de bien vider l'air de tes poumons et de dégonfler ton ventre. Puis inspire de nouveau comme précédemment tout en imaginant grimper les barreaux de l'échelle, puis souffle tranquillement par la bouche le mieux que tu peux, sans jamais forcer. Au fur et à mesure que tu grimpes les barreaux de l'échelle, tu prends de la hauteur par rapport à l'objet de ta peur, qui lui est resté en bas. Continue d'inspirer par le nez en gonflant le ventre, puis les poumons en faisant monter l'air jusqu'en haut, puis de souffler par la bouche en vidant bien l'air pendant au moins cinq minutes jusqu'à ce que tu sois arrivé en haut de l'échelle et que tu puisses entrer dans ta cabane.

Ça y est ! Tu es en haut et tu entres dans ta cabane.

Ici, c'est ton refuge, un lieu où tu te sens protégé et où ta peur ne peut pas t'atteindre. De là où tu es, tu peux voir l'objet de ta peur resté en bas, le dominer. Au-dessus de ta cabane, le soleil brille ; tu peux même voir passer ses rayons à travers les vitres, ce qui te donne le moral et te réchauffe.

Dans ta cabane, tu as des petits compagnons : un écureuil qui vient grignoter sur ton épaule un chat paisible qui aime les câlins. Ressens le bien-être que leur présence te procure. Sur ton arbre, les oiseaux aussi te tiennent compagnie et viennent picorer les miettes de pain que tu leur as laissées. Ainsi entouré, tu te sens en confiance. Tu regardes au bas de l'arbre l'objet de ta peur qui semble bien inoffensif maintenant, car tu le domines. Si par exemple, tu as peur de t'exprimer devant tout le monde, ressens la confiance que tu as en toi maintenant et la distance que tu as prise par rapport à cette peur qui te semble si petite d'en haut. Ressens cet état de confiance en train d'amoindrir ta peur.

 

Maintenant, imagine que tu demandes à une personne de te rejoindre, quelqu'un qui te rassure, avec laquelle tu te sentes en confiance. Il peut s'agir de ton papa, de ta maman, d'un frère, d'une sœur, d'un camarade ou d'une autre personne de ton choix. Imagine que tu es en train de raconter à cette personne ce qui te fait peur, et qu'elle te rassure en trouvant les mots justes, qu'elle te dise qu'il n'y a pas de crainte à avoir, que ta peur n'a pas de raison d'être, que tu as les qualités nécessaires pour la dominer. Imagine sa réponse, ses arguments, les qualités qu'elle peut t'attribuer. Que dirait-il ou dirait-elle à ton avis ? Rassuré par cette personne, tu jettes sur cette peur un autre regard. Tu la vois du haut de ta cabane ; elle semble bien moins effrayante finalement.

 

Alors, la prochaine fois que tu seras confronté à l'objet de ta peur, rappelle-toi ce que tu viens de comprendre à son sujet, et si nécessaire, imagine-toi dans ta cabane, dans cet état de confiance, rassuré, dominant cette peur qui te semblait si petite et inoffensive.

 

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