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l'enroulement vertébral

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

 journal n° 7 / journée du 16/10/1999

Assis, vous allez poser vos pieds au sol, bien au contact de la terre, du plancher ; vous allez fermer vos yeux, laisser les mains posées doucement sur les cuisses ; et puis vous vous centrez sur votre respiration, respiration qui s’apaise ; de plus en plus calme, comme un doux bercement, comme un enfant bercé par sa respiration paisible, tranquille, sans tensions ; cette respiration simple et harmonieuse vous amène tout doucement dans ce petit espace que vous connaissez bien, entre veille et sommeil.

Puis vous allez relâcher la tête, tout doucement, le cuir chevelu, le front tout lisse, tout plat, sans tensions ; les tempes légères, les paupières relâchées doucement comme deux voiles sur les yeux ; relâchement des ailes du nez, de cette respiration qui se fait de plus en plus paisible, de plus en plus tranquille ; relâchement de tous les petits muscles de notre visage ; la mâchoire inférieure abaissée, la bouche entrouverte, vous relâchez l’intérieur du palais, la langue ; vous pouvez même avaler un peu de salive, l’accompagner profondément à l’intérieur du corps ; vous prenez alors conscience de ce relâchement qui n’est pas uniquement superficiel, sur la peau, mais qui va loin, très loin, très profondément à l’intérieur de notre corps, jusqu’à chacune de nos cellules.. Relâchement de la gorge, du cou, de la nuque, des épaules ; les épaules relâchées, abaissées, sans tensions, sans poids ; laissez tomber à terre tout ces poids, tout ces fardeaux, conscients et inconscients ; comme si vous posiez deux valises trop lourdes et lâchez ; et vous sentez la légèreté instantanément qui s’installe. Vous relâchez les bras, jusqu’au coude, et puis l’avant-bras jusqu’au poignet, la paume des mains, le dos des mains jusqu’au bout des doigts. Puis votre colonne vertébrale, vertèbre après vertèbre, comme si vous descendiez une échelle, barreau après barreau, jusqu’au sacrum, jusqu’à la naissance des fesses ; vous relâchez tous les muscles de chaque côté, là aussi vous laissez tomber le vieux manteau usé de tensions, vous le laissez tomber à terre ; la respiration toujours calme et paisible. Vous relâchez les poumons comme deux petits ballons tout bleus d’oxygène, puis votre coeur qui bat tranquille à son rythme, comme un tic-tac ; le temps n’a plus d’importance ; vous relâchez le sternum et puis jusqu’à sa base vous descendez doucement ; vous relâchez le plexus solaire, vous laissez la chaleur tout doucement s’installer à cet endroit ; la respiration s’installe tranquille, apaisante. Puis vous relâchez le ventre, tout votre ventre ; vous relâchez cette pression de l’extérieur vers l’intérieur, vous vous laissez aller profondément ; vous lâchez prise ; puis vous relâchez les fesses sur le siège, vous les laissez s’étaler toutes molles ; vous occupez votre place, votre place à vous, ici, sur le siège, confortablement installé ; puis relâchement du bassin, du sacrum en arrière, du périnée, du sexe en avant, de tout l’intérieur du bassin ; vous pouvez vous y sentir accueilli, entouré, protégé, en sécurité. Et vous relâchez les cuisses, les genoux, les mollets, la plante des pieds, le dos des pieds, jusqu’au bout des orteils.

Conscience de cette respiration apaisée, conscience de votre conscience, plus grande, plus ouverte, plus ouverte vers vous-même, vers le présent, vers vos sensations, vers votre senti, votre ressenti, votre pressenti ; conscience aussi de cette unité, de cette groupéité ici, mais aussi de cette individualité.

Tout doucement vous allez vous mettre debout, les pieds bien à plat, les genoux légèrement fléchis, bien assis dans ce bassin bien calé, bien entouré. Et tout doucement nous allons enrouler notre tête millimètre après millimètre, vertèbre après vertèbre ; enroulement du menton ; chacun à son rythme, chacun dans sa vitesse, dans sa vivance, à sentir, ressentir ce corps qui s’enroule doucement, tranquillement ; les épaules, les vertèbres dorsales, les lombaires ; tranquillement, de plus en plus profond, de plus en plus loin, de plus en plus enroulé, dans cette position de repli et en même temps d’écoute, d’écoute du corps enroulé comme un foetus ; conscience de notre ressenti, de notre ressenti très profond ; conscience aussi de notre respiration libre, conscience de ce calme intérieur profond, mouvement centripète vers nous-même pour mieux regarder avec conscience ; nous respirons plusieurs fois tranquille dans cette position. Et puis nous allons dérouler comme nous avons enroulé, nous déroulons le corps tranquillement, mouvement centrifuge d’ouverture, et en même temps de découverte aussi, comme si nous déroulions un parchemin ; et à chaque mouvement de déroulement, nous découvrons des signaux, des sensations, des mots ; la respiration est libre, mouvement vers la verticalité, mouvement de prise de conscience de cette verticalité, les pieds dans la terre, la tête vers le ciel, dans l’espace ; et en même temps, nous sommes ce lien entre la terre et le ciel, toujours dans notre respiration. Et puis une deuxième fois, toujours comme si c’était la première fois ; découverte de notre corps et de ses sensations, de son senti, de son ressenti ; mouvement doux à notre rythme, chacun dans sa vitesse, chacun dans son rythme, nous enroulons notre colonne ; nous enroulons notre corps comme pour aller regarder à l’intérieur, pour découvrir, sans jugement, sans analyse, simplement sentir, ressentir, pouvoir regarder ce que nous sommes, ce que nous ressentons. Respiration, vie, déroulement, ouverture ; comme si nous faisions d’un seul coup ce mouvement de la position quatre pattes vers la position bipède, avec la prise de conscience de cette position du corps, de la conscience, de la conscience du corps, de la conscience de la conscience profonde.

Nous allons maintenant nous asseoir doucement sur notre siège et nous allons poser nos deux mains sur notre ventre ; sentir sa chaleur, sa forme, son mouvement, comme le mouvement des vagues de la mer, comme si nous étions chacune de nous une respiration ; conscience pure et simple de notre respiration ; d’être vraiment relié à nous-même, centré ; respiration consciente, plus consciente ; comme si nous étions tous reliés aussi à travers cette respiration, voir venir notre propre image de nous-même, image paisible, harmonieuse ; nous sentir reliés, reliés au monde, pas simplement en petit individu dans son coin, mais reliés entre nous ; consciemment ; prise de conscience de cette ouverture du corps, nous pouvons nous voir avec plaisir, avec joie, avec harmonie. Puis nous pouvons reposer nos deux mains sur nos cuisses ; retourner à une conscience plus ordinaire de notre respiration. Procéder par étapes, chacun à notre rythme, pour faire notre désophronisation comme nous en avons envie, chacun à sa place.

par Alain Gaboreau le 16/10/1999

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