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le petit tailleur de pierres

 

 

dernière modification de cette page le 18-juin-2017

journal n° 67 du 06/2017

S’apprécier à sa juste valeur

Il était une fois un tailleur de pierre qui n’en pouvait plus de tailler dans la pierre au pied de la montagne. Son travail lui semblait des plus ardus et la présence du soleil lui rendait la tâche difficile. Le petit tailleur de pierre était assoiffé et tout en sueur lorsqu’il se dit : « Ah, si seulement, j’étais le soleil, j’aurais la vie belle, rien ne pourrait arrêter mes rayons, le soleil est plus fort que tout ».

Au même instant, le petit tailleur de pierre se transforma en soleil et voilà qu’il brillait de toute sa force au-dessus de la montagne. C’était exactement comme il l’avait imaginé dans son rêve lorsque soudain, de gros nuages noirs arrivèrent et l’empêchèrent de continuer à rayonner comme il était en train de le faire. « Ah, si seulement j’étais un nuage, j’aurais la vie belle, rien ne pourrait m’arrêter, en fait, ce sont les nuages les plus forts. Ils le sont bien plus que le soleil ».

A peine eut-il dit cela que le tailleur se transforma en un gros nuage dense, empêchant les rayons du soleil d’arriver jusqu’en plaine. C’était comme dans son rêve, il se sentait le plus fort lorsque soudain, le vent se leva. En quelques minutes, il dispersa tous les nuages. Il n’en restait plus un dans le ciel. « Ah, si seulement j’étais le vent, se dit le tailleur, j’aurais la vie belle, rien ne pourrait m’arrêter, le vent est plus fort que les nuages, plus fort que le soleil ».

Et il se transforma aussitôt en vent. Le tailleur s’amusait à souffler sur les nuages, les chassant au loin, soulevait les feuilles et secouait les branches des arbres, ôtait les chapeaux des gens, et même, se mit à souffler si fort qu’il se changea en tempête, faisant valdinguer tout ce qui se trouvait sur son passage. Soudain, quelque chose l’arrêta. Surpris, le tailleur regarda devant lui et découvrit la montagne qui venait de l’arrêter. « Ah, si seulement j’étais la montagne, se dit-il alors, je serais le plus fort, beaucoup plus fort que le vent, que les nuages ou que le soleil ».

A peine ses mots furent-ils prononcés qu’il se transforma en montagne. Et là, il régnait en maître tout puissant. Il dominait tout. Ses sommets dépassaient les nuages et il pouvait voir au-dessus du monde à l’infini sans que rien ne l’arrête. C’était lui le plus fort. Soudain, quelque chose l’ébranla. On aurait dit qu’à ses pieds….

C’est alors qu’il aperçut un petit tailleur de pierre…

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