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sophrologie, accomplissement de soi

 

 

dernière modification de cette page le 25-juin-2014

journal n° 55 / journée du 23/03/2014

La sophrologie, un chemin vers l’accomplissement de soi

 

Rappel : il y a quelques mois, Dominique Raetz nous déclinait « ce qui nous empêche de croître ». A la suite de son intervention, j'ai eu envie de prolonger cette thématique, en tentant de montrer en quoi la sophrologie nous permet de nous épanouir, en développant dans notre conscience nos capacités, nos ressources propres.

 

          Dominique nous a expliqué les schémas de pensée sur soi, associés à des peurs, une estime de soi défaillante, qui sont soit inconditionnels, soit conditionnés par des expériences négatives.

 

          Une approche sophrologique centrée sur les ressources constitue l'antidote à ce centrage sur les manques et les limites.

 

          Comment faire ?

 

          1/ Nous centrer sur ce qui marche, négliger ce qui pose problème, ou plutôt ne pas oublier la dimension des ressources, pour nous-mêmes, et pour autrui. Ces ressources, c'est la part saine chez chacun de nous, et qui est préservée malgré les difficultés.

 

          2/ Repérer nos propres ressources

          De quelle manière ? Sortir des croyances limitantes

          «  On ne saura qu'une porte est fermée que lorsque l'on aura essayé de l'ouvrir. »

          Notre mental a plutôt tendance à installer le négatif par des stimulations constantes et continuelles. Le positif la marque par des stimulations brèves mais répétées.

 

          3/ Rappel de la théorie de l'unité phronique de Caycedo :

          Il existe 4 types de valences :

-         positives

-         négatives

-         neutres

-         libres : qui n'ont pas d'orientation en soi : l'information positive va renforcer les valences positives, et pourra «  coloniser » les valences libres.

          La stimulation positive répétée de la conscience va agir sur l'ensemble de l'existence de la personne.

      

          4/ La respiration consciente nous amène au système nerveux parasympathique, qui nous détourne du mental, pour installer l'apaisement.

 

         5/ Faire /refaire la rencontre avec notre corps comme valeur, et support de notre conscience ; le rendre présent.

 

         6/ Installation du lieu « sécure », lieu réel ou imaginaire, du passé ou du présent, dans lequel          nous pouvons trouver la sérénité. Installer dans le corps le sentiment de sécurité intérieure.

 

          7/ Aller à la rencontre de l'autre : l'empathie.

 

           Tous les bonheurs du monde viennent de la recherche du bonheur d'autrui ; pour le bouddhisme, l'idéal est l'aspiration à atteindre l'éveil pour le bien des êtres ; pour Platon, ce sera la sortie de la caverne.

           Les neuroscientifiques ont démontré comment les cerveaux de deux personnes liées par une conversation adoptent des configurations neuronales très semblables, et entrent en résonance : c'est le phénomène des neurones-miroirs, qui instaurent la congruence.

           L'empathie comprend deux facteurs :

-         un partage affectif non conscient et automatique avec autrui

-         la nécessité de supprimer ou réguler sa propre perspective subjective pour se mettre «  à la place » de l'autre, lui vouloir du bien, mais en ne cherchant pas à savoir ce qui est bon pour lui.

 

          Ainsi, pour le sophrologue, installer d'emblée un sentiment de bienveillance inconditionnelle

          vis à vis de lui-même va être le préalable à sa capacité à accompagner l'autre dans son propre           chemin, en  faisant apparaître en lui, de manière tout aussi inconditionnelle, ses propres ressources.

     

          Comment, en sophrologie caycédienne, se concrétise cette démarche ?

 

           Dans la séance de sophrologie :

  

           La sophronisation de base : rencontre, réconciliation, avec notre corps et sa valeur ;

           Le déplacement du négatif : libérer les tensions, utiliser l'expir pour apaiser, et créer une sensation d'apaisement ;

           L'activation vitale : faire émerger l'énergie vitale : après avoir « nettoyé« la conscience, l'emplir d'énergie.

           La sophrorespiration synchronique, avec mot positif : installer des contenus positifs.

           Les hémicorps : installer l'ancrage, la verticalité : « l'homme debout », la dignité.

 

           La tridimensionnalité :

                        - choix d'une capacité : dans le passé, se mettre au contact d'une capacité mise en œuvre (rétrovivance des capacités en sophromnésie)

-         l'amener au présent, avec toute la sensorialité

-         la projeter dans le futur : sophroprojection des capacités.

         

           La présence des valeurs : 4ème degré.

 

           L'utilisation approfondie de la phénodescription : élément indispensable de la séance, qui amène la vivance secondaire, et nous permet d'inscrire notre entraînement dans la durée, et de prendre conscience du chemin parcouru.

   

           Enfin, l'analyse vivantielle de Caycedo, qui amène en nous la question du sens de notre vie.

 

           Autant d'exemples d'expériences vivantielles dans une séance, qui concourent à nous faire

           GRANDIR.

 

           Je termine cet exposé en citant la formule de Natalia Caycedo :

           «  Nous renforçons notre capacité d'espoir pour une vie pleine de sens. »

 

                                                       MERCI   

Jean-Michel LEOTOING, 31ème journée du 23/03/2014

psychologue clinicien, sophrologue caycédien

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