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la restitutition

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 11 / journée du 13/10/2001

1er atelier :

Après des échanges sur les questions et les incontournables de chacun sur la restitution , nous avons pu repérer trois "piliers" de la restitution.

· Elle permet d’oser s’exprimer et donc de permettre l’expression de chacun

· Elle facilite (dans le temps) l’appréhension de plus en plus de détails sur la vivance

· Elle ouvre à la quotidienneté (capacité à relier de plus en plus les vivances des pratiques au vécu quotidien de chacun ).

Quelques questions/ problèmes ont été abordés :

· Que faire du trop de parole d’un participant ?

· Que faire des silences "lourds" ?

· Que faire des restitutions négatives ?

La première a permis de repérer l’importance de l’animation de la restitution, du cadre posé et d’une relative directivité.

La seconde nous a ouvert à l’importance de la patience: laisser la possibilité de ne pas s’exprimer permet parfois de belle restitution.

Enfin la troisième nous a permis d’échanger sur quelques stratégies possibles. Certains ont insisté sur la nécessité d’accueillir aussi le négatif sans l’évacuer ni le dramatiser , d’autres ont proposé d’en faire l’occasion d’une explicitation du vécu qui permet souvent de découvrir la part du positif présente malgré les premières affirmations.

Sur la fin de l’atelier ont été abordées quelques interrogations et pistes :

· Peut on envisager (et comment) une progression dans les restitutions qui éviterait une trop grande monotonie pour les groupes pluriannuels ? (impression de stagnation ou de répétition )

· Essayer des restitutions par le dessin

· Comment utiliser d’avantage le non verbal pour la restitution

· Quelle place dans la restitution à la prise en compte des incidents ? (malaise, crise de tétanie, etc...)

Jean Pierre Lepage (13/10/2001)

 

2ème atelier :

Ce thème récurrent, qui revient de manière insistante au travers de nos réunions depuis bien longtemps, atteste de l’intérêt et du questionnement qui est le nôtre à ce sujet.

Plusieurs dénominations (allez savoir pourquoi) désignent ce temps d’échange, d’expression à la fin des séances. On utilise aussi bien restitution, que feed-back, que phénodescription, que dialogue post-sophronique ou encore recueil des vivances dernière appellation à la mode.

Ce temps est conditionné et conditionne l’alliance, cette relation entre le sophrologue et le sophronisant.

La phénodescription peut bien sûr être verbale ou écrite (de plus en plus de sophrologues le prévoit dans leurs séances), voire sous forme graphique (dessins, etc…).

Quel est le cadre de ce temps qui est inclus ou qui termine les séances ? Le cadre n’étant pas ce qui enferme mais ce qui délimite, il est important de préciser et de faire fonctionner un certain nombre de règles:

§ Pas d’interprétation sur la restitution

§ Ne pas interrompre quelqu’un dans sa restitution

§ Chacun a la liberté de parler, celui qui veut se taire doit au moins l’exprimer "je n’ai rien à dire aujourd’hui"

§ Définir dés le début le positif et le négatif

Au sujet du négatif, tous les goûts sont dans la nature : certains acceptent ce que d’autres appelleraient du négatif (douleur qui résulterait par exemple d’une tension qui cède) comme partie intégrante de la vie, d’autres disent qu’il vaut mieux laisser venir le négatif au début et le positif ensuite, d’autres au contraire d’abord le positif puis le négatif, d’autres encore laissent venir indifféremment le positif et le négatif, d’autres enfin n’acceptent que du positif dans ces restitutions. Bref, à chacun sa méthode ! Ce qui montre peut-être un manque dans les formations des sophrologues à ce niveau.

Au delà de ces principes de base, le sophrologue doit avoir une attitude d’accueil, d’ouverture et de bienveillance. Il peut intervenir pour orienter la vivance, pour faire comprendre ce qu’elle est et pour éviter l’intellectualisation. Les questions ouvertes permettent, bien évidemment, plus l’expression que les questions fermées.

La restitution profite à celui qui la fait bien-sûr, mais aussi à tout le groupe. C’est aussi une "grille de lecture", "une nourriture en retour". Lorsque la restitution est pauvre, il faut peut-être s’interroger sur sa séance. Et enfin, ne pas oublier que dans la communication il y a souvent des écarts entre ce qui est dit et ce qui est compris.

Pascal Zimmermann (13/10/2001)

 

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