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la posture juste exclut l'imposture

 

 

  dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 17 / journée du 10/12/2004

« La posture juste exclut l’imposture. » nous dit Jacques Brosse, spécialiste des traditions spirituelles d'Orient et d'Occident et maître de zen, après des années de pratique intensive, sous la conduite d'un des plus grands maîtres du Zen japonais, le Roshi Taisen Deshimaru (1914-1982). Le Zen, selon l'enseignement des maîtres, est essentiellement une pratique, le zazen, la méditation assise dans la posture du lotus, celle du Bouddha lorsqu'il parvint à l'illumination. On fait zazen d'abord avec son corps. C'est seulement ainsi, grâce à un retour aux conditions normales d'équilibre, c'est-à-dire au fonctionnement réunifié de l'organisme et du psychisme, qu'on peut découvrir le trésor caché que recèle tout être humain.

Hubert Godard (enseignant au département danse université Paris VIII) « Tout un système de muscles dits gravitaires, dont l’action échappe pour une grande part à la conscience vigile et à la volonté, est chargée d’assurer notre posture. Ces muscles sont aussi ceux qui enregistrent nos changements d’état affectif et émotionnel. Ainsi toute modification de notre posture aura une incidence sur notre état émotionnel, et réciproquement tout changement affectif entraînera une modification, même imperceptible de notre posture. » in Le geste et sa perception 

Quelques définitions :

Posture = attitude particulière du corps (Le Petit Robert)

Imposture = action de tromper par des discours mensongers, de fausses apparences (ibid.)

 

I. Dans le yoga, on traduit le mot sanskrit āsana par posture. Il vient du verbe AS qui a plusieurs sens : être assis, s’asseoir, être, exister, habiter. Āsana c’est l’assise, dans tous les sens du terme : être là, présent à soi, mais aussi dans l’espace, en habitant le corps. L’axe tête – bassin doit être à la fois libre et en bonne relation avec le reste aussi bien dans la posture dynamique ou statique. « être dans son assiette »

Dans le quotidien, nous prenons spontanément différentes positions qui pourraient ressembler à des āsana, cependant elles en diffèrent car ce qui caractérise l’āsana est l’attention au souffle et l’ajustement du corps nécessaires à sa réalisation. C’est ainsi qu’à partir de critères établis on pourra modifier ou adapter la posture à chaque pratiquant.

 « Les précisions sont à la pratique d āsana ce que la grammaire est à la langue, dans les deux cas on ne peut s’en passer. » Sarah Dars

 

La posture, plus qu’une forme corporelle, est définie comme une expérience psycho - corporelle. La posture juste c’est d’abord partir de là où l’on est.

 

Elle est un des huit aspects qui définissent le yoga dans les Yoga Sutra de Patanjali

Y.S. II.46 : La posture doit avoir la double qualité de vigilance et de détente (ou de fermeté et d’aisance) : le corps est ferme et l’esprit vigilant ce qui permet le confort et le relâchement. Vigilance sans tension et relaxation sans engourdissement ni lourdeur.

II. 47 : ces qualités peuvent être atteintes en reconnaissant et en observant les réactions du corps et de la respiration dans les différentes postures…

 

Les inspirations profondes (de haut en bas= poitrine, diaphragme ou l’abdomen) ouvrent la cage thoracique et abaissent le diaphragme. Les côtes se soulèvent et redressent la CV à laquelle elles sont rattachées. [Par contre quand on inspire du diaphragme vers la poitrine, l’abdomen se gonfle tellement que cela empêche l’ouverture de la cage thoracique et la CV ne se redresse pas ; la descente du diaphragme repousse les organes abdominaux vers le bas. Cette technique n’est pas intéressante en yoga où nous cherchons une manière de respirer compatible avec le mouvement et le redressement de la CV.]

L’expiration part de l’abdomen (plus précisément du plancher pelvien) ce qui a pour effet de rétracter les côtes et le diaphragme remonte.

 On porte ainsi l’attention sur la poitrine et le diaphragme pendant l’inspir et sur l’abdomen pendant l’expir.

 

La posture cherche inlassablement à habiter le corps de telle façon que Prana (l’énergie) puisse circuler et qu’ainsi les nœuds corporels d’origine psychique se dissolvent et que la mémoire corporelle remonte à la conscience.

 

II. Les séances de sophrologie (caycédienne) se pratiquent essentiellement en posture assise ou debout.

Leur apprentissage nous permet de les utiliser dans la vie quotidienne, aussi bien en train que dans le métro, au travail ou dans des circonstances difficiles nécessitant un contrôle de soi.

 

En Réf. au document du 1er symposium de Tours par le docteur Hervé Baland p. 50 :

 

- LA POSTURE ASSISE DE RELAXATION

Elle se pratique simplement appuyé au dossier de la chaise, les mains sur les cuisses, la tête droite en équilibre le plus confortablement possible (bus métro)

 

- LA POSTURE ISOCAY (Intégration  Sophrologique Caycédienne) (ibid)

Elle permet d’activer la vivance de nos séances. C’est le premier moyen pour la conquête de l’espace sophroliminal. Elle permet de rester dans la couche moyenne de la conscience sophroliminale.

Elle se pratique assis sur la partie moyenne de la chaise le dos droit, non appuyé, les épaules légèrement en arrière, le tronc légèrement incliné vers l’avant en essayant de déplacer le point de gravitation du thorax au bas ventre afin de libérer la moitié supérieure du corps de la force de gravitation  terrestre.

La respiration habituellement libre en fonction de la pratique en cours

Bienfaits de la posture :

Vivance des 5 systèmes

Equilibre vivantiel profond au milieu de la région Phronique établit entre la dimension corporelle et la dimension de l’être

Perception du Moi Phronique en ses 4 structures essentielles de façon progressive Transformation existentielle de l’être

Renforcement de l’existence).

Posture de l’effort, d’intégration

 

III. Les Pratiques proposées

Après expérimentation de la posture ISOCAY, la plupart des participants du groupe du matin nous ont déclaré qu’ils ne la pratiquaient pas pour des raisons d’inconfort, alors que dans le groupe de l’après-midi plusieurs la pratiquaient régulièrement en lui trouvant des aspects positifs.

Nous avons ensuite exploré une assise en lien avec les appuis du corps sur leurs supports respectifs (pieds/sol, ischions/chaise) avec l’utilisation de l’expiration (de bas en haut) pour redresser l’axe vertébrale et aussi l’importance de la juste position de la tête posée sur atlas (première vertèbre du cou). Pour que le bassin soit libre il faut que ce soient les pieds, les chevilles et genoux qui donnent la verticale (et non l’axe du tronc qui prend la verticale en s’accrochant au bassin). Nous avons débattus des différents points de vue, la posture en yoga et la posture en sophrologie.

En fin d’atelier, nous sommes passés de la posture au mouvement en pratiquant quelques exercices plus spécifiques du yoga des yeux :

-         La marche dite « de l’éléphant ». , debout, les jambes écartées, on se balance en tournant le tronc alternativement à gauche et à droite à 180 °dans un mouvement continu en déplaçant  le poids du corps d’une jambe sur l’autre, les bras détendus, les yeux ouverts.  Le regard porté au loin glisse sur le monde extérieur, en laissant défiler l’horizon, sans chercher à regarder ce que l’on voit. (Ce mouvement apaise le mental et rétablit la mobilité du regard, ce qui stimule les cellules nerveuses de la rétine et particulièrement celles de la tache jaune.)   battements de paupières : clignement léger comme des ailes de papillon. (la cornée est humidifiée, les muscles ciliaires sont fortifiés)

-         Les battements de paupières : clignement léger comme des ailes de papillon. (la cornée est humidifiée, les muscles ciliaires sont fortifiés)

-         Le palming : main en forme de coupe ou coquille, on recouvre les yeux avec les paumes sans appuyer dessus, les doigts posés sur le front, de telle façon que les yeux ouverts on ne doit pas voir la lumière. Ce dernier exercice a été agrémenté de techniques d’énergétique chinoise.

 

Pour clore l’atelier de l’après-midi et pour préparer la séance suivante sur la vivance phronique de l’âme, nous avons terminé avec brahmari : c’est une technique respiratoire qui consiste à expirer avec un son qui ressemble au bourdonnement de l’abeille, qui se fait dans une gamme de ton assez basse pour sentir la vibration.

 

Myriam Abtroun et Maude Leynaud (06/09/2004)

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