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la maison intérieure

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

journal n° 3 du 01/09/1997

Ancré dans la terre comme ça nous retrouverons notre humanité, notre humilité, notre humour, nos points d'appui, notre solidité, l'équilibre de notre tête, notre respiration, notre fluidité, pas question d'être solide sans être fluide et d'être fluide sans être solide, c'est pas l'un ou l'autre c'est toujours l'un et l'autre, cela part de notre tête, de notre visage, de nos épaules et de nos bras sans tension , la forme des épaules, des bras, la forme de notre tronc, le dos, la poitrine, le ventre en train de se relaxer profondément, la forme des membres inférieurs eux aussi sans tension, la forme de la totalité de notre corps ici par la détente. Nous plongeons à nouveau dans cet espace intermédiaire juste aux portes du sommeil en libérant les ouvertures, les contacts entre ce qui nous paraît réel et ce qui est imaginaire, entre ce qui, pour nous, est conscient, présent, en mémoire, de nouveau nous allons laisser notre esprit voyager hors de l'espace temps habituel et nous allons partir nous promener dans un paysage agréable, imaginaire, peut-être réel peu importe.

Et nous allons d'abord prendre conscience ici de notre marche, une marche consciente, une marche présente, présente à la qualité du sol sur lequel nous reposons, à la qualité de l'air que nous respirons, une qualité de marche où nous sommes présents à nous mêmes et présents à tout le monde qui nous entoure avec cette souplesse intérieure aussi bien dans notre corps que dans nos pensées, avec la présence en nous permanente de cette qualité fondamentale d'humour, nous marchons dans cet endroit en sachant que dans notre poche il y a les clés d'une maison que nous allons visiter et cette maison nous appartient, elle est notre domaine propre et à nous un peu comme un héritage qui vient de nous arriver alors, on va continuer cette petite marche un peu intrigué à l'idée de cette maison que nous ne connaissons pas encore et dans laquelle nous nous rendons.

Et bientôt comme nous le souhaitons pour nous en laissant libre de notre création, nous allons apercevoir à quelques centaines de mètres de nous, nous allons apercevoir cette maison avec cette certitude que c'est bien la notre puis nous allons nous en approchez et nous allons commencer par prendre conscience ici de l'environnement de cette maison, qu'est-ce qu'il y a autour, comment est-elle, encore une fois je précise, pas d'analyse, pas de jugement et s'il y avait en nous un sentiment désagréable, nous avons la possibilité de revenir comme chaque fois à l'un de nos points d'ancrage, à notre respiration libre ou conduite ou au sophro déplacement du négatif pour nous libérer de toutes tensions, de tous désagréments quels qu'ils soient qui pourraient éventuellement apparaître, regardons, qu'est-ce qu'il y a autour de cette maison, son allure générale.

Puis rapprochons-nous en, regardons de plus près, faisons, comme on dit, maintenant le tour du propriétaire puis regardons dans notre poche et nous allons en trouver la clé, nous allons ouvrir cette maison en nous rendant encore plus libre des a priori, des jugements de notre conscient rationnel, des évaluations éventuelles, des analyses, entrons dans cette maison et visitons-la, de la cave au grenier, ouvrons les volets, ouvrons les fenêtres, faisons entrer la lumière dans cette maison.

Et maintenant, nous allons faire quelque chose d'extraordinaire, ça c'est la magie de l'imaginaire, c'est la magie de notre créativité, nous allons pouvoir, rien que par notre désir, commencer à faire les travaux, améliorer cette maison et petit à petit, lui donner la forme, lui donner l'espace, lui donner la consistance que nous souhaitons qu'elle ait maintenant ; essayons encore en faisant ces travaux de voir si nous ne sentons aucune résistance, s'il y a de la résistance, passons à autre chose, encore une fois, il est nécessaire, quand on fait ce type de travail à cet endroit, d'avoir maîtriser au moins les trois premiers degrés de la sophrologie ; et à chaque instant de ces travaux, rappelons-nous que nous pouvons, s'il y avait quoi que ce soit qui nous paraît désagréable, utiliser le déplacement du négatif mais aussi pour tout ce qui nous paraît important, positif, ne jamais hésiter à utiliser la respiration dans la ligne de la sophro présence immédiate pour capitaliser, corporaliser ce positif.

Nous allons regarder le travail que nous venons de faire, l'apprécier, ce n'est pas, malgré la magie de notre imagination, en une seule fois que nous allons rendre cette maison exactement comme nous le voudrons alors acceptons de laisser le chantier ouvert et d'apprécier déjà tout ce que nous avons fait.

Puis, nous quitterons cette maison et nous allons nous rendre de nouveau sur cette petite colline par exemple, d'où nous l'avons découverte tout à l'heure et prendre la posture de la méditation habituelle, et simplement dans cette posture, laissez venir sans faire aucun effort s'il ne vient rien, et juste laisser venir une question, un sentiment, gardez la relation avec cette maison imaginaire.

Nous laisserons notre esprit revenir de l'espace temps imaginaire pour revenir dans l'espace temps de notre présent en sachant qu'encore une fois chaque fois que nous le désirerons nous pourrons nous rendre à cette maison, continuer ce travail et faire en sorte que son amélioration à travers cette image, cette série d'images, tout doucement, nous la réintégrions dans notre corps alors que tous ces travaux que nous avons faits, toute cette rencontre que nous venons de vivre, corporalisons la en faisant une douce et profonde respiration synchronique une tension de tout le corps, inspiration, tension, rétention, cette maison, c'est nous, expiration, encore une fois, c'est une manière que nous avons de travailler sur nous avec infiniment de douceur, encore une troisième fois.

Et puis nous continuons à activer la respiration, nous continuons à activer les gestes de notre corps, nous remettons en route nos rythmes de fonctionnement habituels et quand nous le désirerons, nous pourrons à ce moment-là rouvrir les yeux à notre rythme propre.

Michel Billard

(adaptation d'une pratique transmise en post-formation au cours d'un stage sur l'Imaginaire)

 

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