P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

jetez l'ancre... hissez les voiles !

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

Des racines pour le mouvement !... Quel paradoxe ! Et pourtant...

 

L'Homme enraciné, relié à son centre et équilibré sur son axe a « les pieds sur terre » et « la tête sur les épaules ». Nous voici en présence d'une personne « bien équilibrée » me diriez-vous, présentant les caractéristiques d'une bonne stabilité tant physique que psychique.

Cette stabilité intérieure, est la condition première à l'action centrée.

Elle assure un appui et un ancrage profond au mouve­ment.

Le mouvement peut alors s'exprimer avec générosité et confiance, sûr de ses fondations corporelles et psychiques (valeurs qui gouvernent nos actes et donnent un sens à nos réalisations).

Pour être généreux et engagé, le mouvement devra s'articuler entre deux pôles :

        un appui stable, un ancrage qui le ramène au centre,

        une direction qui l'oriente vers un but défini.

Donner des ailes à nos désirs signifie donc de s'assurer de leur profondeur d'enracinement en nous et du sens de ceux-ci dans notre quête personnelle.

Celui qui sait pourquoi et pour qui il doit lutter, com­battre ou agir le fait avec un engagement véritable... Nous pouvons donc admettre que le sens de l'action conditionne la ferveur de l'action. Ainsi les personnes devant lutter contre une grave maladie mobilisent l'énergie de guérison quand elles perçoivent le sens de leur maladie ; elles sa­vent alors pourquoi et pour qui elles doivent lutter.

De la même façon, les chevaliers ou les grands héros des mythes trouvaient leur force et leur ardeur au combat, dans l'amour qu'ils portaient à leur dame...

 

 

OBSERVONS ET ANALYSONS...

 

JETER L'ANCRE OU LE RAPPORT AU SOL...

 

« Quand le contact avec la terre s'établit, l'homme se sent autre dans toute sa personne, il est là de façon dif­férente et le monde autour de lui l'est aussi ». Karl Graaf DURKHEIM.

 

Jeter l'ancre, c'est s'enraciner, c'est se relier profondé­ment à la matière. L'ancre du navire va chercher dans les profondeurs de la mer une attache solide avec la matière, les racines de l'arbre plongent dans la terre où elles s'en­foncent et se ramifient, assurant la solidité de l'arbre.

L'enracinement est en effet la condition première d'un bon équilibre ; « avoir les pieds sur terre », c'est aussi « être bien dans ses pompes » et donc bien dans sa tête ! L'enra­cinement nous rappelle à la réalité, au concret ; garder les pieds sur terre, c'est accepter entre autres certaines li­mites, c'est donner au rêve d'Icare une dimension réa­liste... Avoir les pieds sur terre n'empêche pas de « prendre des ailes », bien au contraire, les racines donnent la direc­tion à l'arbre et lui permettent de s'élever avec vigueur.

L'enracinement est présence à la vie, puiser l'énergie dans le sol c'est se sentir vivant, plus fort, plus déterminé, plus énergique ; c'est être prêt et disposé à aller de l'avant, à progresser, à construire c'est se donner les moyens de réagir !

A ce propos, Christian PLAZIAT (décathlonien), en parlant de ses jambes (qui est aussi l'étage du corps le plus concerné par le rapport au sol et l'enracinement), disait :

« C'est sûrement d'elles dont j'ai le plus de respect, dont je suis le plus fier. Voilà ma vraie puissance physique, ma force, mon atout majeur ».

Et Alexander LOWEN (Bio-énergie, disciple de Reich), il y a plusieurs décennies remarquait : « Il est essentiel de savoir être dans ses jambes et dans ses pieds, car c'est du sol que nous vient une grande partie de notre énergie, de notre sentiment d'unité avec l'univers, de notre capacité d'intégration. »

Comment entrons-nous dans le mouvement, dans l'action ?

Comment avançons-nous ?

Notre démarche en dit long sur notre rapport à l'action ; sommes-nous conscient de notre façon de mar­cher ?!

Voici quelques questions dont les réponses pourront éclairer une partie du chemin qui nous mène vers l'action centrée.

A chacun sa façon de marcher ! Toute banale qu'apparaisse cette situation, elle est pourtant révélatrice de l'organisation psychotonique de la personne.

Ainsi vous pourrez remarquer autour de vous des per­sonnes qui dans leur marche naturelle et quotidienne

rebondissent

marchent sur des oeufs

traînent les pieds

plantent les talons dans le sol

frappent tout le pied

font de tous petits pas

font de grandes enjambées

portent les pieds en dedans ou en dehors

appuient sur la voûte interne ou sur la voûte externe etc.

Dans votre observation, laissez-vous imprégner par cette personne et ressentez sa relation aux éléments terre, air, eau, feu.

Puis laissez-vous envahir par des sensations :

sensation de stabilité (« Elle paraît solide »)

sensation de décision (« Celle-ci sait où elle va ! »)

sensation de dureté (« Cool Raoul ! Lâche les valises ! »)

sensation de volonté (« Elle doit déplacer des mon­tagnes ! » « Rien ne l'arrête ! »)

sensation de gaucherie (« Elle a les deux pieds dans le même sabot ! »)

sensation de légèreté (« Elle papillonne ! »)

sensation de flottement (« Il a la tête dans les nuages », « atterris ! »)

sensation de manque de confiance (« Avance ! Où tu veux que je te pousse ? » )

sensation de dispersion (« Recolle les morceaux ! », « Organise-toi ! »)

sensation d'indécision   (« Il ne sait pas sur quel pied danser ! » « Mets un pied devant l'autre et te pose pas tant de questions ! »)

etc.

 

QUE SIGNIFIE POUR NOUS L'ANCRAGE AU QUOTIDIEN ?

 

Accepter de retrouver le sol, c'est peut être dans un premier temps, accepter de quitter nos chaussures, tout simplement !

D'une manière générale, nous ne sollicitons plus assez notre base et nos pieds perdent de leurs qualités proprio­ceptives ; la société moderne, à l'inverse des sociétés tra­ditionnelles renie le pied, le cache (il est vrai que le pied porteur d'odeurs fortes rappelle trop à l'homme, la bête qui se cache en lui, cette bête nauséabonde, malpropre et malhonnête, cette face cachée de lui-même qu'il s'efforce de camoufler !).

Les problèmes de pieds sont comme une faille dans les soubassements (les Américains ont de plus en plus de pro­blèmes de pieds !), ils fragilisent l'édifice et peut-être le condamnent à la chute !...

Autant, le « pied montagnard » affirme la solidité de sa base et de ses racines, autant, le pied civilisé souffre de sa perte d'identité et de « ne plus savoir sur quel pied danser » !

Paradoxalement, nous nous extasions devant l'allure et la démarche de certaines ethnies d'Afrique dont la plupart des habitants marchent pieds nus. Il est vrai que la puis­sance féline de leur corps, la beauté de leur port de tête et la tenue de leur dos qui n'a rien de comparable avec la rai­deur coincée de certaines de nos institutrices rigides ou de nos danseuses classiques !

La souplesse du pied conditionne la souplesse de la co­lonne vertébrale, les courbures du dos se forment en effet parallèlement aux arches du pied (l'enfant jusqu'à près de 2 ans ne présente pas de voûtes plantaires ni de courbures vertébrales).

Alors ! S'il ne nous est pas toujours possible de mar­cher pieds nus (il y a là aussi une réalité à prendre en compte), nous pouvons cependant renouer avec la charen­taise !...

Qui de nous en effet n'a pas plaisir à ritualiser le retour chez lui le soir par une bonne paire de pantoufles (à moins que l'homme moderne n'ait perdu jusqu'à ce plaisir simple !..).

Qu'est ce que la pantoufle si ce n'est l'occasion enfin offerte de mettre le pied au large, au « souple », au chaud et lui redonner ainsi la possibilité d'un véritable contact avec le sol...

Qu'est-ce que la pantoufle, si ce n'est pour l'individu qui clôt ainsi une journée d'agitation physique, mentale et émotionnelle, l'occasion de retrouver son chez soi, ses ra­cines, sa véritable personnalité au delà des masques mul­tiples imposés par la vie sociale...

La pantoufle, donc, en permettant à la personne de se reconnecter avec ses pieds, lui offre parallèlement la possi­bilité de lâcher prise au niveau du mental pour se réconci­lier avec son corps.

En retrouvant la terre, l'individu tridimension­nel s'apaise, s'ordonne, respire... Se soigne.

Que penser alors des pieds en « griffes », profon­dément contractés qui ne peuvent plus se relâcher ni s'étaler dans le sol ?

Ces personnes semblent s'agripper au sol plutôt que re­poser sur le sol... Celle relation au sol est révélatrice d'un profond sentiment d'insécurité, d'une peur de l'abandon, peur de lâcher prise, peur de la chute... Les fondations de l'individu sont trop fragiles, l'édifice peut s'écrouler d'un moment à l'autre, le pied s'accroche désespérément à la terre à la recherche de la profondeur, de la confiance et de la sérénité perdues !

Ces individus ont été probablement très marqués par des injonctions telles que :

« Dans la vie il faut s'accrocher ! Ne perds pas pied » etc.

Ainsi, nos pieds dans leurs tensions ou au contraire dans leurs laxités (pieds plats, pieds creux etc.), tout comme dans la qualité de relation qu'ils établissent avec le sol parlent de notre être dans son entier ; regardez mar­cher un judoka, comparez sa marche à celle d'un sprinter ou à celle d'un parapentiste et vous comprendrez alors que ces trois personnes n'ont pas du tout le même rapport au sol :

le premier est terrien, très ancré dans le sol, à tel point que certains glissent presque leur marche

le deuxième bien que pourvu de belles masses musculaires, semble rebondir vers le haut à chaque enjambée

quant au troisième, il ne marche pas... Il vole !

Ceci peut paraître caricaturé, mais observez votre en­tourage et vous verrez que ces caricatures correspondent à une certaine réalité.

L'ancrage par le talon dans le sol est nécessaire à une bonne prise de terre ; Odile ROUQUET (danseuse et chorégraphe, professeur d'analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé) avait l'habitude de dire à ses élèves :

« L'assise du talon peaufinera l'assise du bassin en accueillant ce qui vient d'en haut

et en renvoyant ce qui vient d'en bas ».

Si l'ancrage par le talon ne se fait pas, comme dans le mythe d'Achille, l'énergie fuit et le centre n'est plus animé.

L'individu sans ancrage au sol ni force dans le ventre ne sera pas relié à lui-même ni à une transcendance (vertica­lité) et encore moins aux autres (horizontalité). Il ne pourra dès lors que s'agiter en développant des efforts in­utiles et peu efficaces ; il manquera de détermination et d'aisance, de puissance et de présence.

La déficience des pieds déstabilise l'organisation com­plète de l'édifice corporel et par là même l'équilibre psy­chique et l'ensemble des ressources de l'individu face à l'action.

 


 

 

AVOIR DES AILES AUX PIEDS...


LE RÔLE DES ARCHES DU PIED

 

L’ensemble pieds/chevilles/genoux/hanches constitue un système de ressorts toujours disponibles et prêts à amortir aussi bien les mouvements du corps que les mouvements du sol (variation de reliefs). Ce système doit sa performance à deux organisations essentielles :

une organisation globale du corps sur son axe vertical permettant un juste alignement des segments corpo­rels les uns par rapport aux autres (l'optimum de fonctionnement des appuis se réalise si l'axe prolongé du corps (« 3ème jambe ») tombe au centre du poly­gone de sustentation formé par les appuis au sol (nous verrons que ceci est relativement rare)

une organisation spécifique au pied qui est le système des voûtes plantaires ou arches. L'appui du pied dans le sol se répartit normalement selon trois arches (deux arches longitudinales et une arche transver­sale) qui relient trois points formant les trois points d'appui du pied dans le sol (appui au centre du talon pour l'arrière du pied, à la base du pouce (coussinet) pour l'intérieur et à la base du petit orteil pour l'extérieur). Le juste équilibre de l'édifice sur sa base dépend du rapport de ces trois points avec le sol, le poids du corps devant se répartir équitablement selon ces trois points d'appui.

Les arches ont un rôle d'amortisseurs des pressions ; chaque appui dans le sol déclenche un phénomène vibra­toire, les arches du pied absorbent ces vibrations proté­geant ainsi les articulations du membre inférieur et surtout la colonne vertébrale. De par l'organisation musculaire qui les sous-tendent (muscles lombricaux, ensemble de petits muscles agissant sur les os du pied et maintenant de par leur tonicité, la voûte plantaire), les arches fonctionnent en pompes aspirantes et refoulantes des pressions.

Ainsi le pied presse dans le sol et bénéficie par retour d'un rappel élastique le relançant naturellement et avec un certain dynamisme dans le mouvement. Chaque pas devrait ainsi stimuler ce système ressort. Celui-ci permet d'entre­tenir la continuité d'un mouvement sans effort musculaire supplémentaire des muscles de la jambe ; il favorise bien sûr le lié du mouvement.

Plus le pied est capable de se vriller et dévriller en gar­dant ses connections entre les trois points d'appui des arches, plus il emmagasine comme un ressort une énergie mécanique qu'il pourra restituer.

Utiliser la force du pied dans toutes ses dimen­sions, c'est le transformer en arc puissant.

Cette souplesse du pied lui permet aussi de s'ajuster continuellement favorisant ainsi l'équilibre et la souplesse du corps. Ce qui nous permet d'avancer que si le pied est capable d'ajustement, la colonne vertébrale le sera aussi.

La malléabilité et la souplesse des voûtes traduit la malléabilité et la souplesse de la colonne verté­brale.

Nous comprenons mieux désormais l'importance pour le mouvement d'un pied sain.

Qu'en est-il alors des pieds plats, des pieds creux, des pieds en griffes ; ces trois pathologies du pied inhibant le rôle des arches ?

Les pieds plats correspondent à une hypotonie des arches, les capacités d'élasticité du pied seront donc ré­duites voire même inexistantes.

Les pieds creux au contraire correspondent à une hy­pertonie des arches, les capacités d'élasticité du pied se­ront pareillement réduites, dues ici à une rigidité des voûtes plantaires.

Les pieds en griffes quant à eux, sont tellement sou­mis à des crispations musculaires profondes et incons­cientes qu'ils ne peuvent se laisser aller à l'action élastique des arches...

Dans ces trois cas, la déficience des appuis est une entrave importante au mouvement et par conséquent à l'action.

Nous remarquons dans la pratique que peu de sportifs ont les pieds plats...

Imaginez-vous en effet un homme d'action aux pieds plats ! Où celui-ci puiserait-il son dynamisme, son ressort, son énergie ? Pourrait-on dès lors établir des relations entre le caractère peu entreprenant de certains personnes, la lenteur de leurs actes et leur peu d'entrain dans la vie avec la qualité de leur base ?...

Nous remarquons par contre chez un certain nombre de sportifs, d'importantes tensions au niveau du pied. Le tonus du pied en effet est le reflet du tonus de l'ensemble du corps ; ainsi n'est-il pas rare de constater une relation entre un pied tendu, un dos très tonique et des articulations raides... Le sportif d'une manière générale doit évo­luer vers une diminution de son tonus de base lui permet­tant ainsi l'accès à la sensation de ses appuis ; il y trouvera une aisance dans le mouvement due entre autres à la possi­bilité d'alternance dans l'effort entre les phases d'action et les phases de relâchement.

Des voûtes plantaires trop toniques à l'instar du pied creux entraînent une stabilité déficiente (l'élasticité des arches favorise bien sûr la stabilité du pied dans le sol en participant au réajustant de l'équilibre, elles doivent donc pouvoir se déformer, se vriller etc. donc être à la fois souples et toniques !). Ne pouvant bénéficier de l'équili­bration de son édifice corporel à partir de sa base, le spor­tif en situation constante d'instabilité devra chercher ailleurs ses points d'appuis...

Une raison de plus pour lutter contre la pesanteur et renforcer la cuirasse !

Rappelons cependant que les arches sont sous-tendues par des muscles et des ligaments et qu'il est donc possible d'agir par des exercices appropriés sur la tonicité ou la souplesse de celles-ci.

 

 

DU GERME A L'ÉPANOUISSEMENT DE L'HOMME...

 

Le pied représente le premier germe sur le chemin de la verticalité (le second étant le rein et le troisième l'oreille) et l'individu tout entier est inscrit dans ce germe...

Ainsi, travailler sur le pied ou les appuis du pied dans le sol, c'est travailler sur la structure globale de l'individu mettant en jeu sa dimension psychique ; c'est le reconnec­ter avec sa dimension d'homme debout, relié aux énergies terrestres et aux énergies cosmiques, c'est lui donner l'ac­cès à une transcendance.

« Partant des pieds, l'homme vivant se doit donc de croître comme un arbre jusqu'à son sommet où se multiplieront ses fruits » Annick de SOUZENELLE (écrivain).

En marathi (dialecte hindou), le mot pied signifie le dé­but du moment, c'est à dire le tout début, le jaillissement de la source, le premier instant de la conscience...

L'humanité, à travers ses livres sacrés, ses mythes et ses contes, exprime douloureusement son erreur entraînant un pied blessé avec Œdipe, un pied vulnérable avec Achille ou encore mordu par le serpent avec Eve...

Le mal au pied, l'épreuve du pied semblerait ici annoncer un faux départ sur le chemin de la crois­sance ou une nécessité de réorienter ses pas.

Ce qui peut signifier une nécessité de se questionner sur le sens de nos actes ou encore la nécessité d'un retour à soi-même, à l'écoute de nos besoins profonds.

Dans le mythe d'Achille, sa blessure au talon est repré­sentative de sa fragilité (physique, émotionnelle, mentale et spirituelle). Ses énergies, au lieu de s'élever au service de l'accomplissement de l'Homme dans sa dimension verti­cale, s'écoulaient dans des activités guerrières qui n'étaient pas mises au service d'une transcendance. Ainsi est-il im­portant de bien savoir ou l'on met les pieds (ce qui néces­site à la fois, capacité d'analyse et d'intuition, anticipation et vision) et d'avoir les pieds sur terre, afin de se donner des ailes dans l'action.

 

 

L'HOMME VERT : DES RACINES VIVANTES, UNE PUISSANCE VITALE...

 

De par leur puissance élastique, les voûtes plantaires jouent le rôle de pompes aspirantes et refoulantes favori­sant ainsi la « montée de la sève au sein de l'arbre verté­bral ».

Les racines de l'homme recèlent toute la vitalité et la force de son corps, la finesse de ses perceptions, elles conditionnent la capacité de l'individu à rebondir, et à prendre des risques dans le mouvement et dans les di­verses situations qu'il côtoie.

En découvrant toute la dynamique issue de la qualité de ses appuis, le pratiquant renoue avec ses forces vives.

L'homme enraciné représente toute la puissance tellu­rique de « l'Homme vert », accordé aux rythmes de la terre. Il est au sens premier « une force de la nature », non seule­ment vigoureux mais aussi intuitif sur ce qui est bon pour lui et réceptif à ses profondeurs tout comme à son environ­nement.

Il s'agit donc bien ici de renouer avec la source, la base pour avoir accès au vrai, au subtil et par conséquent à la puissance véritable.

Par la civilisation, l'homme se sait grand et créateur mais sans rappel de ses racines, de sa puis­sance vitale, il va se dessécher et au lieu d'ap­paraître civilisé, il deviendra artificiel ; il aura perdu sa candeur enfantine et sa puis­sance animale de traqueur...

En redonnant au pratiquant l'accès à son enracinement et à la dynamique de celui-ci, la Rééquilibration par le Mouvement permet à « l'Homme vert » de mûrir et de se révéler dans toutes ses potentialités ; d'être prêt à grandir et à fleurir selon le processus naturel de toute vie végétale, tout en conservant sa fraîcheur et sa vitalité.

L'homme vert est proche de l'esprit d'en­fance, sa vitalité et sa fraîcheur puisée dans la terre lui permettent d'accéder parallèlement à la légèreté de l'air et à la vivacité du feu.

Des pieds sains pour une action efficace... Nous voici prêts à rebondir, légers et puis­sants, capables aussi de passer sans peser à l'image du félin ou du vieux sage.

Nos appuis sont vivants et souples, en re­lation avec la terre, sans pour autant se cou­per de la dimension opposée, le ciel. Ils nous permettent ainsi de varier notre gestuelle, notre comportement et notre répertoire d'ac­tion, grâce à un corps souple, flexible et so­lide depuis sa base. L'individu sera alors capable de s'affirmer en « frappant du pied », de se retirer « à pas feutrés », d'avancer tout en « marchant sur des œufs » de « partir d'un bon pied », de « démarrer au quart de tour », « d'avoir le pied à toute épreuve », « de s'expulser rapidement » et de refuser « d'avoir un fil à la patte » ou « de se faire tenir la jambe ».

 

 

LES PIEDS OU L'ÉLAN DU DÉMARRAGE...

 

Démarrer, c'est larguer les amarres ! C'est se mettre en mouvement. Encore faut-il arriver à se mettre en mouve­ment et ne pas entrer dans le mouvement n'importe com­ment...

Comment démarrez-vous ?

Avec lenteur, après un temps de réflexion important ?

Sans réfléchir ?

En vous emmêlant les pinceaux ?

En vous mettant des bâtons dans les roues ?

En vous coupant l'herbe sous les pieds ?

Êtes-vous plutôt programmé pour

favoriser vos élans ! ?

briser vos élans ! ?

Quels sont vos dialogues mentaux face à une action à entreprendre ?

Vous reconnaissez-vous dans ces expressions ? :

Tu es folle ma fille, tu n'y arriveras jamais !

Pour qui te prends-tu ?

Qu'est-ce que tu veux encore te prouver ?

De toute façon, il n'y a pas urgence...

On me met tout le temps des bâtons dans les roues, je ne peux jamais faire ce que je veux ?

etc.

Ces dialogues mentaux inhibiteurs, propices à la confu­sion et aux conflits internes font de cette guerre intérieure un frein à l'action.

Ainsi, l'action centrée implique dans un premier temps de faire le point sur ses « saboteurs intérieurs », de manière à reprogrammer si nécessaire certaines croyances et fonc­tionnements de notre pensée :

L'action est un jeu et j'aime jouer... Cette nouvelle pro­grammation mentale peut aider les « inhibés de l'action, elle peut aussi permettre plus de lâcher prise aux « tatillons » et démystifier les enjeux trop importants que pourraient y mettre les « inhibés de la réalisation ».

Je suis seul(e) responsable de ma vie ; mes choix m'appartiennent... Cette programmation mentale peut aider ceux ou celles qui ont trop facilement tendance à chercher dans les autres les causes de leurs propres faiblesses !

Mes rêves m'appartiennent et je me donne le droit d'oeuvrer à leur réalisation... Cette programmation mentale peut aider ceux qui se dévalorisent, n'ont pas confiance en eux et se jugent négativement.

D'où part le mouvement ?

Avez-vous souvent besoin d'un coup de pouce ou de coup de pieds au cul ! ?

Attendez-vous qu'on vous les donne ou êtes-vous auto­nome en la matière! ?

Si vous comptez sur les autres pour vous aider à vous mobiliser, votre fonctionnement est celui d'un homme as­sisté ; l'action centrée est une voie sans béquilles, qui confronte, avant tout, l'homme avec lui même !

Attention cependant à l'action trop volontariste des « j'y arriverai coûte que coûte », qui consiste à se mettre plus de coups de pieds au cul que de se sentir pousser des ailes aux pieds !

Le mouvement qui a des ailes part des pieds.

Les pieds donnent l'élan en pressant leur ressort (arches) dans le sol, le ressort en se détendant transmet l'énergie du mouvement au centre de gravité qui lui-même anime l'ensemble du corps via la colonne vertébrale.

Les pieds sont les « starting blocs » du mouvement.

Ainsi nous permettent-il en pressant dans la matière (sol), de donner un ancrage à nos actes (sens de la réa­lité) et en s'expulsant du sol, de donner des ailes à nos dé­sirs.

 

 

TROIS ÉTAPES POUR CULTIVER L'ÉLAN DU DÉMARRAGE

 

1) Enlever les butées

Les premières butées,  nous l'avons vu, sont d'origine mentale (« les saboteurs intérieurs »). Un autre type de butée consiste à passer trop de temps à réfléchir l'action (couper les cheveux en quatre, peser le pour, le contre, jauger, hésiter etc.).

La voie de l'action privilégie le mouvement à la ré­flexion ; si l'on pense l'action avant de passer à l'action, c'est ici, surtout, pour s'assurer de sa propre motivation et de ses propres compétences envers cette action :

est-ce que je le veux vraiment ?

est-ce que je le peux vraiment ?

S'il est nécessaire de poser les problèmes avant de s'en­gager tête baissée dans l'action, c'est surtout pour être en mesure de ressentir le moment d'entrer en scène !

Enlever les butées, c'est éviter le piège des calculs (cales-culs = arrêt !).

Connaissez-vous cette devise ?

« Un con qui marche va plus loin que deux intellectuels assis ! »

L'action n'est pas un problème, elle est énergie de vie, à vous de jouer et de préférer pour cela les pieds à la tête !

 

2) Faire une pause à l'intérieur de soi

Avant de démarrer ou entre chaque projet ou phase d'un même projet, il est nécessaire de s'accorder un temps de maturation (et non d'obsession mentale) dans le calme de ses profondeurs. Il s'agit ici d'un véritable retour au centre afin de :

recouvrer ses esprits

s'encourager à coeur

se relaxer à corps

 

3) Démarrer

Il est admis dans la symbolique du corps humain que les problèmes de cheville peuvent correspondre à des diffi­cultés à se positionner, à s'impliquer, à décider, à changer de direction (cf. laxité de la cheville et problème de tenue du pied qui manque alors de force d'impulsion). Recon­nectons-nous avec notre base, donnons de l'ancrage à nos appuis et par delà à nos décisions.

Le pied doit être en état d'alerte, souple et vif, toujours prêt à démarrer sans aucune crispation.

Pouvons-nous alors parler de la vigilance du pied... Toujours prêt à rebondir ? !

Pour démarrer, le corps doit accepter de quitter la sta­bilité de deux appuis (voir même de quatre appuis pour les assis chroniques !) et oser le déséquilibre qu'implique le passage d'un appui sur l'autre dans le mouvement de la marche.

En ce sens, la mise en mouvement est un risque !

Entrer dans l'action consiste donc à se mettre en branle... De consentir à se déstabiliser ! A s'extraire d'un état pour passer à un autre, de quitter la sécurité du pré­sent (même si tout n'est pas pour nous satisfaire) pour al­ler vers l'inconnu du futur !

Oser presser dans le starting bloc ! S'assurer pour cela de l'ancrage des talons dans le sol, de la détente de son corps, de la légèreté de son coeur et de la fluidité de son mental. Démarrer juste, savoir où l'on va et y aller le pied alerte, le coeur léger et le ventre plein !

 

 

EXPÉRIMENTONS

 

EXERCICES D'ANCRAGE...

 

1) Exercice d'identification au végétal

en position debout, les pieds écartés selon la largeur de votre bassin, ouvrez légèrement la

bouche et laissez pendre votre mâchoire.

imprimez un léger mouvement à votre tête (comme si vous disiez non tout doucement)

laissez flotter vos genoux (les jambes sont ni hyperten­dues ni trop fléchies)

puis concentrez-vous sur votre ventre

imaginez une graine que vous situerez au centre du ventre, légèrement en dessous et en arrière du nom­bril, juste en avant du corps de la 3ème vertèbre lom­baire (c'est là que se situe globalement le centre de gravité du corps)

puis visualisez cette graine en train de germer à l'inté­rieur de votre ventre (laissez la respiration habiter li­brement cette zone (ventre et bas du dos)

accompagnez mentalement la descente progressive des racines vers le sol à travers vos fémurs, genoux, ti­bias et voûtes plantaires.

Vous sentirez vos pieds adhérer au sol d'une manière inhabituelle et au fur et à mesure de la visualisation des racines, vous aurez la sensation étrange de vous enfoncer progressivement dans le sol jusqu'à vous ancrer bien en­ dessous.

 

2) Exercice de stabilité

a - Placez-vous en position debout et apprêtez-vous à résister à une légère poussée de votre partenaire au niveau du front ou du sternum.

En règle générale, une poussée même légère provoque le déséquilibre de la personne.

b - Placez-vous maintenant en position debout et suivez les consignes suivantes :

placez les pieds écartés selon la largeur de votre bassin

relâchez votre ceinture abdominale et localisez votre respiration le plus bas possible dans le ventre (vous pouvez pour vous aider faire une fois l'exercice des épaules suivant : inspirer pro­fondément en montant les épaules le plus haut pos­sible puis expirer d'un coup en laissant tomber les épaules)

sentez le poids de votre sacrum comme si une chaîne lestée y était accrochée et le tirait vers le sol

déverrouillez vos genoux et laissez-les légèrement flot­ter

visualisez des racines sous vos pieds et à chaque expiration imaginez que vous poussez plus profondément ces racines dans le sol

Vous êtes maintenant en état de disponibilité corporelle et mentale, aucune contraction parasite ne vient empêcher l'action de la pesanteur vers le bas, une véritable connexion au sol peut alors s'établir, votre ancrage est pro­fond et par conséquent votre équilibre stable.

Demandez alors à votre partenaire d'exercer la même poussée que précédemment.

Une sensation de solidité véritable émane de vous.

 

3) Exercice d'adhérence au sol

En position debout, demandez à votre partenaire de vous soulever en vous prenant sous les aisselles.

Si vous vous durcissez en croyant comme cela mettre votre partenaire en difficulté, vous vous trompez !

Si au contraire, vous abaissez votre centre de gravité par l'expiration profonde en la visuali­sant densifier votre Hara et descendez jusque dans vos talons ; vous de­meurerez inamovible et comme adhérant au sol.

 

AVOIR DES AILES AUX PIEDS...

 

Nous avons vu précédemment qu'il n'existe pas de mouvement sans déséquilibre ; la mise en mouve­ment peut se faire progressivement d'un pied sur l'autre ou en engageant promptement le centre de gravité vers l'avant, par exemple.

 

1) Exercice de prise de conscience de l'alternance des appuis dans la marche

En situation de marche très lente (style déplacement de taï-chi), prenez conscience du transfert de poids du corps d'un pied sur l'autre, de la sensation de plein liée à la jambe d'appui et de la sensation de vide liée à la jambe qui se soulève.

Le transfert de poids du corps doit se faire sans rompre la continuité du mouvement.

 

2) Exercice d'amorçage de l'élan

Il s'agit ici d'aider le corps à se déséquilibrer en le lais­sant réagir spontanément à un lancer de balle (ou mieux, un petit sac de sable).

Dans le lancer, le corps s'organise déjà vers l'avant, le centre de gravité s'engage et les appuis n'ont alors plus qu'à donner le dernier coup d'envoi pour courir à la suite de la balle.

 

3) Exercice du ressort

Des appuis « libérés », impliquent que le corps accepte dans un premier temps, de se déséquilibrer ; puis dans un second temps, de se laisser traverser par la force de la pe­santeur. Pour cela, le pratiquant sera particulièrement at­tentif à la souplesse de ses genoux. Essayez pour cela l'exercice suivant :

En position debout, pieds parallèles et légèrement écar­tés, trouvez un mouvement de rebond sans décoller les pieds du sol ; les genoux sont souples et ne cherchent pas à contrôler le mouvement comme dans une flexion/exten­sion mécanique. Recherchez, au contraire, une sensation d'élasticité en cédant à l'action de la pesanteur et en accep­tant le retour naturel qui suit.

Le rebond, s'il est juste, doit se percevoir jusque dans les épaules et dans les bras qui réagissent souplement au mouvement.

A l'opposé, un mouvement mécanique de flexion/exten­sion des genoux, bloquera les chevilles et les hanches, le bassin ne pourra pas s'ajuster au mouvement, la colonne ne sera pas animée et le buste restera rigide.

Afin d'évaluer votre intégration corporelle de cet exer­cice et la qualité de correction pieds/genoux/bassin/bras­/main, vous pouvez essayer ce jeu qui ne date pas d'aujour­d'hui : le Yo-Yo!

A genoux raides Yo-Yo malheureux ! A genoux souples Yo-Yo joyeux !


 

 

4) Exercice du ressort en ski

Sur de grandes traversées, essayez de ressentir toutes les informations venant du relief et laissez-les se trans­mettre dans le corps comme une onde qui le parcourt des pieds à la tête. Pour recevoir ces informations et leur per­mettre de remonter jusqu'au sommet de l'axe vertébral, les genoux, en tant qu'articulation la plus proche des appuis (les chevilles du skieur sont trop limitées dans leurs possi­bilités de mouvement) seront les premiers concernés.

Vous imaginez que vous absorbez le relief comme s'il pénétrait en vous ; vos genoux sont fluides et toujours ha­bités d'un léger mouvement de ressort qui se transmet au sacrum (à la base de la colonne), remonte le long de l'axe vertébral et anime la tête à son tour qui semble aussi mo­bile qu'une boule de billard en équilibre sur une canne. Les coudes sont souples et les épaules aussi reçoivent ce léger mouvement de ressort. Pour réussir cet exercice avec un minimum de consignes, pensez seulement à laisser flot­ter les genoux, les coudes et la mâchoire (cf. exercice du skieur benêt)... La logique corporelle se chargera du reste.

 

5) Exercices de vélocité

enchaînez le plus de pas et de changements de directions en un temps défini (8 temps par exemple).

faîtes une traversée de salle en enchaînant des petits sauts brefs sur un rythme soutenu.

imaginez que le sol est très chaud et que vous devez vous en expulser le plus souvent possible.

imaginez que vous traversez une rivière rapidement en sautant de pierres en pierres.

 

 

CONCLUSION

 

Voici deux triangles :

 

 

Le premier triangle sur sa pointe semble bien instable ! Sa base est limitée à une pointe, alors que son sommet est large et impose sa domination !

L'homme moderne inscrit dans ce triangle porte tous les signes d'un mental surchargé, d'épaules contractées, d'un diaphragme bloqué, d'un ventre ceinturé ; le tout l'empêchant d'établir un véritable contact avec le sol.

Cet homme est fragilisé, il est une proie excellente au stress, à la déprime et aux maladies diverses. Jacqueline KELEN dans son livre « l'éternel masculin » résume très bien la névrose de cet homme décadent qui a réussi à in­verser en lui la logique naturelle de son édification corpo­relle !

« L'homme dit civilisé se contente d'être un cerveau puissant, il méprise ses sens, méconnaît son corps et fuit ses émotions. Il a perdu confiance, sensibilité et dé­termination ; noué d'angoisses, soumis aux enjeux de pouvoir il se durcit et s'épuise. Ni garant d'une tradi­tion, ni citoyen de l'univers bercé et habité des énergies cosmiques et telluriques, sa force ne trouve plus sa source au sein de ces mouvements de vie incessants ; il ne peut dès lors compter que sur sa pensée rationnelle et sur sa cuirasse musculaire pour subir la vie plus que pour la vivre ».


 

 

 

 

 

Le deuxième triangle posé sur sa base re­trouve ici sa position stable. Le voici donc à l'endroit !...

L'homme inscrit au sein de ce triangle retrouverait-il donc sa stabilité physique et psychique ? ! Globalement, nous pouvons noter que la silhouette psychocorporelle d'un tel individu est caractérisée par :

une base large

un ventre vivant, souple et dense à la fois

un diaphragme libre et mobile favorisant la correction entre le haut et le bas du corps

une respiration complète animant tous les niveaux de la colonne vertébrale

un mental libre favorisant la vacuité de l'esprit

Le travail du corps en Orient à travers les arts martiaux et les pratiques de méditation entre autres favorisent cet an­crage dans le sol. Ces pratiques basées sur la recherche in­térieure facilitent la re-centration de l'individu lui permet­tant de mieux gérer ses crises existentielles. Nous pouvons donner à ce propos le témoignage d'un maître bouddhiste vietnamien :

« Je ne crois pas qu'une pratique spirituelle puisse faire l'économie d'une pratique corporelle : on entre dans la spiritualité d'abord avec ses pieds. Marcher, manger, respirer sont des actes très concrets. Bien marcher, bien manger, bien respirer sont autant de voies d'accès à la pratique d'une vraie spiritualité. Ces voies nécessitent un entraînement et une vigilance au quoti­dien ».

Il explique ainsi, que les membres de sa communauté ont l'habitude de pratiquer en permanence la méditation marchée : 

« En coordonnant notre respiration consciente avec la marche, nous apprenons à effectue la stabilité et dans la joie ; nous méditons en marchant et je ne sais plus s'il existe un autre moyen d'avancer.. .»

Pour nous, ceci signifie que chacun de nos actes, le plus humble et le plus ingrat soit-il, est toujours une occasion offerte à la méditation, c'est-à-dire à cet état de vacuité mentale qui permet à celui qui le pratique d'être vraiment dans l'instant présent. Cette approche du quotidien permet à la personne de prendre du plaisir à chacune des tâches qui rythment sa journée : faire la vaisselle, passer une ser­pillière, faire des courses et pourquoi pas prendre le mé­tro... Vivre pleinement l'instant présent constitue une ma­nière de « purger son mental » ! Être ici, c'est ne pas être ailleurs ; vivre l'instant présent c'est oeuvrer à son équilibre corps/esprit, en évitant ainsi de se désta­biliser par des réminiscences du passé ou des pro­jections dans l'avenir ; la construction de l'axe ver­tical dépend de ce juste équilibre...

 

Christine Sionnet

Extrait de « Pratiques Corporelles » n°120 de septembre 1998

Michel Billard (sophro-agitateur...).

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