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intervision

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

journal n° 11 / journée du 13/10/2001

L’atelier a commencé par un rappel sur l’origine de l’expérience. Après la dernière rencontre de la parenthèse et plus particulièrement un atelier sur la question de "l’échec" en sophro, l’idée a été lancée de groupes qui permettent une expression et un traitement des questions et difficultés rencontrées dans l’activité professionnelle des sophrologues. Un seul groupe a démarré par une première séance le 27 avril 2001 suivie de quatre autres , la dernière datant du 5 octobre 2001. Ces différentes séances se sont déroulées sur le schéma suivant :

· Expression par chacun des différentes questions et situations que l’on désire aborder

· Choix des sujets du jour

· Echanges sur une question et /ou analyse de situations .

Quelques questions abordées: la place et le rôle de l’apnée dans les exercices de respiration, les débuts du métier, les feed-back négatifs, …

Quelques situations étudiées: un module de formation dans une institution, un groupe où un monsieur est "amené" par sa femme, …

Pour l’instant ces échanges n’ont pas utilisé de méthodologie très précise et se sont déroulés de manière jugée satisfaisante par les participants.

Différentes questions ont été abordées ensuite dans l’atelier: rythme du travail, choix des participants (en lien avec leurs formations), intérêt de méthodologie plus précise, …

L’atelier s’est prononcé très massivement sur l’intérêt et la nécessité de tels groupes. Ce sont des lieux d’échanges et de progression possible pour chacun dans un esprit de solidarité et de coopération. La mise en place de nouveaux groupes semble nécessaire ainsi qu’une information des dates de réunions envoyée systématiquement aux "isolés". L’idée de liens inter-groupe (certains ont évoqué l’idée de parrainage) pourrait être une aide au démarrage et le moyen de provoquer des interactions entre groupes sur certaines questions. Ceci nous a permis quelques échanges / informations sur l’utilisation plus systématique des nouveaux moyens de communication. La mise en réseau des sophrologues peut faciliter le démarrage de l’activité, le traitement de certaines difficultés rencontrées , …
Les seules règles, à minima, à poser pour démarrer un groupe d’intervision restent les très basiques règle de confidentialité (les situations particulières abordées restent dans le groupe) et règle de non jugement (pas plus sur l’autre que sur soi). Chaque groupe peut ensuite progressivement expérimenter et éventuellement stabiliser des méthodes de travail. Il vaut mieux commencer l’aventure (commencer ne s’apprend pas, il faut seulement du courage "Jankelevitch" ) qu’attendre la possession des techniques d’analyse de la pratique pour oser mettre en œuvre de tels espaces.

Annexe :

Proposition de définition de la supervision :

Toute activité qui vise, à partir d’une situation rencontrée par une personne, à permettre une mise à distance de la situation, son analyse avec (éventuellement) la détermination de perspectives d’évolution positive de cette dernière peut être appelée supervision. Elle se pratique sous la conduite d’un intervenant (le superviseur) . Elle se pratique le plus souvent en groupe ou, plus rarement, en tête à tête. Différents types de supervision existent qui sont caractérisées par les outils de référence du superviseur.

Le groupe peut avoir la fonction de superviseur et dans ce cas on parlera plutôt d’intervision.

Quelques types de supervision :

La supervision centrée sur l’implication personnelle de celui qui présente la situation :

On va plutôt y mettre à jour les projections , les peurs , les enjeux psychiques, les conflits relationnels , … Dans ce cas, le superviseur utilisera des méthodes issues des différentes théories psychologiques (psycho clinique, psychanalyse, psycho comportementales, …).

La supervision centrée sur l’explicitation de la pratique mise en œuvre :

On va essentiellement faire expliciter les démarches utilisées et leurs fondements. Le superviseur utilisera des méthodes issues des champs de la communication (techniques d’entretiens, d’interview,…)

La supervision centrée sur le problème :

On va surtout travailler le diagnostic, les hypothèses explicatives du cas présenté et les pistes de résolution. Le superviseur utilise ici plutôt son expertise du type de situation traitée pour faire construire par le groupe la résolution du problème posé.

Dans un groupe de supervision il est possible de passer d’un type à l’autre en fonction de la situation traitée et de la palette de référence du superviseur.

Jean Pierre Lepage (13/10/2001)

voir aussi dans la rubrique publications le sujet protocole d'intervision

 

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