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et si nous arrêtions de penser

 

 

dernière modification de cette page le 21-déc.-2017

journal n° 69 du 12/2017

IPS : Le titre ne me satisfait pas. C’est plutôt une proposition de continuer à penser sans y attacher de l’importance….

Descartes a dit : « Je pense, donc je suis » …. 

Je ne sais pas si cette réponse à une question fondamentale que nous nous sommes posée lors de l’intervention de Christiane Oppikofer est exacte mais il nous invite à nous pencher dessus :

« Comment puis-je savoir qui je suis ? » « Qui suis-je ? »

Je laisse tomber ces mots dans la profondeur de votre conscience…

Si vous avez fait l’expérience d’un moment où vos pensées se sont arrêtées, vous vous êtes peut-être dit que votre sentiment d’exister ne dépend pas de l’acte de penser.

Partant de cette expérience, vous vous êtes peut-être aussi demandé de quelle façon vous pourriez arrêter de penser… Il y a toutes les techniques de focalisation sur le corps, sur un objet, sur la respiration, le SDN pour évacuer tout ce qui n’est pas l’objet de votre intentionalité, tous ces mouvements du mental qui vous empêchent d’être présent à vous-même.

Je vous propose d’aller un peu plus loin dans la réflexion.

Peut-être qu’il s’agit de nous rendre compte que nous sommes la plupart du temps, enfermés avec un maniaque qui ne s’arrête jamais de nous raconter des histoires, qui commente tout ce qui nous arrive, qui fait les demandes et les réponses.

Dit autrement, notre attention est attirée par des objets extérieurs, elle l’est aussi par des objets intérieurs où elle peut se perdre. Nous n’arrêtons pas de penser…

Mais nous pouvons aussi prendre conscience qu’il existe une partie de nous silencieuse, immuable qui entend la voix et qui remarque qu’elle parle. Ce qui signifie que nous sommes un sujet et nos pensées un objet sur lequel notre conscience porte son attention.

C’est la conscience qui fait l’expérience de tout ce qui se manifeste à l’extérieur et à l’intérieur. C’est un aspect de nous-même qui est toujours là, ne change pas et qui observe. C’est l’observateur silencieux.

 

Puisqu’il s’agit d’arrêter de penser, je vous propose de laisser ce préambule de côté, de le mettre entre parenthèse pour venir à l’intentionnalité de la pratique qui consiste à vous libérer d’une habitude, celle de vous laisser happés par les choses qui se présentent devant vous et de prendre conscience qu’il existe un siège dans votre espace intérieur où vous pouvez vous asseoir et simplement observer ce qui apparaît.

 

Pratique : Les yeux ouverts, vous vous installez le plus confortablement possible sur vos chaises, vous plaçant dans le monde en prenant contact avec vos points d’appui, pressions plus ou moins fortes selon les régions du corps, manifestations de la loi universelle de l’attraction terrestre…

Puis je vous invite à jeter un regard circulaire sur le monde qui vous entoure, regarder la pièce, les murs, le plafond, les objets, les couleurs pour vous situer dans le lieu où vous êtes, parmi les personnes, celles qui sont loin de vous, plus proches, votre voisin, votre voisine….

Vous fermez les yeux tranquillement pour aller dans votre espace intime et vous observez ce qui s’y trouve, ce qui apparaît à la conscience. Vous pouvez entrouvrir les yeux quelques instants puis les refermer pour jouer avec les mouvements de votre conscience vers l’intérieur puis l’extérieur.

Je vous invite à les garder fermés pour la découverte tranquille de votre monde intérieur…

Vous laissez filer un peu plus longtemps vos expirations de façon à ce que l’inspiration se fasse naturellement….

Puis vos expirations se répandent dans votre espace intérieur qui se déploie peu à peu, comme si vous vouliez l’agrandir pour y être plus à votre aise. Vous pouvez même imaginer une belle lumière à l’extérieur dont vous vous emplissez sur chaque inspiration pour la diffuser dans cet espace….

Vous allez vous donner la liberté de vous déplacer à l’intérieur de vous-même… Je vous invite à vous promener dans cet espace, à l’explorer à le découvrir….

Cet espace où vous êtes est peut-être visité par des pensées, des sentiments, des projections, des images, des souvenirs et dans un premier temps, vous décidez de les éloigner…

Vous allez tranquillement au bout de votre amplitude respiratoire sans forcer pour les mettre au dehors tranquillement sur vos expirations.

Mais vous pouvez accepter ces visiteurs qui ne font que passer sans être perturbés par leur présence.

Puisque vous pouvez vous déplacer dans ce lieu, vous laissez vos pensées tourbillonner où elles se trouvent et vous pouvez vous en éloigner car vous n’oubliez pas que vous êtes l’observateur silencieux qui remarque que ce ne sont que des objets, des perturbations extérieures….

Vous pouvez même choisir un endroit où vous vous sentez bien et vous vous installer confortablement comme vous l’avez fait toute à l’heure sur votre chaise…

Vous prenez place confortablement sur un siège au plus profond de vous-même où tout est silence et où vous observez les objets devant vous, les pensées, les émotions ….

Au lieu d’être conscient de vos pensées, vous êtes conscient que vous êtes conscient de vos pensées…

Aucune de ces perturbations n’ont quelque chose à voir avec vous, qui êtes conscience et la conscience est distincte des choses qu’elle perçoit.

Elle est la lumière qui éclaire, elle n’est pas ce qu’elle éclaire…

Peut-être allez-vous vous libérer en découvrant qui vous êtes vraiment, non pas vous réduire à des pensées, des émotions mais une conscience infinie qui peut se focaliser sur un objet défini et limité….

Peut-être va-t-il émerger des profondeurs de votre conscience la réponse à cette question radicale : « Qui suis-je ? »…

Et chacun met en route pour lui-même le retour à l’espace extérieur.

 

Geneviève JOSSERAND – 39ème journée du 25/11/2017

 

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