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ennéagramme

 

 

  dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 19 / journée du 09/04/2005

Introduction :

Le terme « ennéagramme » vient de deux racines grecques : ennéa signifie neuf et gramma signifie lettres ou points.

L’E. est une méthode de connaissance et de transformation de soi.

L’E. permet de nommer et de décrire les mécanismes psychologiques qui enferment notre moi, de trouver les moyens pour nous ouvrir afin de pleinement déployer nos ressources intérieures.

L’E. est avant tout un outil destiné à la connaissance de soi et à la transformation personnelle. Sa finalité est double : se connaître et changer.

L’E. n’a pas seulement pour but de permettre à la personne de mieux se comprendre mais aussi de l’aider à évoluer, de l’accompagner sur un chemin de construction ou de reconstruction d’elle même.

L’E. propose une compréhension assez complète des types de défense mis en place par une personne, tout en proposant un chemin pour s’ouvrir et progresser.

L’E. est une méthode facile à comprendre qui se contente de décrire des situations et des attitudes que nous observons quotidiennement chez nous même et les autres.

L’E. est une méthode puissante de connaissance de soi et de transformation de soi et peut aider autant les psychologues que les personnes en charge d’accompagnement spirituel ou de coaching. Elle peut aussi éclairer toute personne en quête de changement intérieur. L’E. est complémentaire d’autres méthodes comme la caractérologie et la psychanalyse.

Connaître l’E. c’est entrer dans une démarche qui n’est pas anodine et dont on ne sort pas indemne. Il est impossible de comprendre l’E. de l’intérieur sans changer.

L’E. touche d’abord à l’image de soi. Découvrir et accepter son type c’est prendre conscience que beaucoup des valeurs dans lesquels on avait investi, des qualités dont on était fier, des comportements, des choix (même en amour et en amitié) que l’on croyait libres étaient pour une bonne part le résultat de conditionnements. Nous courrons donc le risque de nous décevoir et d’être atteints dans notre estime de nous même. En réalité l’E. ne touche que notre statue intérieure. Il brise le miroir où l’ego se complaît pour permettre le progressif avènement d’une personnalité enfin libre et heureuse.

Donc il est déconseillé en période de fragilité psychologique de faire ce travail à moins d’être aidée par une personne qualifiée.

La description de nos conditionnements, de nos défenses peut être déprimante, voire désespérante. Mais l’E. est un outil de connaissance de soi et de transformation de soi. Plus encore, de connaissance de soi en vue de la transformation de soi.
 

CHAPITRE PREMIER :

Découverte de l’ennéagramme :

« En pratique, la découvert de notre type risque de provoquer un certain choc, car nous nous apercevons simultanément que le type restreint nos choix et rétrécit notre point de vue » Helen Palmer.

Les neuf points regroupent donc et représentent les neuf facettes de la personne, ses neuf aspects, ses neuf visages.

Nous ne venons pas à la vie avec un type ennéagrammatique, celui-ci se constitue en fonction des avatars de l’existence et d’abord du milieu familial.

A la naissance, toutes les ouvertures du petit enfant sont prêtes à fonctionner, mais sa trajectoire, les meurtrissures reçues le fixeront dans tel ou tel type plus déterminé.

L’E. cherche non pas d’abord à expliquer le mécanisme d’apparition de notre blessure mais à décrire les attitudes de défense et de valorisation que celle-ci a engendrées. L’E n’exprime pas le pourquoi (l’origine qui est passée) mais le comment (le mécanisme qui fonctionne actuellement). Il ne décrit pas les causes de nos blessures, leur origine, mais le résultat, c’est-à-dire le comportement extérieur et l’attitude intérieure globale qui est la conséquence du mode de défense spécifique, la stratégie qui s’est installée.

L’E. exprime notre moi blessé.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais type. Chaque type magnifie une qualité indispensable.

L’E. est une invitation à faire un voyage en soi-même. Il est un moyen de se connaître mais en vue de se changer, de se transformer. Le but de l’E. est de dépasser la personnalité, ou le type figé compulsif pour accéder à son essence (les neuf types) donc à se rouvrir.

Bref historique, quelques noms :

On retrouve chez les grecs les neuf Muses de la mythologie grecque qui correspondent aux énergies présentes en chacun de nous, aux neuf facettes de notre énergie.

Chez les pères du désert on retrouve la distinction des passions qui deviendront les péchés capitaux.

L’origine de l’E. remonte au soufisme (branche mystique de l’islam) et aurait été développé à la fin du moyen age. Neuf types de comportement récurrents qui empêchent l’homme de trouver dieu ont alors été décrits ainsi que la compréhension des mécanismes qui permettent de lever les blocages.

Georges Gurdjieff né en 1877 dans le Caucase a redécouvert l’E.

On doit à Oscar Ichazo né en 1931 en Bolivie la première élaboration psychologique de l’E.

Claude Naranjo psychiatre chilien à partir des années 1970 va reformuler l’E. avec des termes proches de la psychiatrie actuelle.

Son élève Hélène Palmer, californienne, docteur en psychologie développe ses recherches et crée une formation de formateurs, elle publie à partir de 1988 différents ouvrages qui sont encore des références.

Robert Ochs jésuite américain a aussi été formé par Naranjo. Il fera connaître cette méthode de développement spirituel à de nombreux chrétiens qui se passionneront pour l’E.

Son éléve, le père Richard Riso membre de la compagnie de Jésus fondera une école.

 

Une méthode pour se changer :

On pourrait distinguer trois périodes dans notre vie :

Nous passons une première période que dure 20 à 30 ans où nous mettons en place notre personnalité, un ego riche d’un certain nombre de potentialités mais aussi rétréci dans ses richesses. Mais surtout ce moi est ignorant des talents qu’il a laissé enterrer et est convaincu du caractère totalisant de sa perception de la réalité.

Durant une seconde période de durée très variable, nous nous débattons avec ce faux moi. Des dysfonctionnements apparaissent dans la constitution de notre personnalité : malaise, sentiment d’échecs à répétitions, perte de l’estime de soi, durcissement qui semble irréversible. Ces dysfonctionnements peuvent aller jusqu’à des maladies graves. En tout cas, cette constatation conduit à des ajustements partiels. Le moi s’imagine qu’il s’agit d’un malaise passager requérant les seuls services d’une médecine légère quand il ne se convainc pas que le changement devrait venir du dehors. La persistance et souvent l’aggravation des dysfonctionnements devraient conduire à un changement de diagnostic et donc de thérapeutique. En fait c’est tout le moi qui est malade et s’est construit d’une manière trompeuse et tronquée. Il est difficile de s’en rendre compte parce que la construction du premier ego partiel et aliéné est inconsciente et plus encore qu’il est difficile de l’accepter parce que l’apparition du nouvel ego enfin ouvert et libéré relève de note décision.

Cette découverte, cette décision de changer et cette mise en œuvre signalent le début de la troisième partie de la vie qui est l’entrée progressive dans la sagesse, la douceur et l’amour. Mais on peut repousser cette échéance jusqu’au seuil de la mort.

L’E. est global, unitif car il décrit non pas telle ou telle blessure mais le moi blessé.

L’E. est positif car il décrit non seulement nos fermetures mais nos ouvertures, non seulement ce qui nous manque mais nos richesses. Il se fonde sur nos ressources.

L’E. est dynamique son but n’est pas de regarder vers le passé mais vers l’avenir donc de changer.

Il est difficile de changer pour trois causes principales :

L’inconscience de notre état.

Nos erreurs de jugement, nos facultés d’autojustification sont infinies.

Notre volonté de ne pas changer.

Il faut souvent attendre une crise pour que l’on se remette en question.

  

CHAPITRE DEUX : DESCRIPTIONS DES DIFFERENTS TYPES

Type 1 : LE PERFECTIONNISTE 

Avant tout le 1 évite la défaillance (et la colère qui en est la conséquence) et cherche à être parfait.

1 Mécanisme de défense

Les 1 se sont structurés par formation réactionnelle ou contre investissement de l’angoisse dans une représentation autorisée. Imaginons une éducation que culpabilise systématiquement toute colère. L’enfant se défendra en réagissant à sa colère et à l’angoisse née de la présence de ce sentiment interdit ; il adoptera la représentation autorisée par les parents en se montrant doux et travailleur.

Le 1 fut un bon petit qui a voulu répondre aux prescriptions parentales. Les parents le critiquaient facilement et le félicitaient beaucoup plus rarement. Aussi le 1 a-t-il eu l’impression qu’il devait être parfait.

1 La recherche de la perfection

Le 1 est un tracassier.

Il ne se supporte que parfait et irréprochable. Il ne supporte pas la moindre faille en lui. Aussi est-il habité par un besoin compulsif d’agir pour accomplir ce qui paraît le mieux.

Il vit sous l’influence d’une voix intérieure qui le juge et juge le monde. Il a l’impression de passer en permanence devant un tribunal insatisfait. Evidement il s’imagine que tout le monde vit dans ce flot de jugements.

Il est toujours à l’affût de l’erreur ; il se surveille et surveille les autres, compulsivement à la recherche de la faille.

1 L’affectivité

Ses sentiments passent à la trappe ; il est d’abord à l’écoute de ses devoirs, des règles à respecter et non de ses désirs profonds. Ce refoulement sévère et systématique de ses émotions lui coûte une énergie psychique considérable ce qui l’expose à la dépression ou à l’explosion, d’où une impression de tension, de fatigue assez fréquente.

Il est aux prises avec une ambivalence fondamentale : à la fois, il évite la colère car elle est une imperfection; en même temps, l’état de déception permanent qui l’habite le pousse à la colère. Cette colère contre soi et contre les autres est tellement enfouie qu’il n’en a pas conscience.

Cette colère est peu apparente, à peine la perçoit-on dans telle irritation de la voix, telle raideur de comportement. En revanche, les intimes, les proches l’entendent exprimer ses déceptions face à soi et ses ressentiments à l’égard des fautes d’autrui.

Le 1 est rarement paisible car il n’accomplit pas le programme qu’il s’est fixé. Sa vie est déception et insatisfaction constantes à, l’égard de lui-même mais aussi d’autrui. Il est souvent outré de ce que l’honnêteté et l’effort soient si peu récompensés.

Il est de bonne humeur tant qu’il pense pouvoir mener un travail à son terme.

Mais dés qu’il s’aperçoit que le temps, l’énergie ou les moyens lui manqueront, il sombre dans la colère, le découragement, voire la dépression.

Le 1 se nourrit de l’admiration d’autrui pour ses efforts même si c’est son tribunal intérieur qui importe le plus.

1 L’action

Sa question n’est pas « qu’est-ce qui est bien » mais « qu’est-ce qui est le mieux ».

Certain de son objectif, le 1 déploiera pour lui une grande énergie. Comme la perfection est possible, il met tout en œuvre pour y arriver.

Parce qu’il y a toujours moyen de s’améliorer, les loisirs sont en bonne partie occupés par cette quête d’un mieux. Le 1 ne peut se détendre qu’une fois toutes ses obligations remplies, c’est-à-dire jamais.

La méticulosité du 1 le rend souvent indécis. Précision vaut mieux que décision.

1 Le travail

Il est vital pour lui que les règles ne changent pas de manière arbitraire, ce qui serait source d’inquiétude, de tension et de colère.

En positif, le 1 est doué de grandes capacités d’organisation. Fermement convaincu de sa position, il peut la défendre contre toute opposition.

1 La relation à l’autre

Sans en avoir conscience, il ne supporte pas les imperfections de son entourage et est intolérant.

Il est déçu par les imperfections des autres, il veut les convaincre de faire comme lui.

Il insiste volontiers sur sa propre incompétence mais supporte mal les critiques car son jugement intérieur est aussi sans pitié. Il a aussi de la difficulté à accepter un compliment, il a tellement l’impression de ne pas être à la hauteur.

1 L’amitié

Il est prêt à sacrifier tout à sa tâche, même l’autre, à moins que son désir de perfection ne porte sur sa relation à autrui.

Il est un compagnon gai et apprécié. Son souci du moindre détail le rend intéressant et attentif à chacun et à la vie quotidienne.

Très attentif à la justice, il cherche la vérité et l’exige des autres.

1 Le temps

Le temps consacré à une tâche donnée n’est jamais suffisant.

Il privilégie le passé, le ressasse en permanence, craignant d’oublier la moindre chose.

Il note chaque temps, celui de son réveil, de l’arrivée d’une personne donnée, etc.

1 Le corps

Le 1 est tendu. Il n’est pas rare qu’il somatise ses tensions intérieures par des douleurs de la colonne vertébrale. Frustré en permanence, le ton de sa voix est souvent crispé, peu enjoué.

1 Moyens dévolution

Le 1 doit apprendre à faire non pas le mieux mais le bien (« le mieux est l’ennemi du bien » sagesse populaire) et découvrir qu’il y a plusieurs solutions correctes à chaque situation.

Il doit découvrir qu’il peut vivre sans être supervisé par un juge intérieur et apprendre à être à l’écoute de lui-même, à se distraire.

Il doit cesser de dire « je devrais » et le transformer en « je désire ».

Lorsqu’il veut faire une remarque négative, commencer par voire le positif.

Il doit accepter que ses amis aient des échelles de valeur et des comportements différents du sien.

Si il a des enfants, les laisser prendre des décisions et leur dire qu’ils sont aimés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font.

Accepter qu’une chose soit achevée non pas parce qu‘elle est parfaite mais parce que le 1 a décidé de l’achever.

Accepter de faire confiance et d’être aidé par un autre même s’il ne fait pas aussi bien.  

Le 1 stressé se désintègre en adoptant les défauts de l’individualiste (2). Il dirige alors son agressivité contre lui même et adopte une attitude mélancolique et autodestructrice.

Le 1 s’intègre en adoptant les qualités du jouisseur (7). Il apprend à écouter sa joie intérieure, à faire la fête, à se détendre.

 

Type 2 : L’INDISPENSABLE

Avant tout, le 2 fuit en permanence ses propres besoins et vit pour satisfaire les besoins des autres.

Ce désir d’aider les autres est une nécessité vitale, doublée d’une antenne pour détecter les besoins des autres. Il est profondément dépendant d’autrui. Le 2 blessé est donc mais il ne se l’avoue pas, en recherche d’un retour.

De ce fait, l’indispensable a une intuition des difficultés, des humeurs et des préférences d’autrui mais il est incapable de déchiffrer ses propres besoins et d’exprimer ses sentiments vrais.

2 Mécanisme de défense 

Le refoulement, mécanisme de défense par lequel le sujet repousse et maintient dans l’inconscient les images et les pulsions qui sont source d’anxiété, par exemple quand elles sont interdites.

Enfant, le futur 2 a refoulé tout ce qui pouvait concerner ses propres besoins et n’a gardé que ce qui pouvait intéresser les autres. Il a par exemple été élevé au mot d’ordre : « tu n’as pas de droits, tu n’as que des devoirs » mais il peut très bien se l’être dit à lui même sans jamais l’avoir entendu.

Il s’est ainsi façonné en petit enfant serviable, adorable, toujours prêt à rendre service. Il est devenu très dépendant des autres. Il se les ait attachés en se rendant indispensable.

2 La relation à l’autre 

Il est atteint du syndrome du « Saint Bernard », il cherche constamment à venir en aide aux autres.

Il consacre beaucoup de temps à faire l’inventaire des desiderata d’autrui. Il garde le contrôle de la situation en cherchant à plaire.

Il se tourne exclusivement vers les personnes qui ont besoin de lui, les paumés, les êtres en manque. Son amour est donc sélectif.

Le 2 a besoin qu’on ait besoin de lui. Aussi s’ingénie-t-il de multiples manières pour que l’autre en vienne à dépendre de lui

Il se rend indispensable à son partenaire, à son ami.

Pour obtenir l’affection dont il a tant besoin il peut devenir involontairement manipulateur.

Il est séducteur au sens étymologique du mot « il conduit l’autre à soi ».

Il est expert dans la capacité d’harmoniser ses sentiments avec ceux d’autrui pour établir un contact gratifiant.

Très vulnérable affectivement, il est en intense recherche d’affection et fera tout pour s’assurer l’attention de l’autre. Il n’a pas conscience de cette compulsion. Tout manque d’attention de la part d’autrui à son égard est vécu comme blessant. Il pourra alors nourrir une colère rentrée surdimensionnée en se plaignant par exemple que l’on n’apprécie pas ce qu’il fait.

Le 2 est chaleureux, dévoué, accueillant toujours prêt à rendre service, plein de tact. Sa conversation porte sur les besoins de son entourage qu’il cherche à combler. Se refusant à la violence, il ne s’attarde pas aux fautes d’autrui, mais plutôt à leurs manques et à leurs peines qu’il veut soulager. Pour lui rendre service, aimer est plus important que de juger.

Le 2 a le choix entre une attitude d’empathie chaleureuse et une adaptation manipulatrice aux désirs d’autrui en vue de s’assurer son attention et son amour.

2 L’amitié

Le 2 entretien des amitiés avec des personnes non autonomes qui entrent dans un besoin de dépendance. Si l’autre n’éprouve pas de besoins quel intérêt y a-t-il à poursuivre la relation ?

2 L’affectivité

Le 2 a le désir non pas tant d’une relation sexuelle que de savoir que l’autre ressent une attirance sexuelle. Ses pulsions sexuelles sont donc réduites il a même peur de ses pulsions sexuelles profondes comme de toute relation intime prolongée, de toute amitié sincère car elles exigent de lui qu’il exprime son moi réel. Or il l’ignore tant il confond ses multiples moi de surface et son essence profonde. Il a besoin de n’offrir qu’une partie de lui.

2 La relation à soi

Il n’a pas le souci de ses propres besoins, il les fuit. Il angoisse de rentrer en lui même. La solitude lui est particulièrement pénible.

En cherchant à correspondre aux besoins des autres il change d’identité en fonction d’eux. A force de chercher sa sécurité dans le regard positif d’autrui il en arrive à se demander qui il est vraiment.

2 Le temps 

Il se mesure au temps passé avec autrui, il est rempli par les relations interpersonnelles. Le temps lui est extérieur, il appartient aux autres.

2 Le travail 

Il importe moins que les relations. Il choisit des professions où prime le relationnel et la relation d’aide.

Il a besoin d’être aimé par les personnes sécurisantes qui ont l’autorité et trouve les moyens d’obtenir leurs bonnes grâces.

Il est très sensible à toutes les fluctuations affectives de son patron et de ses collègues et a peur d’être rejeté et alors tente de susciter une réaction favorable.

2 Moyens d’évolution

Le 2 doit accepter l’idée de pouvoir être aimé même si il ne donne rien et qu’il est aussi important de savoir recevoir l’amour que d’en donner.

Il doit s’autoriser à exprimer ce qu’il ressent, ce qu’il désire et non pas ce que les autres attendent de lui. Oser mettre des limites à l’exigence d’autrui.

Savoir entrer dans une vraie relation d’amour détachée et désintéressée.

Cesser de se rendre indispensable aux autres afin de les tenir en son pouvoir.

Pardonner à ceux qui n’ont pas reconnu tout le bien qu’il a cherché à leur faire.

Avoir des relations d’amitié avec des personnes qui n’ont pas besoin de lui. Attendre que les autres demandent leur aide au lieu de l’anticiper.

S’engager dans des activités qui donnent du plaisir sans pour autant qu’elles aident autrui.

Stressé le 2 se désintègre en adoptant les défauts du petit chef (8). Se sentant trop méconnu, il perd sa gentillesse, l’amour propre blessé prend le dessus.

Alors le 2 laisse libre cours à sa colère et devient autoritaire, imposant à l’autre le bien qu’il proposait. Cela peut aller jusqu’à une amertume et une haine sans bornes contre ceux qui ne lui rendent pas son amour.

Le 2 s’intègre en adoptant les qualités de l’individualiste (4). En effet, ce dernier a une haute estime de lui et ne s’occupe beaucoup de lui ; il sait aussi s’affronter à ses zones d’ombre, il a fait l’expérience de la souffrance. En plongeant en lui-même, le 2 brise la tentation d’orgueil et peut devenir enfin ami avec lui-même.

 

TYPE 3 : L’ARRIVISTE

Avant tout, il évite l’échec et poursuit la réussite et les succès. Il s’identifie souvent à sa fonction, à son travail et celui-ci à son efficacité et à ses performances.

Il ne retient que les réalisations positives, amplifie les succès, ignore les échecs dans lesquels il ne pas voir autre chose qu’un stimulant.

3 Mécanisme de défense

Le mécanisme de défense du 3 est l’identification. Le sujet assimile un aspect de l’autre et se transforme sur ce modèle.

Le futur 3 était félicité non pas pour ce qu’il était mais pour ce qu’il faisait et ses résultats. Alors il a essayé de répondre à ce que l’on attendait de lui. Il s’est construit en s’identifiant aux désirs de ses parents. Comme on ne s’intéressait pas à ses états intérieurs, le 3 a appris à se centrer sur ses conduites extérieures et à coller à l’image qu’on attendait de lui. Ce qui compte pour lui, c’est le retour : « Que penses-tu de ce que j’ai fait ? »

3 Le travail

Le 3 mène à bien sa tâche, mais seulement si elle comporte quelque chance de réussir. Il aime la compétition qui le stimule.

Il s’identifie à sa profession, à ses réalisations. C’est un gros travailleur qui choisit souvent une profession où il mène lui-même ses affaires et où il puisse être en représentation.

De ses employés, le 3 exige un travail parfait, impeccable et supporte mal l’incompétence comme la paresse ou l’inefficacité. Il n’est pas tatillon, scrupuleux sur l’horaire si le travail est fait et bien fait.

En positif il est objectif, fait un bon conseiller, un bon directeur et pousse l’autre à développer ses compétences.

3 L’action

Il est souvent hyperactif, constamment sur la brèche et peut être inquiet de ne rien avoir à faire avec alors le sentiment de ne pas exister. Il ne sait pas baisser le régime même en vacances.

C’est un drogué de l’activité qui nourrit un besoin compulsif d’exceller, de réussir. Enthousiaste, il dynamise ses coéquipiers. Il sait organiser, décrire les buts, répartir les tâches, déterminer les critères de réussite..

Il aime être en position d’autorité car c’est ce qui lui apporte le maximum de gratifications. Il mettra en place toute une stratégie pour devenir le meneur de son groupe (type golden boy sans états d’âme ni scrupule).

Il multiplie les activités en parallèle avec l’angoisse d’un nouvel échec. Accomplissant une activité, il est déjà en train de préparer la suivante.

Son besoin compulsif de faire l’empêche malheureusement de laisser émerger sa créativité véritable.

En positif, le 3 n’a aucun problème pour prendre des décisions. Son enthousiasme est communicatif, et sa capacité de travail grandement appréciée, stimulante.

3 La vérité

Le besoin de réussite du 3 est si grand qu’il peut manipuler l’autre sans même s’en rendre compte. Son souci de réussir entraîne celui de paraître. Il soigne son aspect extérieur. Il aime plaire, s’habille bien.

Il est prêt à tout pour réussir, même à utiliser la tromperie et la ruse.

3 La relation à l’autre

Il est très soucieux de l’image qu’il donne de lui aux autres. Son attention est focalisée sur les signes extérieurs de réussite professionnelle et sociale. Fier de ses résultats, il ne manque pas une occasion de les afficher. Convaincu de sa supériorité, il centre narcissiquement sa vie sur lui.

Il sait spontanément s’ajuster à l’attente d’autrui qui approuvera le travail bien fait. Il sera le prototype de la norme culturelle valorisée (matériel sportif dernier cri..).

La performance étant ce qu’il y a de plus important, celui qui réussit y sacrifie sa vie et celle de ses proches. Il néglige sa vie privée qu’il peut sacrifier à son désir de pouvoir.

3 L’affectivité

Il n’est pas à l ‘écoute de son affectivité. Occupé continuellement, il n’a pas le temps de descendre en lui pour nommer ce qu’il ressent et ne le souhaite pas. Il n’a aucun moment libre pour qu’affleurent ses sentiments.

Le 3 ne sélectionne que les affects valorisés. Tant qu’il sentira qu’il peut agir et qu’il peut garder l’espoir d’un avenir ouvert et meilleur, il écartera les sentiments de tristesse, de découragement, d’angoisse.

3 L’amitié

La relation vraie et profonde avec ses amis lui est difficile. En effet, l’apparence extérieure, physique, est très importante pour le 3, la sienne et celle de l’autre, de sorte que les sentiments profonds et les qualités essentielles peuvent passer au second plan.

Persuadé que sa valeur dépend de ce qu’il fait et non pas de ce qu’il est, il croit qu’il obtiendra de l’attention et de l’amour par sa réussite. Son appétit insatiable de réussite égoïste et de reconnaissance personnelle l’éloigne des siens.

3 Moyens d’évolution

Le 3 doit apprendre à se reposer, à partir en vacances en laissant le travail à la maison matériellement et psychologiquement.

Il doit prendre conscience que les autres n’ont pas les mêmes capacités, la même énergie, le même désir de vaincre que lui.

Il doit accepter son niveau de réussite pour se consacrer mieux à son entourage et ne pas chercher à toujours étaler ses réussites professionnelles.

Découvrir que le travail est peut être une drogue qui permet de fuir l’angoisse. Prendre conscience du stress que sa permanente fuite en avant communique aux autres.

Oser dire la vérité et afficher ses vrais sentiments.

Accepter l’idée d’être digne d’être aimé non pas pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est.

Parent, prendre conscience des attentes excessives à l’égard de ses enfants.

Stressé, le 3 se désintègre en adoptant les défauts du temporisateur (9). Comme lui, le 3 sera tenté de fuir ses propres besoins et son identité profonde. Cette évolution négative se produit lorsque le 3 ne se sent pas reconnu. Sa vie lui apparaît alors vide et la tentation le saisit de s’endormir dans l’apathie fuyante voire suicidaire du temporisateur.

Le 3 s’intègre en adoptant les qualités du légaliste (6). Le 6 apprend la loyauté, la vérité dans la relation à l’autre. Il apprend au 3 à se donner pour une cause qu le dépasse et ne nourrit pas ses ambitions personnelles sans perdre sa combativité de son activité.

 

Type 4 : L’INDIVIDUALISTE

Avant tout, le 4 évite la banalité et cherche l’originalité, l’intensité dans la relation : il trouve sa joie à affirmer sa différence.

 

4 Mécanisme de défense

L’introjection. Par introjection, « le sujet fait passer sur un mode fantasmatique du dehors au dedans des objets et qualités inhérentes à ces objets.»

Souvent, le 4 a connu une grave rupture dans son enfance qui se trouve ainsi divisée entre un avant édénique et un après infernal.

Cette rupture peut être le deuil d’un parent proche. Alors il s’est dit : « Qu’est-ce que j’ai fait mal ! C’est de ma faute. Si je l’avais mieux aimé ! Personne ne peut ressentir ce que je ressens. Je suis vraiment trop différent ! »

Le 4 avale les évènements sans les assimiler : ils sont à l’intérieur de lui mais non intégrés, comme des corps étrangers. Par exemple, il n’a pas fait le deuil des évènements douloureux et se culpabilise. Voilà pourquoi il est incapable de contenir ses émotions passant par des extrêmes véritablement vécus de manière excessive et théâtrale.

La sublimation. Mécanisme de défense par lequel la pulsion interdite, ici l’angoisse est dérivée vers un but acceptable, socialement valorisé. La souffrance du 4 est souvent liée à un sentiment réel d’abandon dans la petite enfance. Depuis, il est resté fixé sur la représentation d’un amour perdu, et sa vie rejoue en permanence la recherche de cet amour inaccessible et idéalisé.

4 L’affectivité

Le 4 est toujours à la recherche de sensations et sentiments authentiques et intenses. Il s’impatiente face à la platitude des impressions ordinaires. Cette recherche de l’unique le pousse à idéaliser, à s’attacher à ce qui est beau, luxueux, de bon goût. Il donne à son entourage l’impression de tout dramatiser.

Pour lui, la vie est une succession très éprouvante de montagnes russes sentimentales. Cette affectivité à vif, à fleur de peau cette hypersensibilité le met souvent à la torture.

Ce qui est caractéristique du 4 c’est cette capacité à faire de ces sentiments extrêmes le matériau de son existence et de donner à ses affects et aux évènements de la vie ordinaire une dimension esthétique, tragique. Il utilise sa douleur comme une occasion. Jouir de souffrir… dés lors il peut craindre de la thérapie.

Le 4 crée une atmosphère nostalgique de doux regret qui va parfois jusqu’à la dépression. Sa dépression présente une caractéristique : il manque, il a toujours manqué. Il y a 3 sortes de 4 : les foncièrement dépressifs, les foncièrement hyperactifs et les cyclothymiques. Il ne connaît pas les vécus émotionnels intermédiaires, il en arrive à perdre le contact avec la réalité.

Il peut être colérique mais sa rage est tournée vers lui. Dans son autocritique il s’estime ne pas être assez bien pour attirer l’attention et mériter l’amour.

Il est habité par une crainte de l’abandon et réagit à chaque attitude d’affection ou de rejet.

4 La relation à l’autre

Il a toujours l’impression qu’il lui manque quelque chose que les autres ont.

Les autres ne comprennent souvent rien aux orages intérieurs de son affectivité et il se sent incompris et a une nette tendance à s’exclure. Il pleure volontiers sur l’incompréhension extérieure mais il ne veut surtout pas lâcher son côté sombre qui lui donne l’impression d’être unique et de ne pas se mêler au monde.

Cette volonté inconsciente d’être à part de ne pas être assimilé aux autres se traduit par une attitude d’isolement, voire de dédain. Il arbore un sourire, un air entendu ou de supériorité.

La relation à l’autre est rarement naturelle pour le 4, il a l’impression pénible de jouer un rôle.

En positif son hypersensibilité l’éveille aux misères d’autrui. Compatissant, il devine la solitude et l’incompréhension dont l’autre est victime.

4 L’amitié

Hypersensible aux attentions, il se trouve profondément blessé par les maladresses, les manques de délicatesses des amis de qui il attend beaucoup.

Son attitude distanciée le coupe de ses amis.

Du fait de sa tendance à l’idéalisation, de son besoin de vivre l’exceptionnel le 4 est d’une grande exigence et constamment menacé par la déception. Dès lors, grande est la tentation de fuir ou de chasser le partenaire, l’ami. De plus il craint lui même de décevoir l’autre, il a peur de l’intimité réelle, dévoile ses mille misères et fragilités qui pousseront l’autre à l’abandonner ce qui réactiverait le rejet qu’il a subi à l’aurore de la vie.

En positif, le 4 a une expérience intime de la souffrance qui le prédispose à la compassion et le rend apte à aider les personnes en deuil, pendant des périodes difficiles.

Il sait aussi relever chez un ami ses qualités et souligner ses potentialités. Il reconnaîtra dans la personne la plus banale l’être unique qui s’y cache.

4 La relation à soi

L’impression que le 4 a d’être incompris tend à le replier sur lui, de sorte qu’il ne se livre pas. Il craint trop le jugement pour permettre à autrui de pénétrer dans son jardin secret. Il vit donc un paradoxe : en intense besoin de relations affectives fortes, il se dérobe à la réciprocité.

L’estime de soi du 4 est réduite. Aussi tendra-t-il à sur valoriser son image extérieure. Son habillement sera le plus élégant sinon il cherchera au moins à exprimer sa différence.

Son comportement rappelle cette originalité affectée, recherchée.

4 L’intelligence

Le 4 privilégie l’expression intuitive et soupçonne le raisonnement.

L’intuition permet à l’individualiste de s’harmoniser naturellement à l’humeur de la personne qu’il rencontre : il entre en résonance spontanée, émotionnelle avec autrui et saisit son état intérieur avec une finesse qui étonne. D’ailleurs cette empathie peut à ce point l’envahir qu’elle dérange l’exercice de l’intelligence et interdit une bonne mise à distance.

4 L’action

Le 4 craint la loi, la contrainte, tout ce qui pourrait lui faire perdre sa personnalité. Une méfiance viscérale le fait fuir tout cadre dont il croit qu’il va éteindre ses potentialités et flétrir sa spécificité.

Il est souvent sensible aux personnes douées d’autorité. En revanche, il méprise et déconsidère celui qui ne brille pas à ses yeux. Il n’est pas anarchique mais il ne prend pas au sérieux le règlement qui brime son originalité.

4 Le travail

Il a un sens inné de l’expression symbolique, artistique ou non. Spontanément, il sait créer de la beauté autour de lui, à la maison, dans son travail.

Ce type fuit l’ennui ; il cherche à esquiver l’ordinaire et embellira sa vie professionnelle, comme il décore son chez-soi, changeant régulièrement d’intérieur et s’entourant de jolies choses. Autant de moyens pour atténuer l’impression de privation de vide.

Aussi, spontanément, choisit-il une profession d’artiste où il pourra faire valoir son souci esthétique.

4 Le temps

La tendance à l’idéalisation valorise le futur et dévalorise le présent : l’essentiel pour l’ 4 est de se préparer à une relation intense.

Dans le présent le 4 tend à se focaliser sur l’imparfait.

De même que la relation du 4 à l’affectivité est ambivalente (entre excitation et dépression), sa relation au temps va et vient entre le passé et le futur. Il est tourné vers l’absent de la soirée, le contact manqué de la journée, ou bien vers la rencontre passionnante qui se profile.

4 Moyens d’évolution

Accepter son état affectif est encore plus difficile au 4 qu’aux autres types. Il aimerait être moins « à fleur de peau ».

Il doit se rappeler que les crises affectives sont momentanées et que la vie intérieure permet aussi de relativiser, de situer sa vie sentimentale.

Essayer de chasser les regrets stériles et les découragements, il n’est jamais trop tard pour changer.

Oser affronter les personnes qui le contrarient afin que la colère ne se retourne pas en tristesse intérieure.

Cesser de ressasser les évènements douloureux et en faire le deuil.

Prendre conscience de filtre négatif qui fait sélectionner uniquement les manques.

Chercher à entrer dans une plus grande estime de soi.

Cesser d’envahir les autres par ses émotions et son ressenti tout en pensant « pourquoi parler, puisque personne ne peut me comprendre ».

Essayer de sortir du culte de la pure singularité pour communiquer.

Stressé, le 4 se désintègre en adoptant les défauts de l’indispensable (le 2). Le 4 ne se replie pas totalement sur lui même car l’autre a beaucoup d’importance pour lui. Le 4 alors utilise la relation pour que l’autre le prenne en pitié. En même temps, il risque fort de haïr cette personne dont il a besoin et qui ne répondra jamais à son attente et dont il ne voudrait pas être dépendant.

Le 4 s’intègre en adoptant les qualités du perfectionniste (le 1). Son monde structuré, fait de rigueur, de constance, de travail accompli apportera la paix manquant au chaos de sentiments qui ne cessent de le bouleverser. Il apprend que les valeurs comptent plus que les états affectifs. Il permet aussi d’entendre une critique objective de ses défauts sans les prendre comme une critique de sa personne.

 

TYPE 5 : LE CEREBRAL

Avant tout, il s’isole et cherche à éviter le vide intérieur et désir accumuler du savoir pour combler ce vide. Penser et ne pas dépenser, tel est son mot d’ordre. Aussi le nomme-t-on le plus souvent observateur avec l’image d’une forteresse impénétrable.

Son attitude se résume en trois S : Séparation, Secret, Supériorité.

5 Mécanisme de défense

Son mécanisme de défense est l’isolement. Ce mécanisme consiste à isoler une pensée ou un comportement en vue de le déconnecter du reste de l’existence du sujet. Il s’est protégé du monde douloureux en se mettant à distance. Plus la vie est difficile, plus il l’observe de loin.

Cette défense est souvent née de deux scénarios mis en place dans l’enfance : aucune communication ou absence (décès ou séparation) de l’un des parents ou les deux) ; impression permanente d’intrusion des autres dans son intimité, ses pensées, ses sentiments. Ce qui peut être le cas dans les familles nombreuses. Dés lors il a du se constituer une forteresse intérieure.

Il s’isole, se sépare du réel, notamment en sa charge émotionnelle. Il se scinde en deux, son mental et ses émotions.

5 L’isolement du réel 

Le 5 observe la réalité avec une grande finesse et l‘enregistre dans sa mémoire. Il multiplie les moyens de distanciation et de protection. Il est jaloux de son intimité, de son espace privé. Il prend du recul pour évaluer correctement le réel.

5 L’affectivité 

A la question « qu’est-ce que tu ressens » ? Le 5 répond «voilà ce que je pense ». Il n’est pas spontané, ses réflexions, ses sentiments comme ses réactions sont le plus souvent contrôlés.

Il est habité par des émotions profondes mais qui sont d’emblée dévalorisées au profit des idées. Il n’exprime pas ce qu’il ressent.

Le 5 est contrôlé, il parle de manière calme et tranquille. Ayant compartimenté sa vie, les évènements l’affectent peu.

5 L’intelligence

Sa vie intérieure et intellectuelle est riche. Habité par le désir de connaissance il consacre beaucoup de temps à engranger des connaissances.

Quand il expose sa pensée il le fait avec un grand ordre et un souci de clarté.

Il parle peu avec autrui, il peut s’enfermer dans le silence d’abord parce qu’il s’ennuie. Il déteste les propos superficiels.

Il n’avance rien qui ne soit vrai. Quand la parole lui est donnée il transforme tout dialogue en cours.

5 L’action

Il aime la vie mais pour la regarder non pour s’y engager. La vie est trop fascinante pour la dédaigner, mais trop effrayante pour s’y impliquer.

Sa satisfaction, il la trouve dans l’isolement mais un isolement rempli de pensées et de réflexions.

Le 5 aime déléguer et encourage autrui dans ses décisions. Son cloisonnement à l’égard des affects en fait un excellent décideur.

Il n’aime pas être surpris, il apprécie d’être informé afin de prévoir ce qui arrivera.

5 La relation à l’autre

Son premier mouvement est tourné vers lui, l’enrichissement de sa vie intérieure et non pas autrui. Il est remarquablement indépendant. L’autre l’épuise. Son maître mot est la solitude. Il est attiré par la vie sociale mais pas prêt à lui sacrifier son intimité. Il peut se rendre injoignable et dresser des murs entre lui et les autres.

Son silence gêne autrui qui se sent jugé. Sa réserve et son non engagement dans la relation irrite, voire blesse l’autre.

Son besoin de demeurer seul fait qu’il a du mal à entendre les appels au secours. Il est ressenti comme froid, peu généreux, distant.

Il déteste qu’on lui impose un rythme. Il a besoin d’avoir tout son temps pour vivre, ressentir.

Il écoute autrui avec beaucoup d’attention et retient l’essentiel. Dans la vie quotidienne il est plutôt gentil, ni ne critique ni ne juge car son approche du réel est celle de la curiosité.

Il aime les voyages, peut aller vers les autres, observer une nouvelle culture en se concentrant sur un maximum d’expériences dans un minimum de temps.

5 L’amitié

Comme la condition de l’épanouissement du cérébral est l’accumulation de connaissances, il court le risque de les subordonner à sa recherche de savoir. Il ne faut pas le déranger sans crier gare.

Il risque de transformer toute relation un peu intime en relation d’écoute et d’accompagnement et de se dérober à la réciprocité.

Sa relation à l’amitié est complexe : il peut attacher une grande importance à une brève rencontre, ne jamais présenter ses amis les uns aux autres ou ne pas les informer de ce qui lui arrive. Si les amis sont avisés ils feront du 5 leur conseiller observateur et n’attendront pas de lui des débordements d’émotions ni qu’il prendra des initiatives dans la relation.

Le retrait du 5 dans son intimité n’est pas de l’indifférence. Un lien plus mental qu’émotionnel très puissant peut se créer dont seul le 5 a conscience. Cette relation peut être durable même si elle est le plus souvent limitée dans le temps et l’énergie.

Parent, il a le don de faire parler ses enfants et se passionne pour la signification de toutes leurs expériences. Ami, il est un excellent confident. Collaborateur, il encourage ses collègues à prendre des initiatives.

5 Le travail

Le 5 aimera un travail qui valorise la connaissance et l’observation du réel.

Il évite le contrôle autoritaire, imprévisible et permanent de son activité.

Il attend la fin d’une réunion pour intervenir avec brio en résumant et analysant ce qui s’est dit.

Il a tendance à se dérober à la confrontation. S’étant construit sur l’évitement du contact, le conflit ou la négociation le laisse désarmé.

Il préfère sa liberté à tous les avantages par exemple financiers qui étouffent et obligent.

Lorsqu’il est serein et reconnu dans ses besoins d’isolement, le 5 est un excellent collaborateur doué de sang froid, bien organisé. Excellente éminence grise face à ses collègues angoissés par la situation.

5 Le temps

Le temps est ce qui manque toujours au cérébral pour satisfaire son avidité. Il en est donc avare.

Les instants passés avec autrui à partager ce qu’il est et ce qu’il fait sont vécus comme une perte de temps. Le savoir qu’il accumule suffit à le combler sans qu’il ait besoin de le communiquer.

Il compte le temps qu’il consacre à chacun de ses engagements. Il est très présent à ce qu’il fait tant que son activité ne déborde pas le temps qu’il lui a accordé. Il devient impatient dés que le délai est écoulé.

Pour le temps est toujours passionnant, il s’y écoule des événements qui valent la peine d’être vécus.

5 Le corps

Chez lui l’intellect domine le corps.

Au lieu d’être à l’écoute de son corps, il fait tout pour passer à la réflexion.

5 Moyens d’évolution

Le 5 doit apprendre à exprimer ses sentiments, son affectivité en surmontant sa crainte d’être dépendant de l’autre.

Cesser de toujours intellectualiser, faire confiance à ses intuitions et pas seulement à ses analyses.

S’engager dans une activité, cesser d’être observateur.

Découvrir qu’il peut être aimé non pas pour ce que qu’il sait mais pour ce qu’il est.

Le 5 se désintègre en adoptant les défauts du jouisseur (7) et en cherchant sa consolation dans les sensations, en intellectualisant les sentiments.

Le 5 s’intègre en adoptant les qualités du protecteur (8), en développant le sens de l’action, de l’entreprise, en s’engageant.

 

Type 6 : LE LEGALISTE

Avant tout le 6 recherche la sécurité dans l’obéissance à une loi extérieure édictée par le groupe et par une autorité. Il fuit ce qui n’est pas conforme à cette loi.

Il a une grande intuition pour repérer les sources de danger potentiel, les mauvaises intentions des autres. Toute son attention est dirigée avec méfiance sur les périls que lui ou ses proches encourent, d’où la difficulté presque insurmontable de « positiver ». D’emblée le monde est le lieu de tous les dangers.

6 Mécanisme de défense

Son mécanisme de défense est la projection. Par la projection le sujet expulse de lui et localise dans l’autre des désirs qu’il refuse en lui.

Enfant, le 6 a été inquiet à l’égard de l’attitude parentale : il ne pouvait prévoir le comportement de ses proches. Souvent il n’a pas compris tel ou tel changement qu’on n’a pas pris le temps de lui expliquer et qui ont été sources d’inquiétude. « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ».

Le 6 a été un enfant insécurisé qui a perdu confiance dans l’autorité. Depuis, il est dans une attitude ambiguë par rapport à l’autorité et donc de la loi du groupe.

Il s’en méfie et, pour atténuer son insécurité il cherche une protection forte à qui il donnera en retour sa loyauté. Il est toujours entre soumission et rébellion.

6 L’affectivité

L’attachement du 6 à la loi est lié au besoin sécuritaire. Il est donc habité voire dévoré par la peur. C’est elle qui le plus souvent le fait agir. Le monde extérieur, l’autre sont pour lui à priori menaçants.

Enfant, il avait souvent peur du noir et se faisait un monde de pas grand-chose. Il se racontait des histoires terrifiantes sur tout et rien.

Adulte, il peut croire en l’existence de complots en tous genres, à des ennemis cachés…

Parfois cette crainte est vague, elle est simplement tournée vers l’incertain. L’avenir, l’imprévisible, le nouveau sont des sources permanentes d’insécurité.

L’objet général de la crainte du légaliste est la nouveauté.

Il fonctionne souvent à la méfiance et au doute. Son sens des responsabilités l’amène à prendre les choses au sérieux et à perdre facilement le sens de l’humour.

Sa crainte lui fait développer une imagination importante. Celle-ci nourrit sa tendance à l’accusation et à l’interprétation. Scrutant l’environnement à la recherche des signes de menace, il envisage alors le pire scénario, sans percevoir qu’il pourrait aussi y avoir un scénario positif.

6 Deux espèces de légaliste ou deux visages du même légaliste

On distingue les phobiques et les contre - phobiques. Le 6 est mû par la peur. Contre la peur il y deux attitudes possibles : la fuite ou la contre-attaque.

On rencontre la première attitude chez le phobique qui se laisse dominer par sa crainte et la seconde attitude chez celui qui décide d’affronter le danger et qui peut se protéger en agressant.

Tout 6 est tantôt phobique et tantôt contre - phobique. Le passage subi inattendu de la peur, parfois extrême à une colère tonitruante est caractéristique du 6.

6 La relation à l’autre 

Lorsqu’un inconnu s’approche du 6 son premier réflexe est celui de la crainte plus ou moins agressive : « que me veut-il ?.. »

Le 6 a besoin de se lier à un groupe qu’il sur valorise. Il cherche à se conformer à ce qu’on attend de lui. L’importance donnée au groupe tend à durcir la distinction entre le groupe et l’extérieur. Toute attaque ou toute menace visant le groupe est considérée comme un danger.

La norme lui est essentielle. Il a besoin de se référer aux règles, aux exigences, aux documents. Il a aussi besoin de directives claires et circonstanciées.

Chaque mot écrit ou prononcé est important.

Il peut être libre détendu lorsqu’il est en sécurité dans le groupe par exemple ou très exigeant, formaliste et tendu dans d’autres circonstances.

Le 6 est apprécié pour sa loyauté.

Il veille à ce que le règlement soit appliqué sans faille. Il sera dur et exigeant face à quelqu’un qui sort de la norme. Il s’entêtera et se fermera.

Ce type fait des mariages durables car il a le désir de réussir son union et en étudie les différentes données.

6 La liberté 

Pour décider, le 6 aime prendre conseil et se rassure de penser que le groupe, des personnes d’autorité lui indiquent une direction ou confirment la sienne.

Sa motivation est externe puisqu’elle vient du groupe.

En sécurité, il se donne avec cœur et constance. Considérant le groupe comme important, il peut déployer une grande énergie et est prêt à tous les sacrifices.

Il peut s’occuper des opprimés.

6 Le travail 

Le 6 nourrit un profond besoin de sécurité. Il peut idéaliser son chef et rejoindre un groupe solidaire ou bien se rebeller contre l’autorité suspectée de manipulations.

Il a une grande capacité à se dérober à la réussite car il en a peur. Il craint parfois plus encore de surpasser ses parents et de réussir mieux qu’eux.

6 Le temps 

Il a un rapport craintif au temps : il a besoin de prévoir, d’anticiper pour se sentir en sécurité. Le futur est donc envisagé négativement.

Il craint la nouveauté et préfère les sentiers déjà balisés. Là où un autre perçoit une aventure, lui perçoit une menace.

6 Moyens d’évolution

Le 6 doit prendre conscience de l’importance de la crainte dans sa vie, développer son intuition et ses sentiments, apprendre à faire confiance, à se faire confiance. Reconnaître combien il a besoin de l’accord de l’autorité, des membres du groupe. Travailler l’écoute pour s’ouvrir à l’autre. Aiguiser son sens de l’humour, chercher à voir le positif dans les situations.

Le 6 se désintègre en adoptant les défauts de l’arriviste (le 3) et se placer en position de pouvoir, chercher à gagner à tout prix.

Le 6 s’intègre en adoptant les qualités du temporisateur (le 9). Il apprend alors à ne pas juger, à faire confiance à l’autre.

 

TYPE 7 : LE JOUISSEUR

Avant tout le jouisseur tend à éviter la souffrance et à chercher le plaisir et l’ouverture à la nouveauté. Il a quelque chose de l’éternel adolescent, de ce que l’on a pu appeler le syndrome de Peter Pan.

7 Mécanisme de défense

Son mécanisme de défense est la rationalisation. Celle-ci consiste en une présentation et une explication des désirs en vue de les rendre logiques qu plan rationnel et acceptables au plan moral.

L’histoire familiale du futur 7 est souvent heureuse. Il ne garde pas d’amertume de son enfance. Enfant, il s’est défendu de l’angoisse en éliminant tout ce que était déplaisant.

7 L’affectivité

La motivation de fond du 7 est la recherche du contentement. Aussi fait-il constamment des projets de bonheur et a-t-il besoin de maintenir son excitation à un niveau élevé, de se sentir émotionnellement bien (ce qui est tout le contraire du 4 familier de la souffrance intérieure).

Son goût pour les choses agréables, sa fuite systématique des désagréments le rendent souvent optimiste invétéré. Il amplifie les plaisirs de la vie. Il est tout l’opposé de l’inquiétude toujours désappointée du perfectionniste.

Son narcissisme le conduit à se surévaluer et à idéaliser ses potentialités.

Le 7 trouve du plaisir dans la vie. Celle-ci est toujours intéressante, offre des possibilités illimitées. Il a volontiers le sens de l’humour, aime raconter des histoires amusantes ou palpitantes. C’est un compagnon agréable qui sait repérer les bons côtés de la vie.

Comme le besoin de plaisir demeure ou s’accroît dans le renouvellement il est toujours à la recherche de plaisirs nouveaux. Inversement il a de la difficulté à répéter la même tâche.

Glouton d’expériences inédites, il veut goûter tous les possibles, par exemple introduire plusieurs soirées dans une seule plutôt que s’engager à fond dans l’une d’elles.

7 La décision

La volonté du 7 est faible car elle est tenue en laisse par la recherche du plaisir. Il ne quitte que difficilement et coûteusement ce qui lui plaît et fuit devant la difficulté.

Il ne peut s’engager que si la voie choisie ne ferme pas d’autres alternatives. La crainte voir l’angoisse monte lorsqu’il sent ses possibles s’affaiblir ou un engagement permanent lui obstruer d’autres voies. Il multiplie les manœuvres pour ne pas se laisser coincer.

Sa vie fourmille d’activités où il veut exceller mais où il ne s’engage pas à fond. En ce sens il diffère profondément du 3 dont la valeur repose sur une réussite méritée et un travail acharné. Le 7 est souvent plus créatif que le 3 ; en revanche il cultive beaucoup moins ses talents.

7 La relation à l’autre

Le 7 sait charmer et désarmer par la plaisanterie. Il préfère le contact intellectuel agréable à l’échange en profondeur.

Il ne se livre pas, la relation à l’autre est superficielle puisqu’elle est réduite à l’agrément. Cette personnalité agréable est l’un des types les plus narcissiques.

Le 7 déteste la routine.

Le 7 fonctionne d’abord au charme, à la séduction. Bavard et joueur, il aime les discours. Il évite le conflit en tournant les tensions à la plaisanterie ou en les désamorçant par la parole.

Son goût pour l’intellectualisme lui fait souvent préférer les paroles aux actes.

Toujours à la recherche de ce que la vie peut lui offrir de meilleur, il multiplie les relations avec autrui. La compassion fidèle et régulière pendant de longues périodes, surtout si elle ne s’accompagne pas de résultats lui est très coûteuse.

En positif, le jouisseur sait créer un climat enjoué dont tout le monde peut profiter. Il sait aussi détendre les situations stressantes.

7 Le travail

Créatif, le 7 trouve des solutions nouvelles. Il est capable de trouver des points communs entre des situations antagonistes.

Optimiste, le 7 sait remonter le moral de ses troupes, chercher des nouvelles idées et lancer un projet ou encourager celui dont la confiance s’altère. En revanche, il ne faut pas lui demander de poursuivre un objectif dans la grisaille du quotidien.

Il veut rester de bonne humeur et peut travailler jusqu’à ce que la fatigue ou le dégoût le prenne. Si il est enthousiasmé, il trouve une grande énergie et une grande satisfaction à poursuivre un projet.

Le 7 n’aime pas les relations de subordination et n’apprécie pas non plus de commander. Craignant les conflits, c’est-à-dire les désagréments, il désarme l’autorité en multipliant les contacts agréables, voire en l’amadouant.

Si le conflit devient inévitable, il le résoudra le plus vitre possible quitte à prendre des décisions précipitées.

7 L’amitié 

Sa bonne humeur fait du 7 un camarade antidépresseur qui est souvent recherché pour sa compagnie, sinon pour son amitié durable. Les engagements sont inquiétants pour le 7. Sa tentation est de couper court lorsqu’il sent son ami ou son conjoint déprimé ou exigeant.

En revanche, un 7 évolué, intégré, aura un haut idéal de son couple, veillera à maintenir vivant le sens de sa relation, multipliera et variera les échanges, dépassera les antiques rancœurs et pardonnera.

Il fuit les récriminations car il ne sait pas s’impliquer dans la vie et ses responsabilités. La confrontation est donc source pour lui de culpabilité intense. Même quand il aura le désir d’entamer une discussion sérieuse il optera pour une solution de repli.

7 L’intelligence

Il peut avoir une réelle activité intellectuelle et des capacités créatrices et affirmer sa supériorité sur le plan de l’esprit. Mais il craint d’avoir une capacité inférieure à celle qu’il croyait.

7 Le temps

Le 7 envisage l’avenir avec joie car il est rempli de promesses de bonheurs nouveaux.

Le présent en revanche est souvent source de difficultés.

Il préfère travailler par à-coups. De l’extérieur, le 7 qui multiplie les activités paraît dispersé voire dilettante. Telle n’est pas l’impression qu’il ressent. Dans son esprit, ces pistes multiples sont reliées. Le 7 nourrit toujours l’espérance que la diversion éclairera l’histoire principale. Son temps se structure ainsi en poupées gigognes ou en puzzle.

7 Moyens d’évolution

Le 7 doit accepter que les événements pénibles et tristes fassent partie de sa vie.

Adopter un mode de vie avec moins d’excès. Cesser de papillonner par peur de manquer quelque chose d’agréable, apprendre à aller au bout des projets entrepris, à avoir plus de constance.

Le 7 se désintègre en adoptant les défauts du perfectionniste (le 1). Il cherche alors à contrôler ses plaisirs en se rigidifiant en en censurant ses affects au lieu de les accueillir. Il risque de devenir intolérant et très exigent envers on entourage.

Le 7 s’intègre en adoptant les qualités de l’observateur (le 5). Il apprend alors à aller au bout des analyses dans l’exigence intellectuelle. Il gagne en intériorité et en réserve verbale.

 

TYPE 8 : LE PETIT CHEF

Avant tout, le 8 cherche à éviter la faiblesse et recherche la force et la justice, voire dans la domination. C’est là qu’il trouve sa joie et sa fierté.

Il a une intuition très assurée des injustices commises par ses collègues et plus encore par les responsables. Il a une capacité rare à déceler la vérité profonde d’une situation sans se laisser influencer par autrui.

8 Mécanisme de défense

Son mécanisme de défense est le déni ou la dénégation. Le déni de la réalité est un « mode de défense consistant en un refus par le sujet de reconnaître la réalité d’une perception traumatisante ».

Enfant, le futur 8 a eu l’impression qu’on cherchait à le dominer, à le contrôler. Il s’est défendu de cette menace non pas par le repli, mais par l’attaque, constatant que cela fonctionnait. Il a donc peu à peu appris à s’affirmer contre les autres, contre tous les autres en les affrontant. Il a donc peu à peu appris à s’affirmer contre les autres, contre tous les autres, en les affrontant. Aussi a-t-il dû évacuer toute manifestation de faiblesse comme la tendresse.

Il a appris à se protéger en devenant exagérément attentif aux intentions agressives de l’autre et en y répondant par une agressivité proportionnelle. Au lieu de se laisser intimider par les conflits, il a appris à les affronter. Il raconte avoir eu le sentiment d’être respecté quand il se montrait fort et rejeté lorsqu’il se montrait faible.

Ayant vécu une forte impression d’injustice, le 8 aime protéger ses amis, les innocents, les victimes. Il préfère donner sa protection que sa tendresse.

Il cache un cœur tendre sous sa carapace, il lui faudra un long chemin pour apprivoiser la tendresse.

8 La décision

Le 8 cherche avant tout à contrôler la situation pour que règne la justice c’est la raison pour laquelle il aime prendre des responsabilités. La compulsion à agir et maîtriser prime la pensée et la précède. Ses questions : « qui détient le pouvoir ? » « en est il digne ? ».

Il cherche davantage à dominer qu’à coopérer, à étendre son pouvoir qu’à créer une véritable alliance. Alors que le 7 aime les relations symétriques, le 8 privilégie les relations de supérieur à inférieur.

Bourré d’énergie pour ses entreprises, il s’estime grand travailleur. Il aime relever les défis. Toujours prêt à s’engager, il est donc l’homme de décision par excellence. Il s’ennuie et devient irritable s’il n’a pas quelque citadelle à enlever haut la main. Dés lors son excès d’énergie se tournera vers des problèmes secondaires et se transformera en pointillisme.

Il ne se remet que rarement en cause, c’est l’autre qui a tort. Il ne lui vient pas à l’esprit qu’il peut se tromper, non parce qu’il se croit infaillible, mais parce que la question est secondaire.

8 L’affectivité

Peu inhibé, le 8 est doué d’une haute énergie. Son agressivité et sa volonté de puissance permanentes se signalent par son goût pour les colères et les conflits ouverts. Il aime la compétition. Repérer et punir les mauvaises actions est une préoccupation constante qui nourrit sa combativité. Pour lui la colère est le moyen d’accéder à la vérité cachée et un antidote contre l’ennui qui menace l’existence. Un conflit est fait pour être résolu sans tarder, non pour être ajourné et encore moins enterré.

Les pleurs, la faiblesse de l’autre sont source d’agacement, il vit ces manifestations de vulnérabilité comme une manipulation : l’autre se met en position de victime pour le culpabiliser au lieu d’avouer franchement son désaccord.

En position de combat, le 8 perd le sens de l’humanité de son adversaire qu’il réduit à ses faiblesses et ses injustices prétendues. Il perd le respect d’une personne dés qu’il la soupçonne de compromis.

Le 8 peut décharger son trop plein d’énergie dans l’excès y compris le désordre sensuel pour éviter l’ennui, il consommera trop de tout, nourriture, sexe, drogue…

Il avoue très difficilement être touché au plan émotionnel donc être perdant et vulnérable. Il peut aller jusqu’à nier ses sentiments. En tout cas, il préfère ressentir son agressivité que ses émotions et plus encore réfléchir et s’observer. Il se dope à l’agressivité.

L’émergence des vrais sentiments, donc l’accès à la vulnérabilité et le brisement de la statue intérieure peut s’accompagner d’une dépression réactionnelle. Si douloureuse soit-elle, celle-ci est la manifestation d’une crise profonde dont le dénouement peut être salutaire.

8 La relation à l’autre

C’est là où se manifeste le plus le 8. Il donne l’impression de vouloir se battre. Il a l’esprit de contradiction, aime dire « non ».

Il veut l’emporter, commander. Il préfère la confrontation à la vie paisible. Il veut contrôler, prêt à prendre les choses en main et à tout changer s’il le faut. Ses jugements sont souvent sommaires et manichéens ; l’autre est soit loyal soit déloyal. Il n’a pas de remords à écraser l’autre, il fait peu de sentiments. Il n’hésite pas non plus à dire ses insatisfactions. Il estime avoir raison de marcher sur les pieds de l’autre et est prêt à recevoir des coups lui- même. Il peut aller jusqu’à employer la force au service d’autrui.

Ne s’inquiétant pas de ce que les autres pensent de lui, il ne craint pas le rejet, le qu’en-dira-t-on, et va droit son chemin.

Il peut encourager les timides les timides et être un bon chef rassurant et motivant.

Sa relation à autrui est volontiers conflictuelle. Il est doué pour repérer les faiblesses de l’autre. Il essaie d’abaisser ceux qui prétendent commander.

8 La défense de celui qui subit l’injustice

Enfant le 8 a souvent été seul contre tous ses camarades à protéger la tête de turc contre les autres. Il cherchera à prendre la défense de l’innocent humilié.

Il est aussi habité par de forts et tenaces sentiments de vengeance contre les préjudices commis à son égard.

8 L’amitié

Il est plus prédisposé à la solitude qu’aux liens affectifs durables. Il préfère les relations intenses, les satisfactions sexuelles ; il craint d’avoir à tenir compte de l’autre, de ses vulnérabilités, de ses humeurs. Il prendra du temps avant de s’attacher et de faire confiance.

Avant de nouer une amitié il éprouve la loyauté du candidat. Il répète à ses amis qu’ils doivent être forts, ne pas se laisser écraser par les autres. Il ignore les sentiments doux.

8 Le travail 

S’il n’est pas lui même en position d’autorité, le 8 est à la recherche de l’autorité qui sera suffisamment digne de confiance. Contrairement au 3 ce n’est pas la première place qu’il cherche en premier mais la justice. C’est parce qu’il juge souvent le responsable actuel défaillant qu’il croit de son devoir de le remplacer. Son problème est la confiance dans l’autorité.

Une bonne collaboration avec lui suppose qu’on le tienne au courant le mieux possible.

En positif, il est un très bon meneur qui sait maintenir la pression jusqu’à l’accomplissement total du projet. Sécurisant pour ses collègues, il les protège contre leurs adversaires et concurrents.

En état de stress il peut devenir tatillon, inquiet, se mêlant de tout savoir pour tout contrôler.

8 Le temps

Il contrôle le temps pour lui et les autres ce qui rend la relation avec ses collaborateurs difficile.

Il sait investir le temps présent en intégrant le passé à ses projets d’avenir ce qui est une qualité précieuse.

8 La relation à soi

Il alimente une image de force et d’invincibilité.

Se sentir vulnérable et dépendant lui est pénible et même intolérable.

Il contrôle autant son territoire et ses émotions que ses actions et ses relations.

Il déteste les ingérences extérieures et toutes tentatives d’influencer son jugement et son comportement. Il n’est en sécurité que lorsqu’il maîtrise les situations et le fait en provoquant des affrontements.

8 Moyens d’évolution

Le 8 doit prendre conscience de son tempérament systématiquement combatif, apprendre à cesser de vouloir tout contrôler, et de juger que les autres sont des lâches ou des faibles.

Accepter les compromis.

Chercher à exprimer ses émotions, éviter les colères.

Il doit apprendre à se détendre développer sa créativité.

Le 8 se désintègre en adoptant les défauts de l’observateur (le 5(. Doutant de lui, craignant de perdre le pouvoir il s’isole se replie sur lui-même, commence à intellectualiser, laisse la crainte prendre le dessus.

Le 8 s’intègre en adoptant les qualités de l’altruiste (le 2). Il apprend la tendresse, l’attention à l’autre qui lui manque. Il se met à l’écoute des faiblesses des autres, découvre le sens du service.

 

Type 9 : LE TEMPORISATEUR

Avant tout, le temporisateur est celui qui fuit les conflits et les décisions en recherchant un engourdissement de ses désirs et la jouissance de l’harmonie.

Son intuition des points de vue des autres est stupéfiante. Tout comme le 2 il est doué d’antennes pour ressentir le vécu intérieur d’autrui.

9 Mécanisme de défense 

Le clivage de l’objet, la défense la plus primitive contre l’angoisse qui consiste à scinder l’objet désiré en bon et en mauvais objet, de sorte que chacune de ses parties aura un devenir indépendant.

Jeune, le futur 9 s’est trouvé dans une situation familiale où ses désirs n’étaient pas pris en compte, éclipsés par ceux de la fratrie ou des parents ; il a parfois été attaqué lorsqu’il a émis des opinions personnelles. Contrairement au 8 il n’a pas fait l’expérience que sa colère lui permettait d’être écouté.

Il n’a donc pas été reconnu en ses aspirations et en ses besoins ; il n’a pas été entendu ou compris dans ce qu’il était. Ses parents soit ne l’ont pas aimé, soit ont craint de trop le gâter. Dés lors, l’enfant n’a pas pu exprimer ses refus, ses colères.

Alors il s’est replié sur une attitude attentiste : pourquoi prendre parti puisque de toute manière on n’accordera pas d’attention à son avis ? Il s’est résigné, a diminué le niveau de ses exigences, s’est contenté de petites satisfactions et a laissé traîner les situations difficiles, constatant que les autres avaient tendance à les résoudre à sa place.

Le futur 9 a dû se construire en fusionnant avec tout le monde. Il a cherché la bonne entente pour éviter tout conflit. Or l’harmonie n’est possible que si l’on dénie tout ce qui va mal les personnes ou dans les situations. Pour cela, le temporisateur a dû séparer le bon du mauvais et éliminer le second. Il s’est donc défendu en faisant appel au mécanisme de clivage de l’objet.

Dés lors, sa psychologie sera régie par la loi d’inertie une loi minimaliste d’économie de l’énergie. De plus le 9 puisera son énergie à l’extérieur de lui et non pas en lui même.

9 L’affectivité 

Il aime ressentir une grande sérénité intérieure, il apaise les situations de tensions extérieures et va répétant : « pourquoi s’énerver ?»

Le 9 ne sait pas ce qu’il désire puisqu’il a depuis longtemps épousé le désir de l’autre.

Même son corps nie les sentiments, le besoin d’amour. Son visage et sa voix sont donc assez atones. Son attitude est globalement peu chaleureuse.

Ses colères sont rares et violentes. Quand il ne peut plus se fonder sur le point de vue d’autrui, après avoir longtemps hésité, le 9 va se mettre en colère en s’aidant de l’agressivité de l’autre. Il puise son énergie dans celle d’autrui. Aussi adoptera-t-il une attitude qui fera monter la colère chez son adversaire, notamment en le frustrant de ce qu’il attend ardemment par exemple en bâclant un travail, ralentissant, jouant les imbéciles.

Les colères du 9 sont si volcaniques qu’elles stupéfient l’entourage, mais sont annoncées par son manque d’entrain, un ralentissement buté. 

9 La décision 

Le 9 nie les conflits et écrête les difficultés. Tout le contraire du légalise et plus encore du petit chef qui les soulignent. Il évite les décisions car il désire éviter les conflits.

Le 9 est vécu comme indolent, manquant de goût pour l’action.

Il choisit souvent de ne pas choisir, il donne l’impression d’être d’accord, alors qu’il ne fait qu’attendre la décision que l’autre va prendre.

Il se caractérise par une incapacité à se décider, craignant les changements brutaux qui remettent tout en question avec des risques de conflits.

Il peut être placide, résistant à tout engagement et avoir une fantastique force d’inertie.

Il atténue son angoisse face au choix en multipliant les routines et oubliant les véritables priorités.

9 La relation à l’autre

Il perd le sens de ses propres désirs pour fusionner avec ceux d’autrui, puisant son énergie et son enthousiasme en autrui.

Dans son évitement systématique de toutes « vagues » le 8 présente toujours un aspect lisse. Il agace par sa manière de vouloir tout arranger et de nier les difficultés réelles.

Il sait difficilement dire « non » tant il prend à son compte les sentiments d’autrui et craint la colère ouverte et la séparation.

En positif, intégré, le temporisateur est profondément respectueux d’autrui. N’ayant pas de positions ou de désirs à défendre, il écoute sans juger. Il permet au groupe de prendre son temps et ralentit les excités. Il adopte une attitude paisible et accueillante, est sécurisant et recherché pour la sérénité qu’il dégage. Excellent arbitre des conflits, il est le médiateur rêvé, impartial et soucieux de restaurer la communion. Il est toujours convaincu qu’il y a moyen de s’entendre.

9 L’amitié

Il aime peu rencontrer de nouvelles personnes, sort peu, rencontre ses vieux amis.

C’est l’ami, le compagnon, le conjoint de « bonne composition ». L’autre doit toujours décider puisque le 9 a noyé son désir propre.

Le 9 cherche la fusion complète avec l’autre.

9 La relation à soi

Il ne sait pas écouter ses propres besoins et ses propres désirs mais sait entendre les désirs des autres.

Il peut sombrer dans une paresse, une mollesse où il s’étourdit de jouissances faciles, routinières, interdisant de penser et permettant à l’imagination de s’évader : orgies de petit écran, excès alimentaires…

9 Le travail

Il a une grande difficulté à hiérarchiser son travail et mène difficilement à terme les urgences et les priorités.

En période manque de confiance, il intériorise les tensions du groupe sans en percevoir les capacités constructives, sa tendance à l’inertie grandit, il ralentit le projet, gaspille son énergie dans des activité latérales insignifiantes.

Il a tendance à accumuler les objets, il ne faut rien jeter.

En positif, capable de s’identifier par empathie avec les différents partenaires en présence, il est un excellent médiateur.

Il peut faire un bon responsable si la conduite à tenir est claire et ne requiert pas de décisions nouvelles en permanence. Il est un bon second, un soutient précieux pour un 8 ou un 3 car son désir premier n’est pas la victoire, la réussite mais la paix, la bonne entente dont ces deux types ne se soucient guère.

9 Le temps

Sa crainte de toute excitation lui fait remettre au lendemain les contraintes du jour. Il a tendance à être en retard ou à, oublier un rendez-vous.

Il s’accroche avec ténacité au passé.

Il lui faut du temps pour décider et il peut supporter longtemps une situation indécise.

Ses émotions prennent aussi du temps pour naître. Perdu dans ses fuites et ses ressassements du passé il est peu attentif au réel donc peu présent au présent.

9 Moyens d’évolution

La grande question pour le 9 est d’affronter l’autre, d’oser entrer en conflit. Il doit prendre conscience des multiples colères qui sont en lui et qu’il s’interdit d’exprimer, arrêter de nier les difficultés ou de les minimiser.

Il doit apprendre à affirmer ses convictions même si il est en désaccord, écouter ses désirs profonds et reconnaître ses talents.

Il gagnera à planifier ses objectifs et à lutter contre sa tendance à l’inertie.

Le 9 se désintègre en adoptant les défauts du loyal septique (le 6). Le 9 était déjà en retrait par rapport à ses sentiments, désormais il se laisse submerger par la crainte et risque de s’endormir dans l’apathie propre à son type.

Le 9 s’intègre en adoptant les qualités de l’arriviste (du 3). Il va alors apprendre tout ce qui lui manque : agir, entreprendre, décider, aller au bout de ses choix, les hiérarchiser en cherchant à plaire et à réussir. Il cesse de se dévaloriser et fait preuve d’initiatives.

Résumé d’après le livre de Pascal IDE « Les neuf portes de l’Ame »

 

BIBLIOGRAPHIE (non exhaustive)

Découvrez votre type de l’Ennéagramme (questionnaire de 144 questions)

Don Richard RISO éditions Vivez Soleil

Trouver rapidement son profil Ennéagramme…et savoir qu ‘en faire

David DANIELS et Virginia PRICE InterEditions

La Force de l’Ennéagramme- Agir juste, coacher, manager

Helen PALMER InterEditions

L’Ennéagramme au travail et en amour

Helen PALMER Les éditions de l’Homme

Les neuf portes de l’âme - L’ Ennéagramme

Pascal IDE Editions Sarment

Se connaître pour guérir

Ephraïm Editions Sarment

Les neuf visages de l’âme, l’épanouissement spirituel par l’Ennéagramme

Sandra MAIRI Editions Payot

 

Geneviève Hullein le 09/04/05
 

 

ENNEAGRAMME (schémas et tableaux)

            

 

Connaissance de soi, connaissance de l’autre

L'Ennéagramme intermède ludique

Nous sommes constamment manipulés, à notre insu, par une multitude de petits « moi » antagonistes et pourtant structurés en un tout apparemment cohérent que nous appelons "je". L'Ennégramme, issu d'une tradition orale plurimillénaire, nous permet de les identifier, puis de les observer et de les apprivoiser avant d'accéder à notre être véritable.

 

Découvrez votre personnalité, ou ennéatype, en choisissant, dans ces neuf groupes d'affirmations, celui qui vous correspond le mieux :

A

Reconnaître ses erreurs est preuve d'honnêteté.

Je suis droit et travailleur

Je suis intransigeant avec moi et les autres

Je suis rarement satisfait de mon travail

Je suis un juge Intérieur qui évalue mes actions

B

Je suis gai et optimiste

Je change d'activité dès que je m'ennuie

Je ne supporte puas la frustration

Je sais un peu tout faire

J'aime me rendre là vie agréable

C

Je réussis et je suis efficace

Je sais collaborer pour mener à bien mes projets

J'ai besoin d'être félicité

J'aime gravir les échelons

Je ne supporte pas l'échec

D

Je suis calme et facile à vivre

Les habitudes me donnent un rythme

Je me fonds dans les opinions des autres

J'ai peur du conflit

Je n'ai pas la notion des priorités

E

J'ai tendance à me rebeller face à l'autorité

Je me crée souvent des peurs

Les consignes doivent être respectées

J'ai toujours peur de me faire avoir

Je suis loyal et je fais mon devoir

F

Je ne supporte pas qu'on me dise non

J'aime m'occuper des autres, et les aider

Intuitivement, je sais faire plaisir

Certains me trouvent trop émotionnel

Je sais faire des compliments

G

Je ne parle que de ce que je sais

Je donne difficilement mon temps ou mon savoir

Je ne suis pas à l'aise dans un groupe

J'ai besoin d'avoir une globale

En général, je sais et je comprends

H

Je suis sensible et différent

Il y a de la beauté dans le désespoir

Je recherche l'originalité, la banalité est vulgaire

Il me manque toujours quelque chose

Le tragique m'attire

I

Je prends naturellement le pouvoir

Je suis fort et courageux

Je peux être direct et brutal dans mes propos

Je contrôle tout ce qui se passe sur mon territoire

J'aime la confrontation pour le plaisir

 

Dans quelle liste d'affirmations vous êtes-vous reconnu ?

A : Vous êtes l'ennéatype 1

Vous êtes responsable et fiable, mais exigeant

B : Vous êtes l'ennéatype 7

Vous aimez faire la fête, pas prendre des responsabilités...

C : Vous êtes l'ennéatype 3

Vous vous donnez les moyens pour réussir, mais quel rythme d'enfer !

D : Vous êtes l'ennéatype 9

La vie est un long fleuve tranquille, vous avez du mal à prendre votre place.

E : Vous êtes l'ennéatype b

Sécurité et justice vous importent, et vous êtes méfiant

F : Vous êtes l'ennéatype 2

Satisfaire les besoins de l'autre, vous savez, mais avez­-vous pensé aux vôtres ?

G : Vous êtes l'ennéatype 5:

Le monde est impressionnant, étouffant. Vous préférez la connaissance aux relations.

H : Vous êtes l'ennéatype 4

Artiste, vous êtes un grand sensible, ce qui vous distingue du commun des mortels.

L : Vous êtes l'ennéatype 8

A vous, rien d'impossible. Les difficultés vous stimulent !

 

Ce qui est important pour chaque type

1

Eviter la colère, être reconnu pour la qualité de ce qu’il fait

2

Eviter le rejet. Etre reconnu pour son aide aux autres

3

Eviter l’échec : être reconnu pour ce qu’il fait

4

Eviter la banalité : être reconnu pour sa différence

5

Eviter l’intrusion, le vide intérieur. Se remplir de connaissances. Pas de reconnaissance

6

Eviter la déviance et la trahison, être reconnu pour sa droiture

7

Eviter la souffrance et l’enfermement, Avoir du choix. Pas de reconnaissance

8

Eviter la faiblesse, être reconnu pour son autorité qu’il affirme

9

Eviter le conflit, ne pas être séparé de ce à quoi il tient. Que l’on reconnaisse qu’il est conciliant

Credo de chaque type :

1 ð « Le monde est imparfait, je travaille à l’améliorer »

2 ð « Les gens ont besoin de moi, ils comptent sur mon aide »

3 ð « Le monde aime les champions, éviter l’échec à tout prix »

4 ð « Il me manque quelque chose que les autres ont. Ils m’ont abandonné »

5 ð « Le monde est envahissant, j’ai besoin de solitude pour me ressourcer

6 ð « Le monde est menaçant, contester l’autorité »

7 ð « Le monde est plein de possibilités et d’occasions à saisir, je pense à l’amour, au bonheur »

8 ð « Le monde est injuste, je prends la défense des innocents ».

9 ð « mes efforts ne changeront rien, ne pas faire de remous, maintenir la paix »

              

      

 

Ennéatype

Personnalité

Comportement

1

Perfectionniste

Discipline, sens moral, esprit pratique, colère

2

Altruiste

Serviabilité, empathie, manipulation, orgueil

3

Battant

Efficacité, faculté de persuasion, inconstance, tromperie

4

Romantique

Etats d’âme, originalité, mélancolie, envie

5

Observateur

Discrétion, observation, détachement, dissimulation

6

Loyal sceptique

Loyauté, questionnement, vigilance, crainte

7

Epicurien

Optimisme, éparpillement, gourmandise

8

Protecteur

Sens du territoire, goût de la confrontation, protection, confiance

9

Médiateur

Ambivalence, souplesse, entêtement, oubli de soi

 

 

L’ÊTRE HUMAIN ET SES TROIS CENTRES :

 

La théorie des trois centres permet de dégager des caractéristiques communes à trois groupes de trois types. Elle présente le mode d’utilisation de l’énergie physique et psychique de chacun. Dans son fonctionnement, chaque individu privilégie un des trois centres.

 

` Centre instinctif moteur ou le VENTRE :

C’est le domaine de nos pulsions premières. Il concerne l’aspect viscéral de nos comportements et les fonctions motrices du corps. Les types 1,8 et 9 fonctionnent selon leur instinctivité : leurs réactions et leurs attitudes répondent à la notion de persistance dans le temps : ils n’aiment pas le changement, ils développent des habitudes

Attitude 1ère : « Prenez-moi comme je suis ».

 

` Centre mental ou la TETE :

Il concerne l’aspect intellectuel de nos comportements : les types 5,6 et 7 fonctionnent avec leur tête. Ils ont souvent dans leur comportement le souci du futur.

Attitude 1ère : « Est-ce que faire ainsi a un sens ? »

 

` Centre émotionnel ou le CŒUR :

Il concerne les aspects affectifs et émotionnels : les 2,3 et 4 fonctionnent selon leur cœur. Beaucoup de leurs réactions concernent un passé proche ou distant.

Attitude 1ère : Est-ce que vous m’aimez ? »

 

 

LES MÉCANISMES DE DÉFENSE (L’ENFANT QU’IL A ÉTÉ)

                           

 

EVOLUTION DE CHAQUE TYPE :

1

Accepter la vie comme elle est, accepter de faire confiance

En stress vers le 4 ê mélancolie autodestruction

En détente vers le 7 ê fête, détente

2

S’autoriser à exprimer ses désirs, accepter d’être aimé pour lui-même

En stress vers le 8 ê autoritaire, amer

En détente vers le 4 ê estime de soi retrouvée

3

Apprendre à se détendre et baisser son niveau d’exigence.

En stress vers le 9 ê fuite, apathie

En détente vers le 6 ê apprentissage de la vérité, de l’action gratuite et de la loyauté

4

Revenir dans le présent positif, entrer dans une plus grande estime de soi.

En stress vers le 2 ê vers l’indispensable, cherche la relation pour se faire plaindre.

En détente vers le 1, ð trouve les valeurs :

5

Oser exprimer ses sentiments. Cesser de tout intellectualiser, aller à la rencontre de l’autre.

En stress vers le 7 ð cherche sa consolation dans les sens.

En détente vers le 8 ð: sens de l’action retrouvé, engagement, ouverture aux autres.

6

Prendre conscience de la crainte, développer son intuition et ses sentiments. Apprendre à faire confiance, se faire confiance.

En stress vers le 3 ê peut se placer en position de pouvoir

En détente vers le 9 ê apprend à ne pas juger, à faire confiance.

7

Accepter les évènements pénibles. Apprendre à s’engager profondément, avoir de la constance.

En stress vers le 1 ê contrôle ses plaisirs excessifs. Augmente son intolérance.

En détente vers le 5 ð goût de la rigueur, exigence, aller au bout de ses objectifs, intériorité, réserve verbale.

8

Cesser de juger, apprendre la tolérance, à exprimer ses sentiments ;

En stress vers le 5 ê isolement, intellectualisation, crainte

En détente vers le 2 ê Apprendre la tendresse, la compassion, l’écoute

9

Oser entrer en conflit et exprimer la colère, oser affirmer ses convictions. Planifier, prendre conscience de l’inertie.

En stress vers le 6 ê submergé par la crainte, apathie

En détente vers le 3 ê Intégrer, agir, entreprendre, décider. Aller au bout de ses choix, ne plus se dévaloriser

 

Les 9 types au volant :

 

Quelqu’un s’apprête à vous doubler, comment réagissez-vous ? :

 

·         Le perfectionniste : s’il me double, il transgresse la limitation de vitesse. S’il se fait prendre par un radar, il l’aura bien cherché.

·         L’indispensable : Surtout, ralentir pour permettre à l’autre de mieux me doubler. Laisser passer l’autre en 1er

·         L’arriviste : Pour qui se prend-t-il cet abruti ? il ne sait vraiment pas qu’il a affaire à un pilote. Je vais lui montrer ce que ma voiture a sous le capot.

·         L’individualiste : pourquoi rouler si vite ? Cette petite route de campagne est tellement charmante !

·         Le cérébral : Qu’il double s’il en a envie ; moi j’écoute cette émission sur France culture.

·         Le légaliste : Sa voiture est plus puissante que la mienne, c’est pour cela qu’il arrive à ma doubler

·         Le jouisseur : cette jolie blonde au volant a l’air sympa, je vais la laisser doubler et je la rattraperai tout à l’heure !

·         Le petit chef : Je ne laisserai jamais ce type me doubler. S’il croit qu’il va m’avoir…

·         Le temporisateur : Cela fait un bout de temps que je l’observe : c’est sur qu’il veut me doubler. Si cela lui fait plaisir, pourquoi pas ?

 

Les trois centres

 

Le ventre :

Le 1 : A peur de mal faire                                           Centre instincto-moteur

Le 8 : a peur de paraître faible

Le 9 : a peur de s’exprimer par crainte de conflit

 

La tête :

Le 5 : a peur d’être envahi                                           Centre mental

Le 6 : a peur d’être trahi

Le 7 : a peur de souffrir et être enfermé.

 

Le cœur :

Le 2 : a peur de ne servir à rien                                               Centre émotionnel

Le 3 : a peur de ne pas être aimé s’il ne fait rien

Le 4 : a peur d’être abandonné

 

Plan :

Présentation / définition. 10mn (G)

(1er tableau : cercle avec les N°)

Test à faire : 5mn (C)

Petit Jeu à faire : « les types au volant » (C)

(tableau avec les noms)

Les différents types (G et C)

(tableau de ce qui est important pour chaque type)

L’enfant qu’il a été.

Tableau sur les mécanismes de défense (G)

L’être humain et ses trois centres (C)

Tableau Tête cœur ventre

Évolution de chaque type (G)

Questions

Jeu autour d’un type avec le temps qui reste.

Claudine Demont le 09/04/05

 

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