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cercles de vie

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 35 / journée du 28/03/2009

Cercles de vie, cercles pour inventer la vie 

 

Dis donc Myriam, il va falloir qu’on se bouge si on veut « livrer » dans les temps à Michel, le fruit de notre expérience du 28 Mars …

 

Pas si facile, Geneviève… Cette journée s’est déroulée d’une façon si informelle que j’ai fait appel dans la confiance, à ma mémoire pour en retrouver les traces de lumière et faire ce compte rendu.

 

On pourrait déjà pour commencer, revenir au début de l’histoire, la source, s’y arrêter, en suivre le cours jusqu’à cette fameuse journée du 28 mars…

Qu’en penses-tu ?

Il était une fois il y a bien longtemps dans nos contrées, 10 sophrologues qui, animés d’une volonté commune de partage et d’échange se sont pris la main et l’ont offert à d’autres sophrologues qui passaient par là…

Cette première ronde sophrologique s’est appelée « La Parenthèse ». En mars 1999 elle tournait encore mais a décidé de s’élargir en cercles de plus en plus vastes au sein de journées de rencontres organisées.

Il était une fois une de ces journées à « La Parenthèse », le 28 mars 2009, un peu plus fébrile peut être, différente, car porteuse du souvenir et de la commémoration. 

Je devais inaugurer ce partage par une séance sur le lâcher prise.

Tu te souviens ?

Je suis arrivée le matin avec cet objectif en tête essayant de me centrer sur ma pratique, en évitant de me laisser distraire par les remous extérieurs, un peu autiste quoi…

J’ai donc « conduit » ma séance puis me suis lentement immergée en elle, m’ouvrant sur l’extérieur, ne me doutant pas à ce moment là que je commençais à aborder par ce mouvement centrifuge la rive des instants magiques qui se préparaient…

Une réalité toute simple commençait à poindre en moi, celle du « Je ne donne pas, je ne reçois pas, je suis »…

A la fin de la matinée, après les ateliers de Florence et Brigitte, tu es venue me confier qu’il y aurait certainement un changement de programme et que des surprises se préparaient…

« Ah bon ? » me suis-je dit…

Je devais aussi intervenir à la clôture, et bien sur j’avais minutieusement préparé ma seconde intervention.

Qu’est ce que cela voulait dire ?

Tu donnais un coup de pied gentiment, mais un coup de pied résolu, dans le jeu de cartes que j’avais patiemment élaboré en me proposant de participer à un autre divertissement…

Sacrée toi !!!

C’est ainsi que la pause de midi a été le théâtre de déplacements un peu inhabituels en direction de la salle adjacente à celle où nous nous trouvions. J’ai su par la suite que cette effervescence feutrée était la manifestation de préparatifs œuvrés par toi et tes complices (Florence, Dan, Brigitte et Dominique) pour mettre en place le 2ème acte de cette cérémonie joyeuse.

Et lorsque tout fut prêt, peu avant 14 heures, l’atmosphère m’a paru autre et j’ai pensé : « Il va se passer enfin quelque chose… Ce qui ne signifie pas qu’il ne s’est jamais rien passé à « La Parenthèse » (Pardon Michel) mais pour la première fois ces lieux si familiers pour moi s’imprégnaient du mystère…

 

Tu sais Geneviève, en fait de préparatifs j’ai vécu un moment de solitude ne sachant par où commencer, ni comment faire car si j’avais une séance à conduire en ce début d’après midi avant les ateliers de Florence et Brigitte, j’avais l’intuition que les choses allaient se passer autrement.

La manière dont nous nous sommes retrouvés à 14 h ne m’a pas permise de conduire la pratique dans sa totalité qui incluait à l’origine d’autres jeux ludiques.

 

- En effet Myriam, il m’est apparu que les participants après s’être restaurés, s’égaillaient comme une nuée de moineaux espiègles et tu as du te servir d’une autorité peut être naturelle pour rassembler cette nuée récalcitrante…

Tu m’interromps si je me trompe, mais il me semble qu’après nous avoir laborieusement recensés car tu avais l’intention d’installer un effectif de chaises dans la pièce voisine correspondant au nombre que nous étions, tu nous as proposé de former un cercle en prenant la main gauche de notre voisin dans la main droite et inversement. J’ai observé que certains ont croisé les bras, d’autres se sont retournés prenant des chemins de traverse pour effectuer ce geste propre à l’être humain.

 

- J’ai eu le sentiment que tout se passait sans faire quoique que ce soit pour conserver le lien avec la matinée. Une phrase a pris forme en moi : 

« Etre acteurs d’un monde en mouvement avec des actions basées sur les valeurs humanistes. »

Et je pense que telle fut mon intention à ce moment précis. 

Les 50 participants ont fermé le cercle et je leur ai proposé alors d’offrir leur main gauche au voisin de gauche et de saisir la main droite de celui de droite.

 

- Puis chacun a été invité à se présenter en prononçant son prénom ce qui m’a profondément troublée, car cette proposition que tu leur as faite, entrait en résonance avec celle que j’avais formulée le matin à la fin de ma séance. Il va sans dire que cette invitation commune devait imprégner l’air ce jour là car nous ne sommes pas consultées à ce sujet…

 

- C’est ce qui s’est passé et une première voix s’est élevée suivi par les autres :

« Je m’appelle Michel. »

Tous en chœur : « Bonjour Michel »

« Je m’appelle Jean Claude »

Tous en chœur : « Bonjour Jean Claude »Etc.…

Je dois ajouter que je voulais ménager une pause de silence pour chacun, après la prononciation des prénoms mais que devant le nombre important des personnes, je n’ai pu respecter ce temps d’intégration.

 

- Mes souvenirs sont un peu flous mais trois cercles se sont formés selon l’ancienneté des participants, témoins vivants de l’histoire de « La Parenthèse ». Ces cordons se sont peu à peu mêlés et enchevêtrés pour tricoter un tissu dense et mouvant.

 

- Oui, trois cercles se sont formés : Le cercle 1 pour les anciens de 7à 10 ans, le cercle 2 pour ceux de 3à 6 ans et le cercle 3 pour les bébés de 0 à 3 ans.

Le cercle 2 en file indienne a rejoint le cercle 1, le cercle 3 a fait de même pour créer un « méli mélo » qui symbolisait pour moi une situation inextricable et une question m’est venue sous la forme d’une phrase d’Albert Einstein :

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré. »

Ce temps de recueillement s’est poursuivi par une marche phronique pour se rendre dans la deuxième salle.

 

- Pour moi, c’est la porte du mystère qui s’est ouverte et la procession que nous formions l’a franchie comme des pèlerins en route pour un lieu sacré. Là nous attendait le lieu de tous les enchantements, ce n’était pas la caverne obscure qui abritait nos chaines mais la grotte de cristal qui prenait vie sous l’impact de nos propres lumières.

 

- La lumière… Chacun a allumé la bougie qui l’attendait et s’est installé pour une nouvelle pause d’intégration : Conscience de l’espace, des points d’appui, présence de la vie qui se manifeste.

« Je respire tout simplement. »

 

- Nous avons partagé le gâteau dans la joie et la bonne humeur et Brigitte s’est coulé dans l’instant pour nous offrir l’harmonisation par une respiration équilibrante entre les deux pôles du ciel et de la terre.

Voici sa séance :

 

« Sophro de base abrégé. Centrage sur soi, pieds écartés de la largeur du bassin.

Conscience de l’enracinement par les pieds et de la sensation d’être relié au ciel par le sommet du crâne.

Les mains croisées face au 5eme système. Puis prendre conscience de l’inspire et de l’expire, du mouvement naturel du corps dans la respiration.

Sur l’expire plier les jambes pour se rapprocher du sol en laissant les mains se tournées paumes vers le sol.

Sur l’inspire se grandir doucement comme pour se rapprocher du ciel en ouvrant les mains et les bras au niveau du bassin, pour commencer.

Puis sur chaque inspire ouvrir les mains et les bras en montant progressivement jusqu’au niveau de la posture du 4em degré, puis continuer dans le sens inverse très doucement et progressivement et revenir à la position de départ toujours en alternant avec l’expire vers le sol et les jambes pliés.

L’exercice consiste à réguler le mouvement de l’inspire vers le ciel et de l’expire vers le sol en renforçant l’enracinement et le lien avec le ciel ayant pour objectif l’équilibre et l’harmonie en soi. Cet exercice se pratique très lentement dans la sensation de l’instant et se termine les mains sur le nombril. »

 

Brigitte a passé ensuite la parole à Dan qui a continué dans le même sens :

 

« Je fais suite à l'intervention de Brigitte sur la respiration et à l'atelier de ce matin avec le ballon de grossesse.

Toujours dans la posture debout, pieds ancrés, genoux déverrouillés, rectitude de la colonne, la tête en équilibre, épaules relâchées, bras légèrement décollés.

Je vous propose d'imaginer installer ce ballon dans votre abdomen, entre diaphragme et périnée, ce diaphragme du bas, avec une respiration où sur l'inspire je me dilate, je dilate mon ballon ainsi que mes 2 diaphragmes, celui du haut et celui du bas, et sur l'expire je contracte le ballon ainsi que mes 2 diaphragmes ......

Et j'installe tranquillement cette respiration comme si à l'intérieur de moi, je pouvais installer un genre de piston entre mes 2 diaphragmes pour dilater le ballon sur chaque inspire.............
Tranquillement j'installe cette respiration, avec la conscience de mon périnée qui se contracte à chaque expire et se dilate à chaque inspire ce périnée, muscle en forme de 8 ou signe de l'infini, aux portes du sacré, qui entoure d'une part l'anus et d'autre part le vagin et l'urètre , je vais le « conscientiser »un peu plus en essayant m'imaginer en train d'aspirer un spaghetti par le bas, j'aspire un long spaghetti , toute la longueur du spaghetti sur l'inspire par mon périnée, et sur l'expire je relâche (rires dans la salle)

Voilà, j'installe cette respiration tranquillement à mon rythme .............................

Avant de passer le flambeau à (oubli)... (Chuchotis entendus)... à Florence »

 

Florence quant à elle nous a révélé la puissance du souffle se muant en vibrations sonores qu’il est possible de diriger en promenant notre conscience au niveau du palais, de la gorge et des lèvres.

 

Des mots au silence :

« Après avoir pris conscience du souffle-énergie montant du 5ème système puis descendant du 1er au 5ème avec l’animation de Brigitte, avec Dan, de la localisation de notre souffle entre le plancher pelvien et le plancher diaphragmatique, énergie que l’on peut ressentir comme un ballon que nous gonflons et dégonflons à volonté.

Je vous invite à découvrir et à faire renaitre les vibrations sonores au niveau de nos cordes vocales, notre voile, notre diaphragme vocal.

Il prend naissance d’abord avec les consonnes, les consonnes sont les racines des mots.

Et tout d’abord, telles les abeilles dans une ruche je vous propose de faire vibrer le son « mmm» au fond de la gorge……

Puis siffler le son « ssss », souffler le son « ffff »et chuinter le son « chchch »………..

Puis sur un seul souffle « ssssffffchchch »………………………..

Puis ouvrir la gorge, avec les voyelles, énergie et force des mots, et d’abord « aaaa »puis « iiii », « éééé », « ooooo », « ououou »

Puis sur un seul souffle faire suivre les sons « a,i, é,o,u »et laisser sonner, vibrer et répéter….

Vibrations, harmonisation.

Puis ensuite, faire percuter mentalement les sons « atrisomoué » comme une méditation sonore.

Silence, accueil des vibrations.

Reprise. Je passe le relai à Geneviève… »

 

L’énergie dans la pièce me semblait si forte, si dense que j’ai eu peur d’intervenir tout de suite après et j’ai demandé une pause.

Nous étions si près des étoiles, m’a-t-il semblé alors, que j’ai craint peut être de partir trop loin…

Je me rends compte maintenant que si cette inquiétude était bien réelle, elle en cachait un autre beaucoup plus familière, que j’avais eu du mal jusque la à museler, celle d’intervenir sans le secours d’un texte dans une improvisation. Et apparemment j’étais au bord de la falaise et je ne pouvais reculer…

J’ai donc clos cette après midi comme il avait été prévu au départ mais en expérimentant un retour de situation comique et magnifique : ce fameux lâcher prise qui colorait ma séance d’introduction et que j’avais déployé comme un étendard, venait me narguer dans mes retranchements. J’étais en plein dedans comme dans une mer consolatrice et douce, j’en goutais toute la saveur un peu âcre au début, fondante à la fin.

Quelle libération !!!

 

Reprise : « …Points d'appui. Équilibre de votre tête. Vous êtes conscients de votre place ici dans cette pièce.

On va faire un petit exercice respiratoire pour revisiter cette journée. Mais par le corps.
Vous allez contacter votre 1er système faire un petit bilan. Voir ce qui se passe, s’il y a des tensions. Expulser à l'aide de votre respiration.

Puis vous allez faire de même pour les autres systèmes. Je vous demande cela pour faire un petit bilan pour savoir quels sont les systèmes qui ont le plus parlé pour vous dans cette journée.
Vous le faites à votre rythme.

Votre corps raconte l'histoire de cette journée. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Vous vous arrêtez à des souvenirs précis.

Qu'avez vous engrangé dans ce troisième système? Puis vous descendez à votre 4eme système
dans un bilan, qu’avez-vous envie d'évacuer à ce niveau là ? Et puis la même chose pour le 5e système.
Vous visitez votre histoire à ce niveau là. Puis vous réunissez tout le corps. Vous revenez à votre respiration. Douce, tranquille. Détente, sensations...

Vous laissez monter dans votre conscience et à partir de ces sensations, vous allez faire le bilan de cette journée. Mais en allant jusqu'à ce matin en partant d'ici et maintenant toujours au contact de votre respiration douce et de vos sensations.

Et là, vous ouvrez un espace à l'intérieur de vous même. Les regards, les silences et peut-être l'atmosphère, l’énergie que vous avez ressentie, toujours en visitant votre corps, vous parlent de cette journée.

Et puis simplement que cette flexion en direction de vous même va vous mener à une réflexion ou plutôt va laisser émerger une valeur. Une valeur que vous avez rencontrée aujourd'hui ou une valeur que vous avez rencontrée chez l'autre. Une valeur qui émerge spontanément pour vous. Qui vous parle et vous allez la corporaliser.

Faîtes la voyager dans tout votre corps à l'aide de la respiration. Je vous laisse prendre votre panier pour mettre ce que vous voulez prendre avec vous ce soir ou demain.»

 

Merci Myriam de m’avoir tendue la main pour que je puisse la lâcher ensuite en toute confiance, merci à Florence, Dan et Brigitte de m’avoir emmenée dans ce chemin sous le feuillage…

A l’évocation de ce souvenir précis, quelques vers d’Apollinaire me viennent :

« Venez jusqu’au bord. »

« Nous ne pouvons pas. Nous avons peur. »

« Venez jusqu’au bord. »

« Nous ne pouvons pas. Nous allons tomber. »

« Venez jusqu’abord. » Et ils sont venus et il les a poussés.

 Et ils se sont envolés….

 

- Tout était dit et rien n’était dit…

Geneviève, tu m’as passé le micro et après un temps de silence, j’ai invité l’assemblée à reprendre la posture pour continuer à vivre la présence du corps dans la conscience, la présence à soi pour aller vers l’autre…

« Présence de la vie qui se manifeste ici et maintenant en ce lieu, parmi ce groupe.

Emergence d’un souhait qui se présente la…

PAIX…

PARTAGE…

RENCONTRE…

AMOUR…

HUMANITE…

 

Et nous vous invitons à venir dès que vous vous sentirez prêt à venir dans le cercle pour nous dire au revoir.....


De nouveau résonnance des prénoms avec un au revoir.


Je m'appelle Myriam...... et tous en chœur, au revoir Myriam......... je m'appelle Florence, ...... et tous en chœur ».

- Merci à Brigitte, Dan, Dominique, Florence et toi Myriam, petit cercle oh combien chaleureux….

Merci au cercle formé par les personnes qui nous ont accompagnées dans cette « épokhé »

Merci au cercle de « La Parenthèse » de nous avoir accueillies …

Merci au cercle de ceux qui nous liront…

 

- Merci à tous…

 

Le noyau n° 21 du 28 mars 2009

 

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