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ce qui nous empêche de croître

 

 

dernière modification de cette page le 23-juin-2013

journal n° 51 / journée du 30/03/2013

 

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Ce qui nous empêche de croître : La Peur… de vivre

PEURS, CROYANCES , REGARD DES AUTRES, AUTORITE, CULPABILITE, SABOTEURS, SABOTAGES, ENFANCE, CONFIANCE, CONSCIENCE, PARESSE, COURAGE, MECONNAISSANCE, MANQUE DE CONFIANCE, MANQUE D’ESTIME, TROP, PAS ASSEZ, JUGEMENT, CONDITIONNEMENT, ISOLEMENT... voici tous vos mots, tous ceux que vous avez exprimés spontanément à l’évocation du titre...ce qui nous empêche de croître....

 

Introduction

 

Qui n'a jamais eu de bonnes raisons de se faire du souci pour lui-même ses proches son travail sa santé ? Cette préoccupation, l'idée du sentiment de se trouver confronté à une situation dont on ne perçoit pas l’issue et pour laquelle on n'a pas de solution immédiate, provoque des réactions émotionnelles qui vont de l'anxiété à la colère, de la culpabilité au désespoir.

Chacun réagit alors à sa manière pour essayer de faire face. Stratégie combative, mépris, évitement, les conditions qui déterminent les attitudes sont complexes et dépendent de la personnalité et des ressources de chacun.

La stratégie mise en œuvre suppose l'évaluation subjective de la situation et l'appréciation de ses capacités pour agir, c'est-à-dire l'inventaire de ses ressources, les solutions envisageables, les options à prendre. Ainsi le coping, représente l'ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources de l'individu (Lazarus, 1991). Le coping nécessite une dimension cognitive - comment l'individu à traité cette information, une dimension émotionnelle – quelles émotions la situation et son traitement ont suscitées, sachant que certaines peuvent être stimulantes et d'autres inhibitrices- et enfin un niveau de contrôle comportemental qui correspond à l'ensemble des actions que le sujet met en œuvre pour tenter de modifier le cours des événements.

Dans la dimension anxieuse, la notion de menace est l'élément central. L'anxiété vient du sentiment que l'on ne peut pas faire face à cette menace, soit parce que l'on ne connaît pas sa provenance, soit parce qu'on ne connaît pas le moyen de lutter contre elle. On se sent vulnérable, car pris au dépourvu et donc en danger. Ce sentiment entraîne une hyper vigilance, on redoute les situations « à risque » qui amplifie la réponse physiologique de peur et renforce la vulnérabilité du sujet. Les pensées négatives dépréciatives de soi émergent alors il inquiétude se transforme en un véritable état de stress. L'anxieux vit avec un sentiment permanent d'insécurité, d'incertitude et de tension psychique liée à l'anticipation d'une catastrophe. Ce qui constitue le problème n'est pas tant le faite d'avoir des inquiétudes que l'aspect excessif qu'elle revêt. C'est comme si l'anxieux vivait enZone de Texte: Zone de Texte: 2
 permanence avec en tête la notion d'un danger, une menace dont il ne connaît pas l'origine, ce qui va le mettre dans un état permanent d’ hyper vigilance, comme pour détecter d’où il pourrait venir.

 

 

La peur

 

La peur est une réaction à un danger réel et immédiat.

Elle est généralement ressentie comme très pénible. Le sentiment de peur va alerter les mécanismes d'adaptation, de défense, et va donc s'accompagner d'une activation du système nerveux central et du système nerveux sympathique.

Des réactions psychologiques comme l'hyper vigilance, la concentration, la tension vont être activées, ainsi que des réactions physiologiques, notamment au niveau de l'activation du système cardio-vasculaire et respiratoire. Toutes ces modifications visent à préparer l'individu à passer à l'action et à faire face aux dangers perçus. Ce qui va distinguer l'anxiété de la peur, c'est que l'anxiété est un état de préparation à un danger éventuel. L'anxiété est une émotion naturelle que chacun peut expérimenter. Elle peut même être stimulante et augmenter les performances. L'anxiété facilite la réponse de peur. Le problème se pose lorsqu'il s'agit d'un état chronique d'anxiété.

L'état permanent d'anxiété suppose une perception inquiétante de l'environnement et il est vrai que chaque personne aura des perceptions spécifiques de la même situation selon le filtre à travers lequel elle envisagera cette situation. Ainsi, l'anxiété peut varier dans sa sévérité et dans sa fréquence d'un individu à un autre, mais lorsqu'elle est expérimentée trop souvent et trop intensément et qu'elle interfère avec la vie quotidienne, elle devient pathologique.

La peur s'inscrit dans la phylogenèse générale et correspond à un mécanisme de survie. Les expressions de la peur sont comparables chez l'animal et chez l'homme et semblent être restées stables au cours du processus de l'évolution. Chez la plupart des espèces, c'est la crainte du prédateur qui entraîne des attitudes comportementales adaptatives comme la fuite, le figement ou le combat. La fuite, si elle se déclenche assez tôt, permettra d'échapper aux prédateurs. Le figement, la sidération permettent au contraire de « faire le mort » et d'espérer ainsi être ignoré du prédateur. Il existerait un appareil inné de reconnaissance et d'alerte dont la mise en route serait déclenchée spécifiquement par l'adéquation entre les caractéristiques du prédateur et les récepteurs de la proie. Ceux-ci seraient en fait pré-équipés pour identifier les caractéristiques du prédateur. Un environnement stable permettrait à l'espèce d'automatiser la réponse la plus adaptée. Lorsque l'environnement change, les possibilités de modification des capacités de repérage et du répertoire comportemental seront déterminantes pour l'avenir de l'espèce.

Selon les chercheurs, toute espèce évoluée sera capable de s'adapter et de sélectionner au cours de son évolution de nouveaux déclencheurs potentiellement dangereux pour elle. Le problème posé par ces auteurs est celui du temps qu'il faut à l'espèce pour faire ce nouvel apprentissage. En effet, seules les espèces qui ont appris relativement vite, donc qui était équipées pour tirer le meilleur parti de leur expérience, ont pu survivre. Pour faciliter et accélérer l'apprentissage, les auteurs précisent qu'il existe, à côté de déclencheurs externes, des déclencheurs internes qui représentent alors un gain appréciable de temps et d'efficacité dans la mise en place des réactions adaptatives de peur.

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Zone de Texte: Au fil des expériences, un lien s'établit entre la survenue du prédateur et les modifications comportementales qui l'accompagnent. Un signal interne se déclenche. A un moment donné, le signal d'alarme interne peut être suffisant pour précipiter à son tour l'alerte et la réaction de peur.

 

 

L’anxiété.

 

Cette séquence est probablement nécessaire pour expliquer le passage à l'anxiété chez l'homme. Dans ce dernier cas, les déclencheurs ne peuvent être qu'internes puisque l'anxiété survient en dehors de toute situation objective de danger. Les auteurs se posent également la question de savoir pourquoi c'est la réaction de peur qui s'installe puisque son caractère d'adaptation, préparation à la fuite ou à l'attaque, n'a plus aucune actualité. Les auteurs notent effectivement qu'en cas de menaces relatives à des problèmes futurs non existants, il n'y a aucune possibilité ni de fuir ni de combattre. Ce qui explique l'inhibition du comportement moteur analogue à la réponse de figement chez l'animal. Une augmentation de la tension musculaire et une tentative plutôt mentale de chercher à se débarrasser de cette menace par le biais du souci va contrôler l'activité automatique et l'empêcher d'avoir une trop grande fluctuation et prévenir ainsi les répercussions somatiques de cette fluctuation du système nerveux autonome.

Psychologie de l'anxiété

Depuis une centaine d'années, différentes théories se partagent le terrain de l'anxiété. Malgré la diversité des approches, un certain nombre de points sont communs à l'ensemble des propositions.

Parmi eux, le fait que l'anxiété se compose d'éléments cognitifs et affectifs que l'individu va essayer d'éviter une fois atteinte un certain seuil. Ou encore le fait qu'il existe des différences individuelles dans les prédispositions biologiques à l'anxiété, mais aussi dans la tolérance psychologique à l'anxiété.

Les individus qui ont acquis une certaine confiance en eux et qui se savent capable de maîtriser les situations difficiles stressantes, seront moins vulnérables à l'anxiété et s'adapteront plus facilement. Et pour tous les théoriciens, cette confiance en soi dépend de la nature des interactions précoces.

 

 

Les théories psychodynamiques

 

Sigmund Freud (1856-1939) médecin autrichien, fondateur de la psychanalyse.

Freud a conceptualisé l'anxiété de différentes manières : dès 1985, il parle du résultat de la transformation de l'affect d'une pulsion réprimée : la privation, la frustration sexuelle susciterait de l'anxiété en raison de l'excitation excessive produite.

Pour Freud, les dangers sont différents selon les stades de développement. La naissance est le prototype de toute anxiété compte tenu même du flux d'excitation qu'elle suscite. Puis vient le problème de la perte de l'objet, c'est-à-dire de la perte de la personne qui s'occupe de l'enfant et un stade plus mature du développement la perte de l'amour de l'objet.

Selon Freud, le danger de base sous-jacent à toutes ces formes d'anxiété est une situation d'impuissance qu'il nomme situation traumatique où quelqu'un est à la merci d'une excitation excessive et incessante exercée par des pulsions intellectuelles. Pour Freud, tout souvenir traumatique est à contenu sexuel.

 

 

L’économie des forces de l’esprit

 

Pierre Janet (1859-1947), psychiatre et philosophe français.

Pour Janet (dès 1923) qui s'est violemment opposé aux théories et aux pratiques freudiennes, s'il est pertinent d'encourager les patients à exprimer des souvenirs liés à différentes époques de leur vie et si rêves ou écritures automatiques ne traduisent pas d'autres souvenirs plus enfouis, il faut prendre garde néanmoins à découvrir de tels souvenirs quand ils n'existent pas. Pour Janet, l'origine du trouble émotionnel est à rapprocher de celle du trouble de la fatigue. La diminution de la volonté, c'est-à-dire d'une fonction supérieure qui demande de la force sous une grande tension, ne peut se produire sans une intervention de la tension nerveuse et probablement aussi de la quantité de force. Cela revient donc à poser le problème en termes de budget de l'esprit c'est-à-dire d'équilibre des dépenses et des recettes psychologiques.

Quand il s'agit de l'économie domestique, nous savons très bien quels sont les denrées chères et les denrées bon marché, quels sont les opérations coûteuses et celles qui sont à bas prix et nous pouvons facilement établir le budget de notre ménage.

Nous serions au contraire tout à fait incapables d'établir le budget de notre activité mentale parce que nous n'aurions que des notions très vagues du coût de telle ou telle action. Selon Janet, ce qui provoque des réactions de recul et de terreur est la tension psychologique qui doit être mise en rapport avec le temps et la projection dans l'avenir. Demander une action de longue durée c'est exiger un acte élevé et coûteux. Certains actes paraissent épuiser nos dernières ressources dans la mesure où ils nous révèlent notre misère et réveillent la pensée de la « banqueroute morale ».

Le rôle du thérapeute est d'aider le patient, en cherchant avec lui à organiser l'économie de ses forces psychologiques insuffisantes. Pour cela le repos est parfois nécessaire, mais le premier point du traitement consiste à aider le patient à résoudre autant que possible les situations complexes dans lesquelles il s'empêtre. Un individu capable d'agir de nouveau de manière plus adaptée retrouve des forces. En effet, même si l'action entraîne une dépense, elle apporte un bénéfice. Par ailleurs, pour Janet, beaucoup de patients ont en réserve des richesses considérables et difficiles à atteindre. Ils disposent à un certain moment d’une quantité d'énergie disponible insuffisante alors qu’ils ont des réserves considérables immobilisés. Aussi convient-il de mobiliser ses réserves tout en veillant à l'équilibre psychologique, ce qui suppose une attitude thérapeutique progressive et adaptée à l'économie psychologique du patient.

Les bénéfices qu’une personne tient d'une action se maintiennent ensuite par le biais de
« l'irradiation psychologique ». Les personnes qui ont réussi à un certain niveau adoptent, en effet,
une attitude de vainqueur qu'ils conservent pendant quelque temps même en accomplissant

d'autres actes. Ainsi pour Janet, « la psychologie est obligée d'aborder le problème de

l'administration économique et force de l'esprit ».

Le médecin psychiatre sera capable de bien utiliser de faibles ressources, en évitant les dépenses inutiles et en dirigeant l'effort exactement au point nécessaire. Il fera mieux, il apprendra à ses patients à augmenter leurs ressources, à enrichir leur esprit.

 

 

Les relations mère-enfant

 

Harry-Stack Sullivan (1892-1949), psychiatre et psychanalyste américain.

Sullivan privilégie le champ interpersonnel. Pour lui l'anxiété naît non pas d'un excès de stimulation qui ne peut être maîtrisé par le Moi, mais d'une perturbation dans la relation émotionnelle entre la mère et l'enfant. Il évoque, dès 1947, le concept d'empathie pour expliquer cette relation, l'empathie faisant référence aux liens émotionnels particuliers qui soutiennent la relation de l'enfant avec les personnes importantes pour lui, sa mère ou l'individu responsable de lui.

Lorsque la mère à une réponse émotionnelle positive en réponse à la réaction émotionnelle positive de son enfant, alors cette communication positive donne à l'enfant un sentiment de sécurité, en même temps qu'il montre à l'enfant qu'il a un impact sur sa mère. De cet impact peut découler un sentiment de pouvoir et de compétences. A l’inverse, la non satisfaction des besoins physiologiques et des besoins psychologiques par le biais de sa mère, entraîne un état de tension intolérable chez l'enfant. Très souvent, les perturbations au niveau de l'empathie maternelle sont dues à l'anxiété de la mère qui, à travers un processus de contagion émotionnelle, devient la cause directe de l'anxiété pour l'enfant.

Pour Sullivan, l'une des premières choses et l'une des plus vitales est que l'enfant apprenne la discrimination entre les états anxieux et les états non anxieux. Le sentiment de sécurité vient du fait d'être libre de toute anxiété. L'anxiété de la mère se traduit par des attitudes de désapprobation vis-à-vis de l'enfant dans des domaines où elle-même se sent peu assurée. Cette attitude de désapprobation suscite de l'anxiété chez l'enfant qui anticipe peut-être une réduction de tendresse dans cette attitude de désapprobation.

En cela Sullivan rejoint Freud qui parlait de la perte de l'amour de l'objet, l'amour de la mère, et de peur de la perte de l'objet en tant que tel, peur de la perte de la mère. Devant cette dimension de culpabilité qui elle-même entraîne une forte anxiété, l'enfant essaie alors d'organiser ce que Sullivan appelle les « opérations de sécurité » qui risquent d'entraîner une certaine rigidité dans les attitudes interpersonnelles et des résistances au changement pour éviter le retour de l'anxiété.

 

 

La théorie de l'attachement.

 

John Bowlby (1907-1990), psychiatre et psychanalyste anglais.

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On retrouve chez Bowlby l'importance de la relation à l'autre et l'idée que la séparation est une source essentielle d'anxiété. Dans la théorie de l'attachement de Bowlby, l'angoisse est due à une rupture de l'attachement de l'enfant à sa mère. Nous serions prédisposés génétiquement à développer de l'attachement pour les personnes dont nous dépendons. Les protestations de désespoir lorsque l'enfant est séparé de ceux dont il dépend auraient une fonction adaptative dans la mesure où elles accroissent la possibilité d'attirer l'attention et les chances de survie. Pour Bowlby, le besoin d'attachement du nourrisson à sa mère est un besoin primaire assurant, dans une très grande mesure, sa survie. Il décrit trois phases de réaction des nourrissons séparés de leur mère :

 

1.      La phase de protestation correspond à l'angoisse de séparation.

2.      La phase de désespoir correspond au chagrin et au deuil,

3.      La phase de détachement correspondant aux mécanismes de défense.

 

Pour Bowlby, le fondement de l'anxiété est une réponse à la séparation ou à la peur d'être séparé des personnes dont nous dépendons. Les troubles anxieux que l'on retrouve chez l'adulte sont les conséquences directes du décès de personnes importantes dans l'entourage de l'anxieux ou de séparations longues et fréquentes, que ces séparations soient réelles ou redoutées. L'attachement anxieux se caractérise par le peu de confiance dans la figure d'attachement, que celle-ci soit vue comme peu disponible ou comme incapable de répondre de manière adéquate aux besoins.

Il s'ensuit parfois une attitude de dépendance extrêmement étroite pour s'assurer que la figure d'attachement sera toujours disponible. Un attachement anxieux est associé à une conduite exploratoire amoindrie tandis qu'un attachement sécurisant est associé à un plus grand degré de conduite exploratoire. Un enfant ou un adulte qui a une attente confiante dans la disponibilité de la figure d'attachement peut plus librement s'éloigner de sa base de sécurité et explorer le monde alentour. À l'inverse, un enfant ou un adulte qui ne se sent pas en sécurité en ce qui concerne la disponibilité de la figure d'attachement ose beaucoup moins s’éloigner. Dans cette perspective, un grand nombre de phobies pourraient être considérées, non pas comme des conduites de fuite, mais comme déclenchant le comportement de retour dans la zone familière de protection.

Pour Bowlby, lorsque les relations d'attachement précoce sont anxieuses et ambivalentes, l'enfant réagit à la séparation par de l'anxiété, mais aussi par une demande très forte pour obtenir de l'affection et par de la colère s'il ne reçoit pas cette affection. Cette dépendance à une relation extérieure et la difficulté à trouver une autorégulation pour satisfaire ses besoins entretiennent la dimension anxieuse.

 

 

Les théories cognitives.

 

Aaron Temkin Beck (1921-) psychiatre américain.

Récemment, les théoriciens cognitivistes ont élaboré d'autres conceptualisations de l'anxiété. Celles-ci sont également centrées sur la notion de danger et sur l'importance des expériences précoces que vit l'enfant dans sa relation avec ses parents et son environnement. Selon la thèse cognitiviste, les patients anxieux ou déprimés ont développé des mécanismes inconscients, automatiques, quiZone de Texte:  traitent l'information de façon erronée. Ces erreurs dans le traitement de l'information résultent de l'interaction de facteurs biologiques et d'expériences ou d'apprentissages au long de la vie.

L'idée centrale du modèle cognitif est que ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui sont responsables de la production d'émotion comme l'anxiété, mais plutôt la façon dont les personnes interprètent les événements. Dans l'anxiété pathologique, la perception du danger est surestimée par rapport aux dangers présents dans une situation donnée. Cette surestimation vient d'un certain nombre d'erreurs dans la prise d'information et tient, notamment,

 

- à la surestimation de la probabilité d'un événement redouté,

- à la surestimation de la sévérité de cet événement redouté,

- à la sous-estimation des ressources personnelles pour faire face à cette situation

- et à la sous-estimation des ressources de secours autour de soi dans cette situation.

 

Une fois que la personne a perçu la situation comme dangereuse, le programme anxieux s'active avec la constellation complète de changements cognitifs, affectifs et comportementaux. Dans le mode cognitif de Beck sur l'anxiété, on distingue deux niveaux de difficultés dans la manière d'interpréter la situation :


 

les pensées automatiques et les postulats.

 

1.      Les pensées automatiques négatives font référence aux pensées et aux images qui sont activées dans des situations spécifiques où la personne est anxieuse ; ainsi dans un ascenseur, un anxieux va penser « pourvu qu'il ne tombe pas en panne ».

2.      Les postulats font référence aux évaluations générales qu'un individu porte sur lui-même, le monde qui l'entoure et l'avenir. Il interprète certaines situations de manières excessivement négatives et dysfonctionnelles. Le même patient, dans l'ascenseur, aura pour conviction générale « je n'ai jamais de chance, c'est toujours quand je suis là qu'il arrive un problème ». Les postulats résultent d’apprentissages précoces et sont activés par un événement spécifique qui les fait resurgir. La mémorisation de ces associations forme alors une structure cognitive appelée schémas.

 

Le schéma favorise la prise d'information qui est cohérente avec son contenu et inhibe la prise d'information qui n'est pas cohérente avec son contenu. L'activation de l'ensemble du schéma entraîne une intensification de la réponse d'alarme, comme si la situation actuelle déclenchait l'ensemble des réponses d'alarme précédemment activées.

Les schémas constituent les structures de base de l'organisation cognitive. Ils contiennent l'ensemble des connaissances acquises dans l'expérience passée d'un individu. Ils jouent donc un rôle important dans l'évaluation et la signification donnée aux événements. Ils influent aussi sur le rappel de l'information contenue dans la mémoire.

Chaque individu développe au cours de sa vie des schémas sur les conséquences probables d'un événement et la façon d'y faire face. Lorsque les schémas partagent des événements communs, ils s'organisent en mode et composent ainsi des façons typiques de traiter l'information.

Le mode anxieux se caractérise par la perception de dangers et par la difficulté à y faire face. Il se déclenche lors de l'activation d'un schéma qui survient en présence ou dans l'anticipation d'un événement anxiogène. La démarche thérapeutique implique de mettre en évidence les produits cognitifs et vise à modifier les schémas : c'est ce qu'on appelle la restructuration cognitive.

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Zone de Texte: Les schémas sont des croyances inconditionnelles. Ils sont perçus par l'individu comme des vérités a priori implicites et incontestables. S'étant organisé de manière précoce, ils sont résistant aux changements. Chez les anxieux, ces schémas sont souvent particulièrement rigides et peu accessibles aux expériences nouvelles. Ils semblent résulter d'expériences discordantes, répétitives et difficiles avec les parents, les frères et sœurs et pairs pendant les premières années de la vie. Ces expériences répétitives renforcent les schémas de manière cumulative. Un enfant que l'on critique régulièrement chaque fois qu'il fait quelque chose, qui ne correspond pas idéalement au standard des parents, développe ainsi un schéma d'incompétence et d'échec.

Young, qui fut un élève de Beck, a beaucoup travaillé sur la notion de schémas, et notamment de schémas dysfonctionnels précoces. Pour lui, il existe quatre dimensions primaires qu'un enfant doit négocier afin de se développer de manière saine : l'autonomie, la capacité à entrer en relation, l'estime de soi et enfin, avoir des attentes raisonnables et des limites réalistes. Lorsque l'enfant a des difficultés à atteindre ses buts en raison d'obstacles rencontrés dans sa relation avec ses parents, ses frères et sœurs ou ses pairs, il développe des pensées qui risquent d'entraîner des schémas dysfonctionnels.

 

L'autonomie.

L'autonomie est l'acquisition du sentiment qu'il est possible de fonctionner soi-même sans le support continu des autres. Les personnes autonomes peuvent exprimer leurs besoins individuels, leurs intérêts, leurs préférences, leurs opinions et leurs sentiments. Elles ont un certain sens de la maîtrise. Elles ont également un certain sens de la sécurité et ne sont pas trop soucieuses de la notion de danger dans leur environnement.

Pour développer ce sens de l'autonomie, les enfants ont besoin que les parents les encouragent à exprimer leurs propres besoins et à agir dans le sens de ces besoins, sans punition ou restrictions excessives. Ils ont besoin d'être rassurés sur le fait qu’ils sont robustes et que le monde est relativement fiable. Ils ont besoin qu'on leur donne certaines responsabilités et qu'on les laisse exprimer leurs émotions dans tout leur éventail, y compris la colère.

Si les parents échouent à donner cet environnement qui encourage l’autonomie, certains schémas risquent de se développer - sentiment de vulnérabilité, peur de perdre le contrôle, peur de perdre son individualité, sentiment constant de dépendance.

 

Le besoin d'être en relation.

Ce besoin correspond au fait de créer des liens stables et durables de confiance avec tous. Ces liens peuvent être étroits comme dans l'intimité ou correspondre à une intégration sociale plus large, le fait d'appartenir à un groupe d'amis, une famille, à une communauté. Ils donnent à un individu le sentiment d'être aimé, désirable socialement et pareil aux autres. Les parents aident un enfant à entrer en relation grâce à leur empathie pour ce qu'il ressent, leur compréhension ou leur souci d'équité entre frères et sœurs.

Pour développer davantage le sens de la relation, les enfants ont également besoin d'expériences de socialisation réussies dans différents groupes, aussi bien durant la période de l'enfance qu’au cours de l'adolescence.

Lorsque l’enfant ne bénéficie pas de cet environnement sécurisant où sont présents l'amour, l'empathie, la tension, le respect et des expériences sociales positives, il risque de développer des schémas d'abandon, de perte, de méfiance ou d'isolement. Ces schémas apparaissent également lorsque l’un des parents est décédé alors que l'enfant était très jeune ou lorsque des parents quittent souvent la maison pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les difficultés que rencontre un enfant pour s'intégrer dans tel ou tel groupe parce qu'il ne le perçoit pas ou qu’il n'a pas les qualités attendues par ce groupe favorisent également le développement de ces schémas, tout comme l'existence de relations traumatisantes avec les adultes (abus, punition, réprimande constante, etc.).

 

Le sens de sa propre valeur.

C'est la perception d'être aimé, accepté, désiré et respecté par les autres. Pour développer ce sens de la valeur personnelle, les enfants ont besoin du soutien de leurs parents, de leurs frères et soeurs et aussi de leurs pairs.

Lorsque l'enfant est excessivement critiqué ou puni, il risque de développer des schémas de dévalorisation (ne pas pouvoir être aimé, ne pas être désirable, être incompétent, se sentir coupable, honteux, etc.).

 

Attentes raisonnables et limites réalistes.

Développer des attentes raisonnables signifie avoir la capacité d'établir des standards réalisables, atteignables pour soi-même et les autres. Se donner des limites réalistes renvoie à la capacité de se discipliner, de contrôler ses impulsions, de repérer et prendre en compte les besoins des autres. Il est important pour les enfants de pouvoir développer ce sens des limites, ils peuvent le faire d'autant mieux que l'environnement dans lequel ils vivent n’est ni trop exigeant, ni trop permissif.

Les parents doivent aider leurs enfants à accepter leurs propres limites et aussi leur faire comprendre qu'il n'y a pas besoin d'être parfait pour être aimé. Les enfants peuvent également être encouragés à être ni trop égoïstes, ni trop dévoués aux autres.

Les parents, qui apprennent à leur enfant que quoi qu'il fasse, ce ne sera jamais assez, mettent l'accent sur la réussite plus que sur le bonheur. Pensant qu'ils ne peuvent obtenir l'amour de leurs parents que s'ils réussissent des performances très élevées, les enfants risquent de développer des schémas d'abandon, d’échec, de dépréciation. À l'inverse, les enfants qui ont des parents extrêmement indulgents, qui les complimentent à l'excès, qui leur permettent de faire tout ce qu'ils veulent, sans souci des autres, de partage, de réciprocité, n'apprennent pas comment faire face à l'échec ou la frustration.

Les enfants vivant dans ce type d'environnement ont beaucoup de mal à se fixer des limites, à respecter les autres et à avoir des but à long terme. Ils développent des schémas de domination qui risquent de les faire rejeter par les autres, gêné par leur manque de limites.

 

Les schémas anxieux

 

Les parents et l'environnement social contribuent largement au développement des schémas
adaptés ou inadaptés qui persistent tout au long de la vie et constituent des principes organisateursZone de Texte: Zone de Texte: 10
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 du fonctionnement émotionnel et comportemental. En outre ces schémas connaissent des processus d'auto renforcement par le traitement préférentiel des informations congruentes.

Les schémas qui se retrouvent en majorité chez les anxieux sont :

- L'incompétence (sentiment d'une moins grande aptitude et d'une capacité à réussir inférieure aux autres)

- les carences émotionnelles (sentiment d'un manque de considération et d'affection de la part des autres)

- l'isolement (sentiment de rejet, difficultés à s'investir dans les relations sociales)

- un autocontrôle insuffisant (énervement facile, manque de volonté pour achever les taches)

- la méfiance (vis-à-vis des autres)

- l'abnégation et le sacrifice de soi (dévouement sans limite à la cause des autres)

- le sentiment d'abandon (sentiment que les relations avec les autres risquent de cesser)

- l'attachement (incapacité à se détacher de l'opinion et des influences des parents, des personnes proches)

- la vulnérabilité (peur d'une catastrophe imminente)

- la dépendance (besoin des autres pour comprendre ce qui se passe et réaliser des actions)

- l'inhibition émotionnelle (incapacité à exprimer des sentiments)

- la peur de perdre le contrôle (peur de réagir impulsivement, de faire du mal physiquement

ou moralement à autrui)

 

Les distorsions cognitives

 

Les schémas anxieux existent à l'état latent et peuvent devenir fonctionnel s’ils sont activés par des situations environnementales spécifiques, entraînant un traitement inadapté de l'information. Le passage des schémas (structures profondes) vers les pensées automatiques (structures superficielles) se fait par l'intermédiaire de processus cognitifs. Ces processus cognitifs sont des règles logiques de transformation de l’information.

La distorsion des processus cognitifs par le biais de la dimension anxieuse aboutit à des perturbations profondes et stables des mécanismes de la pensée logique. En effet, les événements sont alors assimilés aux thèmes contenus dans les schémas, gênant toute dimension critique dans la mesure où ce processus d’assimilation ne fait que confirmer les schémas.

 

Les principales distorsions cognitives sont :

 

- l'inférence arbitraire, erreur logique fréquente qui consiste à tirer des conclusions sans preuve ; une patiente anxieuse remarquant que son mari a un quart d'heure de retard pense immédiatement : « il me trompe ».

 

- l'abstraction sélective, erreur qui consiste à se focaliser sur un détail en dehors de l'ensemble du contexte- une personne anxieuse qui se rend à un repas de famille au cours duquel elle a l'occasion de discuter abondamment, elle ne retient pourtant qu'un seul élément : le fait que quelqu'un, à un moment donné, lui a coupé la parole prouve qu'elle n'est « pas intéressante ».

 

- la surgénéralisation, erreur qui consiste à généraliser à l'ensemble des situations une expérience malheureuse- un anxieux qui se présente à un entretien professionnel et qui n'a pas de réponse positive en conclut immédiatement « tu ne trouveras jamais de travail. »

 

- la maximalisation et la minimisation, erreurs qui consistent attribuer une très grande valeur aux échecs et aux événements négatifs et à dévaloriser les réussites et les situations heureuses- un étudiant anxieux qui obtient une note en dessous de la moyenne à une épreuve en déduit immédiatement qu'il est nul, s'il obtient un bon score dans un autre domaine, il en conclut que l'épreuve était facile.

 

- la personnalisation, erreur qui consiste à se tenir responsable des événements défavorables qui arrivent autour de soi- une femme anxieuse qui voit son mari arriver avec les traits tendus à la maison lui demande immédiatement : « qu'est-ce que je t'ai fait ? », sans penser qu'il peut simplement être fatigué après une journée mouvementée.

Ces distorsions cognitives entraînent des difficultés émotionnelles qui font revivre un sentiment de vulnérabilité et suscitent des pensées automatiques négatives sous forme de métacognitions. Elles prennent la forme d'interprétations négatives ou de prédictions négatives sur ce qui se passe ou peut se passer.

 

 

L'approche bio psychosociale de Barlow

 

Selon Barlow, anxiété et dépression partagent une vulnérabilité biologique commune qui se manifeste sous forme de réponses neurobiologiques suractivées lorsque la personne doit faire face à des événements de vie stressante.

Outre cette vulnérabilité biologique, les individus qui ont une tendance générale à développer de l'anxiété présente une vulnérabilité psychologique fondée sur des expériences précoces de non contrôlabilité. Ces expériences précoces, où le sujet a perçu un manque de contrôle, engendrent une vulnérabilité psychologique qui, lorsqu'elle est combinée à une vulnérabilité biologique et activée par des événements de vie négatifs stressants, conduit à une anxiété généralisée et très souvent plus tard à une dépression.

Le modèle de Barlow, qui est valable pour l'ensemble des troubles anxieux, peut-être présenté comme suit :

1.  Vulnérabilité biologique : elle est héritée et fragilisante.

2.  Evénements de vie : si le poids des événements de vie déborde les capacités adaptatives, lesquelles sont fonctions de la vulnérabilité biologique, s'enclenche une réaction de stress qui signale l'individu que le poids des stresseurs risque de le mettre en situation de déséquilibre.

3.  Réaction de stress (alarme vraie) : cette réaction de stress entraîne une réponse neurobiologique très forte en réponse et l'ensemble des réponses biologiques, physiologiques et hormonales risque d'être interprété comme une menace vitale et s'accompagner d'un sentiment d'impuissance face à cette menace, d’où la naissance d'une vulnérabilité psychologique.

4.  Vulnérabilité psychologique (alarmes apprises) : considérant qu'il est incapable de maîtriser cet ensemble de réactions physiologiques associées à la réaction de stress, le sujet se sent à la fois dans une situation de menaces physiques (peur d'avoir un malaise grave, peur de mourir) et de menaces

psychologiques (peur de ne pas contrôler), et perçoit alors l'ampleur de sa vulnérabilité psychologique.

5. Etat d'alerte (ou d'alarme) : cet état d'alerte peut être atténué si le sujet possède d’un réseau relationnel qui lui assure un soutien au moment de l'épreuve ou s'il dispose de stratégies personnelles d'ajustement au stress lui permettant de trouver des stratégies de contrôle ; dans le cas contraire, il entre dans un cycle d'appréhension anxieuse chronique consécutif à la mise en relation de ces vulnérabilités biologiques et psychologiques.

6. Stockage dans la mémoire à long terme de cette structure cognitivo-affective : ce stockage explique le maintien d'un comportement irrationnel d'appréhension anxieuse, sans support réaliste, tant le sujet se sent démuni face au niveau de stress qui l’a mis en déséquilibre et doute de ses capacités à contrôler ses réactions biologiques et psychologiques, une fois celles-ci déclenchées. Cette vulnérabilité entraîne une focalisation systématique chronique de l'attention sur les dangers potentiels. Les facteurs sociaux peuvent maintenir le trouble anxieux. La réassurance prodiguée par l'entourage renforce parfois l'anxiété en empêchant la mise en place de stratégies personnelles d'adaptation au danger.

7. Bibliographie : La peur de tout, Evelyne Mollard, Editions Odile Jacob, 2003

 

Pratique : Ce qui nous empêche de croître.

 

Réduction des croyances limitantes.

Nous pouvons travailler sur 3 plans :

PROFESSIONNEL (difficulté relationnelle à l’autorité, prise de parole en public par exemple)

Ou PERSONNEL

Ou LOISIRS

 

Nous nous installons debout devant notre chaise, en position du premier degré.

Conscience de notre équilibre... Conscience de notre respiration... Conscience de notre ancrage. Nous prenons conscience de la forme... de la présence de notre premier système sans tension. Conscience de la forme.... de la présence de notre deuxième système sans tension.

Consciences de la forme... de la présence de notre troisième système sans tension. Conscience de la forme... de la présence de notre quatrième système sans tension.

Nous prenons conscience de la forme... de la présence de notre cinquième système sans tension.

Nous orientons notre conscience vers notre espace ombilical et nous prenons conscience de la forme de notre méga système... Qui doucement s’élabore dans notre conscience... Nous vivons la présence de notre méga système.

Nous levons les bras et les mains au-dessus de la tête, nous inspirons en serrant les poings, rétention d’air, tension douce de tout notre corps, expiration et nous descendons nos mains à la hauteur de notre front et posons nos doigts sur l'espace intégration de notre premier système.

Nous pratiquons quelques instants de sophro- déplacement du négatif pour notre premier système, sur chacune de nos expirations, nous libérons les tensions de notre premier système.

Nous poursuivons à notre rythme le sophro- déplacement du négatif pour chacun de nos systèmes. Nous libérons les tensions pour l'ensemble de notre méga système.

Nous nous asseyons au fond de la chaise, nous nous installons confortablement. Nous prenons conscience des appuis de notre corps sur la chaise et nous vivons la présence de notre corporalité, comme si c’était la première fois.

Pour renforcer la présence de notre corporalité, nous pratiquons un IRTER.

Nous prenons la posture ISO CAY de distension, nous prenons conscience de la forme de notre corps, Posture ISOCAY de tension, nous prenons conscience de la présence de notre corps, Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: 3
posture ISOCAY d'intégration. Nous trouvons l’équilibre de notre corps dans la posture.

Nous pratiquons quelques instants de sophro- activation pour l'ensemble de nos systèmes et pour cela nous orientons notre conscience vers notre espace ombilical. Nous prononçons doucement, mentalement, Sophro-activation sur l’inspiration, vitale sur l’expiration.

Nous revenons au fond de la chaise et nous vivons la présence de notre corporalité. Nous accueillons toutes nos sensations comme si c’était la première fois.

Pour favoriser le processus et renforcer la présence de notre corps, nous pratiquons quelques instants de VIPHI :

VIPHI sur l’inspiration, pour renforcer la présence de notre corps

Sensation ISOCAY sur l’expiration pour favoriser l’éveil du sentiment vital d’harmonie et d’équilibre, sentiment de bonheur vital.

PPI : Pause phronique d’intégration.

Nous prenons la posture ISOCAY de distension, de tension, d’intégration. Conscience de notre corps dans la posture, de notre équilibre.

A présent, nous évoquons une situation, une pensée « je ne suis pas capable de... » Qui dit cela ? Est-ce nous ou quelqu'un d'autre ?

Nous laissons venir sur le plan concret un maximum de données, nous prenons le temps de recueillir un maximum d'informations sur cette pensée « je ne suis pas capable de ».

Nous évoquons une expérience vécue dans laquelle s'est manifestée cette limitation. Nous restons dans cette expérience et nous nous posons quelques questions. Est-ce qu'il y avait des perspectives, des angles différents pour appréhender, affronter cette situation-là, à ce moment-là ? Nous nous demandons quelles ressources nous aurions pu utiliser pour être davantage capable de faire face à cette situation.

Nous faisons le tour de cette expérience, nous observons les différents éléments, les composantes, les différentes perceptions que nous aurions pu avoir à ce moment-là. Nous accueillons peut-être de l’émotion. Nous évoquons les ressources et les capacités que nous aurions pu mettre jeu à ce moment-là, pourquoi cela ne s’est-il pas passé au mieux ?

Nous allons à présent utiliser ce regard différent.

Nous allons nous voir avec plus de capacités, plus de ressources, dans une situation similaire. Nous nous anticipons en nous sentons davantage capable de réussir dans cette situation similaire, nous nous anticipons de la manière la plus idéale pour nous en mobilisant nos ressources et nos capacités.

Nous prenons le temps de nous anticiper dans cette situation, davantage capables de réussir.

Nous revenons à la présence de notre corps sur la chaise, présence que nous renforçons par un IRTER.

Nous vivons la présence de notre corporalité en marche vers davantage de présence et de capacités, nous accueillons notre vivance comme si c’était la première fois.

Nous choisissons à présent un autre domaine dans lequel nous ne nous sentons pas capables d’être ceci ou cela...

Qui est-ce qui dit cela ?

Est-ce notre voix ou est-ce la voix de quelqu’un d’autre ?

Quelles sont nos impressions dans cette incapacité ?

Nous retrouvons une expérience vécue dans laquelle nous retrouvons cette limitation.

Nous repartons dans ce vécu en nous posant la question : pouvions-nous appréhender, affronter cette situation différemment ?

Nous nous projetons dans une anticipation d’une situation, objectif intermédiaire, en nous voyant davantage capable de vivre cette anticipation d’une manière idéale.

Nous revenons à la présence de notre corps.

Pause phronique de totalisation de tout ce qui a été activé au cours de cette séance. Activation des capacités Harmonie interne corps-esprit, Confiance et Espérance. Désophronisation

Phénodescription et DPS en petits groupes.

 

Dominique Raetz, 29ème journée du 30/03/2013

 

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