P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

autour du rythme

 

 

dernière modification de cette page le 23-juin-2013

journal n° 51 / journée du 30/03/2013

Dans un 1er temps échange sur la notion de rythme avec, pour ma part, une définition et des exemples.

 

Ensuite un temps de pratique où chacun pourra trouver "son" rythme puis un échange d'idées par rapport à la pratique.

 

Quelles dimensions donner au rythme et comment ? (énergétique, organisationnelle, psy, réalité objective).

 

Étymologie

Du latin rhythmus, lui-même emprunté au grec ancien υθμός, rhuthmós (« mouvement réglé et mesuré » d'où « mesure, cadence, rythme, nombre »).

Synonymes : Nombre, cadence, mesure.

 

DEFINITION

Le rythme est la caractéristique d'un phénomène périodique induite par la perception d'une structure dans sa répétition. Le rythme n'est pas le signal lui-même, ni même sa répétition, mais la notion de forme ou de « mouvement » que produit la répétition sur la perception et l'entendement (nous sommes bien dans la sophro). On reconnaît un même rythme dans des phénomènes de cadences, ou périodicités, différentes, lorsque l'ordre de succession et le rapport de durée entre ses moments de tension et de relâchement est identique. Ces moments sont souvent décrits aussi comme moments d’élévation (ou arsis) et d'abaissement (ou thésis).

On parle de rythme aussi bien pour les phénomènes naturels que pour les créations humaines.

La perception du rythme, comme les autres perceptions humaines, se développe par des entraînements spécifiques. (« tiens, tiens… » intéressant en sophrologie !)

Le mot rythme s'emploie fréquemment dans le langage courant hors de son sens précis, technique, assez bien défini en musique et en poésie, comme métonymie ( figure de style : avoir une bonne plume, boire un verre) , pour toute sorte d'évènements cadencés.

En philosophie, il est souvent une métaphore pour traiter d'actions coordonnées ou de transactions régulières.

Musique : Variation régulière des temps forts et des temps faibles.

 

Littéraire : Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser » On peut le lire dans les deux sens….Peut-être afin de ruminer davantage !

 

Biologie : Succession répétitive d'une variable physiologique. Nous trouvons les rythmes circadiens, renouvellement des cellules, respiratoire, cardiaque (tout ce qui est vital est régit par le rythme dans notre biologie), la liste n’est pas exhaustive bien sûr.

 

La chronobiologie

Nos modes de vie sont parfois incompatibles avec nos rythmes biologiques et ceux-ci s’en trouvent altérés. Cette désynchronisation entraîne des troubles du sommeil, fatigabilité/ excitabilité, prise de poids, stress/anxiété, dépression saisonnière, etc.

À long terme, une désynchronisation des rythmes biologiques entraîne quatre fois plus de risques de cancer, de maladies cardiovasculaires et de dépression.

 

Décalage horaire ou jet lag, un exemple d’adaptation .

En cas de vol transméridien supérieur à environ cinq heures (phénomène de décalage horaire) on observe une désynchronisation chez les individus.

-              Rythme nycthéméral (jour/nuit): recadrage en 2 jours

-              Température du corps : recadrage en une semaine

-              Sécrétion du cortisol : recadrage en 15 à 20 jour

 

 

Pour récapituler :

Rythme biologiques : cardiaque, respiratoire, circadiens , renouvellement des cellules tous les 7 ans.

Rythme lunaire

Rythme en poésie. Littéraire, tps forts , tps faibles.

Rythme musicale, cadence tps courts , tps longs.

Rythme dans le mouvement.

Rythme scolaire

……….

 

 

Et en psychanalyse :
Selon Nicolas Abraham (psychanalyste 1919-1975) le rythme est un jeu incessant entre régularité et ruptures, ressemblances et différences, qui correspond au désir ambivalent de fusion et séparation, de retour fœtal et d’autonomie, comme dans la relation duelle de Hermann. Le rythme impair s’oppose au rythme pair, ce qui se perçoit dans l’adjectif « impair » dérivé de « pair », préfixé. On peut envisager un cas particulier de ce phénomène : le rythme binaire favorise la fusion tandis que le rythme ternaire, dit « éminemment poétique » dans les manuels de littérature, mais sans explication, correspond plus volontiers à l’éloignement et l’essai d’autonomie. Ce dernier est provoqué par l’énergie de la révolte, la volonté d’autonomie par rapport à une fusion étouffante.


En poésie, les allitérations et assonances, la fluidité des liquides et la douceur des nasales participent à l’euphonie. Mais la recherche d’harmonie se fonde aussi et surtout sur le rythme.

 

 Conclusion

Le rythme exprime des pulsions psychiques profondes comme le désir ambivalent de fusion et de séparation, nécessaire sous ces deux pôles notamment pour la contemplation esthétique fusionnelle et l’affirmation d’une pensée créatrice autonome. La théorie de Nicolas Abraham selon laquelle le rythme pair correspond à la recherche de fusion liée à l’instinct d’agrippement, le rythme impair à une volonté de séparation génératrice à la fois d’autonomie et d’angoisse, fonctionne particulièrement bien sur les textes littéraires (et en sophro nous réalisons 3 fois chaque exercice)

 

La poésie et plus généralement la littérarité exhibe l’importance du rythme, mais celui-ci est à l’œuvre dans tout discours et mérite d’être pris en compte par la linguistique, car il est étroitement lié à l’investissement de l’être total dans la créativité verbale.

 

Rozemarie Parse Docteur, chercheur en sciences infirmières à l’Université de Chicago.

La théorie de l'humain en devenir propose une école de pensée sur laquelle les professionnels de la santé peuvent fonder leur pratique de soins, leur recherche et leur programme de formation. Théorie d'avant-garde qui remet en question les approches traditionnelles du soin, elle propose aux infirmier(e) s un cadre de référence cohérent et valorise le soin centré sur la personne. Les thèmes de l'humain en devenir sont le sens, la rythmicité et la transcendance. Développée à partir des fondements philosophiques de la science des êtres humains unitaires de Martha Rogers et d'auteurs en phénoménologie existentielle tels Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty et Gadamer, l'école de pensée de l'humain en devenir s'inscrit dans le contexte des sciences humaines selon la tradition de Dilthey. L’école de pensée de l’humain en devenir de Parse s’inscrit dans ce courant et plus particulièrement dans celui de la simultanéité (être humain unitaire ouvert en interaction constante et simultanée avec son environnement).

L’humain est appréhendé dans sa complétude d’être unique (ses expériences vécues se ressemblent mais ne sont jamais identiques), indivisible (il est plus grand et différent que la somme de ses parties), imprévisible (il est sujet et non pas objet répondant à des variables que l’on peut définir) et toujours changeant (en devenir).

 

L’être humain est un être ouvert, en relation constante avec son environnement (c’est-à-dire tout ce qui l’entoure : personne, communauté, lieu ...) dans un processus continu de changement dont les principes sont : en structurant le sens de manière multidimensionnelle l’être humain en devenir existe en co-créant la réalité, en mettant en langage ses valeurs et son imaginaire.

En co-créant des modèles rythmiques de relation l’être humain en devenir existe en vivant l’unité paradoxale de révéler-cacher, permettre-limiter, tout en se reliant et se séparant.  

                                                 

La pensée infirmière – conceptions et stratégies – S. Kérouac, J. Pépin, F. Ducharme, A. Duquette et F. Major - Ed. Maloine - 1994

 

Les 3 principes de l’humain en devenir de Parse tirés de l’ouvrage original: The Human Becoming School of

Thought – A Perspective for Nurses and Other Health Professionals – Rosemarie Rizzo Parse – Sage

 

Comme nous venons de le voir le rythme est particulièrement lié à une notion de répétition.

En modifiant  notre rythme nous modifions notre rapport au temps et par interaction notre rapport à l’espace.

Pour ce faire nous utilisons la relaxation dynamique (espace) et des exercices statiques (temps).

Afin de trouver notre équilibre à travers le rythme qui nous convient nous  devons nous adapter, réguler : c’est l’homéostasie.

 

Je vous propose à travers une séance de vivre cette notion de « rythme ».

 

Présentation de la séance : SS/A debout exos des épaules bof-bof-bof, respiration sur 3 étages avec choix de l’étage préféré, lieu sécure, plaisir du mouvement, du rythme, hémicorps, balade en forêt (footing ou marche rapide, retour à son rythme, puis balade découverte, retour à son rythme). SPP en 1 phrase.

 

Pour terminer l’atelier, je vous propose un anagramme.  Encore et toujours du rythme : « guérison » qui devient « soigneur » Et vice et versa !

 

Le temps imparti se terminant nous n’aurons pas pu partager, échanger comme j’aurai aimé sur nos pratiques, dommage car cet échange me semble très intéressant quant aux expériences professionnelles de chacun. Mon objectif était d’ouvrir un ou des portes pour ensuite se nourrir les uns les autres. A suivre …….peut être.

 

 

Séance sur le thème du rythme.

 

Présentation de la séance : SS/A debout exos des épaules bof-bof-bof, respiration sur 3 étages avec choix de l’étage préféré, lieu sécure, plaisir du mouvement, du rythme, hémicorps, balade en forêt (footing ou marche rapide, retour à son rythme, puis balade découverte, retour à son rythme). SPP en 1 phrase.

 

Information pré-sophronique : se laisser guider en laissant bien venir ce qui doit venir, même si le guidage peut paraître un peu directif.

 

1ère partie sophro simple assis détaillée.

 

Passer en position debout en prenant conscience du changement de position, nous nous levons sur l’inspire et nous nous installons dans nos appuis sur l’expire. Prise de conscience de notre verticalité, des nouveaux points d’appuis et de notre position debout la tête bien droite, bien haute tirée vers les étoiles dans notre dignité d’être Humain avec un grand H……..

En laissant libre votre respiration nous allons lever très vite nos épaules et les laisser retomber rapidement dans l’apesanteur un peu comme si on se disait avec un haussement d’épaule « Je m’en fous.. ou bof-bof-bof », au signal (après une vingtaine de fois) nous relâchons nos épaules, nos bras le long du corps nous expirons longtemps, en profondeur, jusqu’au bout de nos doigts.

Pour la deuxième réalisation nous allons le faire très lentement, si nous souhaitons nous pourrons utiliser notre respiration, soulevons doucement, sans à-coups nos épaules avec l’inspire puis en relâchant doucement nous pourrons souffler lentement, profondément , chacun réalisera 6-7 fois l’exercice.

La 3ème réalisation se fera individuellement chacun pourra réaliser le mouvement à son propre rythme, le temps qu’il souhaitera. Temps de récupération, d’intégration ……………… ……

Nous allons maintenant prendre le contrôle de notre respiration , après une légère inspire nous allons expirer complètement en commençant par notre ventre puis nous resterons dans une respiration ventrale et que ventrale……… puis nous laisserons monter notre inspire jusqu’au sternum : respiration ventrale, nous arrondissons du pubis jusqu’aux côtes flottantes puis tranquillement nous laissons monter jusqu’au sternum, plaisir du mouvement, de chaque étape…….. et tout naturellement nous laisserons encore monter notre inspire jusqu’à remplir notre cage thoracique, dans la limite de notre confort……en douceur à l’écoute de nos sensations, ventre….. sternum…… cage thoracique….. plaisir du mouvement….. du rythme respiratoire. Baladons nous dans notre respiration tranquillement et restons à l’étage de notre respiration où nous sentons le mieux, où nous nous sentons en toute sécurité………………

……………………………………………………………………………………

Tranquillement laissons notre respiration reprendre son rythme naturel, non guidé et préparons-nous à réaliser les hémicorps en nous mettant tous bien synchro et en respectant le guidage.

Pour la 1ère réalisation nous allons mettre le poids du corps sur la jambe gauche, pointer le pied droit en extension sur le côté et en prenant une grande inspire  étirer tout ce côté droit, suspendre notre souffle arrivés au maximum de notre étirement, maintenir l’étirement, la suspension du souffle puis relâcher en expirant profondément (rythme soutenu)……….

Pour la 2ème réalisation nous allons déplacer le poids de notre corps sur la jambe gauche en conscience du transfert……. puis décaler le pied droit en décollant le talon et en pointant les orteils, conscience d’installer l’étirement….. tout en inspirant de manière douce, fluide et complète nous étirerons notre côté droit en prenant le temps d’observer le mouvement, d’être dans chaque étape……. suivre le trajet de la main qui passe devant les genoux, les hanches, le buste, la poitrine, le cou la tête et qui termine son étirement loin, loin, loin …….. encore plus loin. Suspension douce du souffle sans forcer sur la gorge…… Temps suspendu à ce souffle….. allongement du corps………. allongement du temps…………… puis en soufflant tout doucement, redescendre le bras……. conscience de chaque étage, le souffle….. e relâchement…… jusqu’à retrouver notre position de départ……………………

La 3ème réalisation nous la ferons chacun pour nous au rythme qui nous convient……………

…………………………………………………………………………………………………….

Idem pour le côté gauche puis les 2 côtés en même temps.

Nous allons maintenant retrouver notre position assise sur la chaise, contact  avec nos  différents points d’appuis , petit tour rapide dans notre corps afin de vérifier que nous sommes toujours en état de détente et de relâchement avant de plonger dans notre imaginaire…………………..

C’est le début du Printemps nous sommes à l’entrée d’un bois, devant nous un chemin , très large, bordé de très grands arbres. Le sol est souple sous nos pieds, nous avons chaussé nos baskets car nous allons partir faire un footing ou pour ceux qui préfèrent une marche rapide. Lacets vérifiés nous mettons en route notre corps, nous prenons quelques informations sensorielles : le tapis de feuilles et de mousse sous nos appuis, souple et à la fois solide. La température de l’air quand elle rentre dans notre nez puis quand elle arrive dans nos poumons, le sang qui circule à fleur de peau, les arbres qui défilent dans nos yeux………. Notre corps qui s’organise, qui s’adapte, notre métabolisme qui régule. Les sensations changent, pourquoi pas accélérer un peu, agrandir nos foulées, sentir l’air qui glisse sur notre visage……. Au bout du chemin une clairière, de l’herbe et au fond une rivière. Nous prenons quelques informations rapides pour poser nos pieds où c’est le plus facile et rapidement nous nous retrouvons au bord  de l’eau. A nouveau une prise d’information : quelques rochers posés de ci de là, de part en part de la rivière alors « hop-hop-hop » nous traversons en sautillant de pierres en pierres. ………… Il est temps de faire une pause, de récupérer, de s’étirer avant de faire le retour chacun à son rythme, nous connaissons le chemin………………

……………………………………………………………………………………………………..

nous voilà revenus au point de départ à l’orée du bois,…….. pourquoi pas refaire le parcours mais cette fois-ci en se promenant. Les arbres qui nous entourent sont immenses, troncs larges, hauts dirigés vers le ciel. Nous prenons conscience de la couleur de ce ciel, de la température et des feuilles qui commencent à bourgeonner en ce début de Printemps. Sous nos pieds le bruit du sous -bois, l’odeur du sous-bois qui s’exhale à chaque pas……. Nous nous laissons remplir par cette odeur. La nature s’épanouit sous nos yeux attentifs,…. ô un écureuil…. Regardez il saute de branches en branches, il joue, tourne autour du tronc comme s’il jouait à cache-cache avec nous… Quelques fleurs apparaissent, sorties de sous les feuilles nourries par l’humus.

Au bout du chemin la clairière, grande, claire ; l’herbe est haute, parsemée de fleurs du Printemps, quelques insectes butinent déjà……. Nous nous approchons de la rivière, l’eau s’écoule paisiblement, limpide. Quelques jolies pierres plates au milieu de l’eau nous invitent à nous y poser, nous déposer. Installés sur notre pierre nous observons le va et vient de l’eau, son doux roucoulement, sa clarté…………….. Au fond de l’eau quelque chose bouge………. c’est une herbe, toute légère, fine qui est bercée par le courant. Elle semble si fragile et si solide à la fois : l’eau l’a fait danser sous nos yeux, elle plie mais ne rompt pas, elle est bien ancrée au sol par ses racines…………………… Il est temps maintenant de prendre le chemin du retour celui que nous connaissons tous déjà et de le faire chacun à notre rythme………………

…………………………………………………………………………………………

Au retour, à l’orée du bois, chacun ramènera dans son quotidien, ici et maintenant ce qu’il aura envie de conserver de cette balade mais aussi de cette séance. Pour ce faire nous utiliserons l’inspire pour faire venir à nous tout le positif de la séance et c’est sur l’expire que nous diffuserons dans tout notre corps, au plus profond de nos cellules ce positif. ………………

Puis en prenant votre temps, à VOTRE RYTHME, vous vous apprêterez à terminer cette séance en remettant une peu plus d’énergie dans votre corps, en vous étirant, baillant et en prenant le temps d’afficher un joli sourire sur vos lèvres pour terminer cette belle journée au sein de la « parenthèse ».

 

Isabelle Maillet 29ème journée du 30/03/13

     P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

Retour au début de la page                                             parenthese2@wanadoo.fr