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au coeur de vos émotions

 

 

dernière modification de cette page le 24-sept.-2012

journal n° 32 du 23/09/2008

Au cœur de vos émotions : transformez le plomb en or

Information Pré Sophronique

   «  J’aurais pu aussi appeler cette séance : Découvrir, conquérir, transformer les émotions…

    Dans cette présentation de cette séance sur les émotions je vais commencer par vous parler de moi, je vais commencer par vous parler d’un petit bout de mon histoire.

   J’ai envie de débuter par là, où l’histoire de la personne et celle du sophrologue se télescopent où d’un seul coup, au gré d’une lecture et c’est ce qui m’est arrivé, des mots sont entrés en moi comme une évidence et je me suis dis que j’aimerais faire une séance la dessus.

   Je vous lis le passage du livre qui m’a interpellée, c’est un extrait de conversation avec Dieu de Neale Donald Walsch. (Tome n°3. Editions Ariane)

   Je vous le lis :

  «  La peine est une émotion naturelle. C’est la part de toi qui te permet de dire adieu quand tu ne veux pas ; d’exprimer, de pousser, de propulser- la tristesse en toi lorsque tu éprouves une forme quelconque de perte. Ce peut être aussi bien la perte d’un être aimé, que la perte d’un verre de contact.

  Lorsqu’on vous permet d’exprimer votre peine, vous vous en débarrassez. Les enfants à qui on permet d’être tristes lorsqu’ils le sont arrivent à l’âge adulte en ayant une attitude très saine envers la tristesse et, par conséquent passent très rapidement à travers elle.

   Les enfants auxquels on dit : « Voyons, voyons ne pleure pas » ont de la difficulté à pleurer une fois devenus adultes. Après tout on leur a appris toute leur vie à ne pas le faire. Pourtant ils répriment leur peine.

   La peine continuellement réprimée devient donc dépression chronique, une émotion qui n’est pas du tout naturelle.

   A cause de cette dépression chronique des gens ont même tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

   La colère est une émotion naturelle. C’est l’outil qui vous permet de dire « Non merci ». Elle n’a pas à être offensante et ne doit jamais nuire à personne.

   Lorsqu’on permet aux enfants d’exprimer leur colère, ils arrivent à l’âge adulte en ayant une attitude très saine à cet égard et dépassent donc habituellement très vite leur colère.

   Les enfants à qui on fait sentir que la colère n’est pas correcte -  qu’il est mauvais de l’exprimer, et qu’en fait ils ne devraient même pas la ressentir – auront des difficultés, devenus adultes, à être en contact avec leur colère d’une façon appropriée.

   La colère sans cesse réprimée devient de la rage, une émotion qui n’est aucunement naturelle.

   A cause de la rage, des gens ont tué ; Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

   L’envie est une émotion naturelle. C’est l’émotion qui fait qu’un enfant de cinq ans souhaite pouvoir atteindre la poignée de porte comme le fait sa sœur – ou monter sur sa bicyclette. L’envie est une émotion naturelle qui vous amène à vouloir refaire une chose ; à fournir plus d’effort ; à continuer à lutter jusqu’à ce que vous y arriviez. Il est très sain et très naturel d’être envieux. Lorsqu’on permet aux enfants d’exprimer leur envie, ils arrivent à l’âge adulte en ayant une attitude très saine à cet égard et dépassent très rapidement leur envie.

   Les enfants auxquels on fait sentir que l’envie n’est pas correcte- qu’il est mal de l’exprimer, et qu’en réalité ils ne devraient même pas la ressentir – auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec leur envie d’une façon juste.

   L’envie continuellement réprimée devient de la jalousie, une émotion qui n’est pas du tout naturelle.

   A cause de la jalousie, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays sont tombés.

   La peur est une émotion naturelle. Tous les bébés naissent avec seulement deux peurs : La peur de tomber et la peur des bruits forts. Toutes les autres peurs sont des réactions acquises par l’enfant, dans son entourage et, développées par ses parents. Le but de la peur naturelle est de permettre à l’individu d’intégrer un peu de prudence. La prudence est un outil qui aide à garder le corps en vie. C’est une excroissance de l’amour. L’amour du soi.

   Les enfants à qui on fait sentir que la peur n’est pas correcte – qu’il est mal de l’exprimer et qu’en réalité, ils ne devraient même pas la ressentir – auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec leur peur d’une façon appropriée.

   La peur continuellement réprimée devient de la panique, une émotion qui n’est pas du tout naturelle.

   A cause de la panique, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

   L’amour est une émotion naturelle. Lorsqu’on laisse un enfant l’exprimer et le recevoir normalement et naturellement, sans limites ni condition, sans inhibition ni gène, il n’exige rien d’autre. Car la joie de l’amour exprimé et reçu de cette façon se suffit à elle-même ; Mais l’amour conditionné, limité, faussé par les règles et les règlements, les rituels et les restrictions, maitrisé, manipulé et retenu, n’est plus du tout naturel.

   Les enfants auxquels on fait sentir que leur amour naturel n’est pas correct- qu’il est mal de l’exprimer, et qu’en réalité ils ne devraient même pas le ressentir – auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec l’amour de façon juste.

   L’amour sans cesse réprimé devient de la possessivité, une émotion qui n’est aucunement naturelle.

   A cause de la possessivité, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

   Ainsi les émotions naturelles, lorsqu’elles sont réprimées, produisent des réactions et des réponses qui ne sont pas naturelles. Et chez la plupart des gens, l’ensemble des émotions naturelles sont réprimées. Pourtant, ce sont vos amies. Ce sont vos dons. Ce sont les outils divins avec lesquels vous façonnez votre expérience.

   Vous recevez ces outils à la naissance. Ils sont là pour vous aider à négocier la vie. »

 

    Partant de là, de cette émotion que j’ai ressentie, de la décision que j’ai prise de construire une séance sur les émotions en lisant ce passage, je me suis demandée comment j’allais construire cette séance et je me suis vite rendue compte que pour le faire, c’était bien de lire sur ce sujet, de se documenter mais le plus simple était de me concentrer sur ce que j’avais pu ressentir, ce que je ressentais, à partir de mes émotions à moi.

    Alors en restant en contact avec mon histoire, l’histoire de mes émotions, j’ai essayé de faire la séance que j’aurais aimé que l’on me fasse.

Qu’est ce qu’une émotion ?

   C’est une manifestation intense du corps, en réaction  à un évènement soudain. 

    Donc nous sommes déjà en lien avec la sophro qui s’intéresse aux sensations du corps et l’émotion se traduit toujours par une sensation corporelle.

   L’émotion est utile car elle permet à l’être humain de rester en contact avec le monde extérieur et aussi avec son propre mode de fonctionnement.

   On parle aussi de plus en plus de l’intelligence émotionnelle car on s’est rendu compte que l’intelligence purement cérébrale n’existe pas, l’intellect est toujours plus ou moins en contact avec l’émotion.

   Elle est donc une énergie nécessaire à la vie, elle est indispensable à l’être humain qui ne peut vivre sans, et aucune n’est négative.

   En quelques mots je vous rappelle le développement de l’émotion, je n’évoquerai pas toutes les réactions neurovégétatives, hormonales et autres qui entrent en jeu au moment  où l’émotion apparaît, ce n’est pas mon objectif et en plus ce ne serait pas utile dans le cadre de ce que je vous propose ce soir.

   D’abord il y a la phase d’élaboration de l’émotion, c’est le moment où l’énergie de l’émotion s’installe en réaction à un évènement, ensuite vient le moment où l’émotion est retenue dans le corps, ce peut être un moment très bref, ensuite cette énergie de l’émotion est exprimée afin que la tension dans le corps diminue et enfin il y a la phase où on s’approprie l’émotion, où on la reconnaît et on lui attribue un sens. On entre dans la responsabilité de ce que l’on a ressenti et c’est la seule façon de s’en libérer complètement. C’est la porte de sortie de l’émotion. On la fait entrer dans notre histoire.

   La question que j’ai eu envie de me poser et que vous vous êtes sans doute poser vous aussi est que puisqu’une émotion est une énergie, une force qui nous propulse dans la vie, qu’est ce qui fait que certaines émotions au lieu de nous projeter dans notre existence, nous diminuent au contraire et nous empêchent de vivre ?

   Comment se fait- il que la fonction principale de l’émotion qui est de nous mettre en contact avec le mouvement de la vie en nous et à l’extérieur disparaisse parfois et nous enferme dans une attitude de repli et de résistance ?

   Tout simplement car tout au long de notre vie lorsque nous avons vécu des évènements déclencheurs d’une émotion, une des étapes que je viens de vous décrire n’a pu se dérouler et qu’il s’est installé alors des blocages, des tensions au niveau du corps.

 

    Soit dans la première et deuxième phase  où l’émotion n’a même pas la possibilité de se construire ni de s’installer, on ne ressent rien, on s’interdit de vivre une émotion. Nous sommes notre propre censeur.

   Soit dans la troisième phase où on retient l’émotion dans son corps, on ne l’exprime pas par crainte du jugement des autres et parce que nous a appris à ne pas extérioriser ses émotions quand on était enfants (ne pleure pas, ce n’est pas bien de se mettre en colère …).

   A ce niveau, on garde en soi une énergie qui ne demande qu’à s’exprimer à l’intérieur du corps et aussi à l’extérieur et c’est là que s’installent toutes les tensions corporelles et émotionnelles.

   Où la quatrième phase où on nie ce que l’on ressent, on se ment à soi même, on n’accepte pas ce qui se passe, on le renvoie à l’autre (C’est l’autre qui est en colère) ou on s’approprie une émotion qui n’a rien à voir avec ce que l’on ressent vraiment (Par ex on dit qu’on est triste alors qu’on est en colère). Et là aussi on garde en soi une énergie qui n’a pu s’exprimer et qui se coagule, qui se fige petit à petit dans notre corps.

   L’émotion au départ est donc indispensable à l’évolution de l’être humain, c’est un moteur et un indicateur, et qui peut devenir petit à petit un frein, une force négative qui nous éloigne de soi, de ce qu’on est vraiment.

    Je me suis dit en construisant cette séance que nous avons tous en nous cette capacité de nous remettre en contact avec le mouvement naturel de nos émotions, de rentrer à nouveau avec cette circulation de la vie en nous, car c’est quelque chose que nous avons en nous depuis toujours qui est là à la naissance  et qui s’enraye. Nous avons perdu ce processus naturel au gré des circonstances de notre vie, de notre éducation.

   Comme le dit Geneviève Manent ce n’est qu’en réintégrant ses émotions que chacun d’entre nous peut se relier à son élan vital.

   Je suis partie de là et je me suis demandé comment j’allais essayer de vous amener à retrouver en vous la conscience de la force intacte de vos émotions.

   Je vais donc vous proposer de travailler dans un premier temps sur la reconquête de l’espace intérieur de vos émotions, cette reconquête se fera en 2 étapes çà fera l’objet de la première partie de la séance, et ensuite dans la deuxième partie je vais vous proposer à partir de cet espace intérieur libre et neuf de replacer les émotions ressenties dans la logique de votre histoire personnelle par l’évocation d’un souvenir.

Protocole

Je  vais vous parler maintenant du déroulement de la séance proprement dite.

   Tout d’abord je vais vous proposer une sophronisation par système en position assise pour installer la détente comme vous en avez l’habitude et pour que vous soyez perméables à ce que je vais vous proposer d’expérimenter.

    Et puis ensuite dans un premier temps je vais vous demander de faire un bilan global des tensions de votre corps, des tensions résiduelles, et vous allez à l’aide de la respiration synchronique chasser ces tensions CAD vous allez expulser tout ce que vous ressentez comme négatif à l’aide de vos expirations sur le mode du DDN.

    Comme si vous vouliez vous débarrasser de toutes ces traces d’émotions du passé qui se sont recroquevillées dans votre corps car vous ne leur avez pas permis de se déployer.

   Et puis dans un deuxième temps je vais vous demander de vous remettre debout pour effectuer l’enroulement du dos mais avec une intentionnalité un peu particulière. Je vous l’expliquerai au cours de l’exercice.

    Ensuite, je vous proposerai de vous asseoir et de vous avancer sur votre siège pour prendre la posture isocay les mains sur les cuisses, afin de rester dans une vigilance confiante.

   Et là je vous proposerai au rythme de votre respiration de trouver l’espace à l’intérieur de vous où peuvent s’installer les émotions car avant de s’extérioriser à l’extérieur, l’émotion quel qu’elle soit doit trouver sa place à l’intérieur.

  Et enfin pour finir dans la deuxième partie de la séance, je vous demanderai de laisser venir à vous un souvenir associé à une émotion et de revivre ce souvenir en restant en contact avec vos sensations, en allant chercher en vous l’espace que vous avez su créer pour que l’émotion s’installe et se déploie. Vous pourrez ainsi vous  réapproprier cette émotion pour qu’elle fasse désormais partie de votre histoire. Et nous finirons bien sûr par une pause de totalisation suivie de la désophronisation.

 

Pratique

   Donc nous allons commencer par une sophronisation par système en position assise.

   Tout d’abord, vous prenez le temps de vous installer confortablement contre le dossier, de vous placer dans vos appuis, dans vos ancrages, dans vos fesses, dans vos cuisses sur le siège, dans votre dos collé contre le dossier, dans vos pieds en contact avec le sol.

   Vous vous installez dans le juste équilibre de votre tête au sommet du corps et doucement, tranquillement vous allez à la rencontre de votre respiration naturelle.

   Vous prenez conscience maintenant de la forme de votre 1er système sans tensions, la tête et le visage.

   Puis vous portez toute votre attention sur votre 2ème système, le cou, la nuque, les trapèzes, les épaules jusqu’au dos des mains, vous prenez conscience de la forme de ce 2ème système sans tensions.

   Vous prenez conscience de la forme du 3ème système, la poitrine, le dos, la partie interne des bras jusqu’à la paume des mains, vous prenez conscience de la forme du 3ème système sans tensions.

   Vous prenez conscience du 4ème système, l’abdomen, la région lombaire, vous prenez conscience de la forme du 4ème système sans tensions.

   Vous prenez conscience du 5ème système, le bas ventre, le bassin, les membres inférieurs, vous prenez conscience de la forme du 5ème système sans tensions.

   Vous prenez conscience du 6ème système, la réunion des cinq en un seul, vous prenez conscience de la forme de votre 6ème système sans tensions.

   Conscience de la forme totale du corps en équilibre.

   

Dans votre corps, il y a des tensions qui sont des traces d’émotions mal vécues dans le passé.

   Certaines sont des énergies refoulées qui n’ont pas été  totalement construites ou qui n’ont pas été exprimées et qui en se figeant n’ont pas rempli leur rôle de moteurs.

   Vous faites une sorte d’exploration de votre corps, vous essayez d’être le plus fluide possible dans ce voyage, essayez de localiser dans votre corps dans les tissus, dans les organes, les éléments négatifs, les nœuds  résultant du vécu ancien de certaines émotions, vous ne cherchez pas d’une façon volontaire à revivre un souvenir associé à une émotion particulière, vous ne vous préoccupez pas pour le moment des circonstances dans lesquelles vous avez pu vivre d’une façon négative une émotion, vous vous contentez de ressentir ces empreintes du passé dans votre corps, dans vos tissus.

   Vous allez simplement à la rencontre de ces énergies qui se sont fossilisées en vous et qui se sont transformées en tensions et ceci dans une bienveillance totale.

 

   Peut être que dans cette exploration, un souvenir ou une émotion particulière reprennent vie pour se présenter à vous, vous les laissez venir, se dérouler devant vous mais sans vous y arrêter et vous prenez conscience simplement des effets sur votre corps  de ce souvenir, de cette émotion, sans analyser ce qui se passe.

    Si vous sentez un inconfort lors de l’émergence involontaire de cette émotion ou de ce souvenir, que c’est trop fort pour vous, ne les refoulez pas car ils font partie de votre histoire. Je vous propose de visualiser votre image neutre ou bien de reprendre contact avec votre respiration abdominale douce et tranquille ou bien encore vous vous focalisez sur une partie de votre corps que vous sentez neutre.

   Et là, je vous propose simplement en restant toujours en contact avec ces sensations corporelles et émotionnelles de les évacuer à l’aide de votre respiration légèrement amplifiée.

   A l’inspire vous faites un bilan, vous remarquez les tensions et à l’expire vous les  poussez vers l’extérieur doucement mais avec insistance.

   Vous expulsez l’air et les tensions du corps, vous faites une sorte de nettoyage libérateur. Vous vous débarrassez sur l’expire de toutes ces traces négatives de votre passé.

    Je vous laisse quelques instants dans cette respiration consciente où vous vous délestez avec douceur et insistance de certaines crispations de votre corps.

 

   Puis doucement vous allez vous mettre debout les pieds bien à plat, en contact avec le sol, les genoux déverrouillés légèrement fléchis.

   Vous reprenez contact avec votre respiration abdominale, douce et tranquille, vous avez conscience de la forme de votre corps, dans cette nouvelle position dans l’espace, ici, maintenant, équilibre de votre tête au sommet du corps, les nouveaux ancrages qui se sont installés dans cette position debout. Vous ressentez votre rapport puissant à la terre par l’appui sur le sol, votre lien au sommet du corps avec le ciel et vous comme un lien, une énergie entre ces deux pôles. 

 

   Et là tout tranquillement à votre rythme, vous allez enrouler votre dos, mm par mm, votre tête est entraînée vers le bas, enroulement vertèbre après vertèbre, les cervicales, les dorsales, les lombaires.

   Vous ressentez votre corps qui s’enroule de plus en plus profond de plus en plus loin, dans une position de repli et d’écoute attentive de soi dans un mouvement très intime en direction de vous-même.

   Vous respirez plusieurs fois dans cette position tranquillement et puis vous allez commencer à dérouler tout doucement dans un mouvement d’ouverture cette fois, d’ouverture au monde et de découverte comme si vous trouviez votre verticalité pour la première fois.

   Et puis vous le faites une deuxième fois dans un mouvement doux à votre rythme mais cette fois comme si vous vouliez regarder à l’intérieur de vous-même et vous allez contacter de la façon la plus douce, la plus bienveillante possible,  votre être le plus intime le plus secret, l’enfant qui est à l’intérieur de vous.

    Vous allez vers cet enfant à l’intérieur, tout à l’intérieur de vous et à travers lui vous allez retrouver l’énergie des émotions oubliées, le bonheur de s’abandonner, de pleurer lorsqu’on est triste, de rire lorsqu’on est joyeux, de crier lorsqu’on est en colère ou qu’on a peur.

   Cet enfant qui est là en vous dans la lumière, vous le regardez, l’écoutez, vous le touchez, il est rieur et plein de vie et petit à petit vous prenez contact avec lui, vous l’intégrez, vous vous en imprégnez toujours au rythme tranquille de votre respiration, vous devenez cet enfant rayonnant.

    Puis vous remontez lorsque vous le souhaitez avec la puissance intacte de cet enfant que vous êtes redevenus.

  Je vous laisse quelques instants dans cette posture debout où vous vous donnez la permission  de reconnaître en vous ce lieu, cet espace des émotions intactes et naturelles au rythme tranquille de votre respiration.

 

   Lorsque vous vous sentirez prêts, que cette énergie et cette force des émotions seront présentes en vous, vous rejoindrez le siège qui est derrière vous pour prendre la posture, le dos décollé du siège.

    Et là toujours en présence de votre enfant intérieur, son enthousiasme, sa spontanéité, de ce sentiment du mouvement de la vie en vous, qui peut se transformer au gré des circonstances en une force qui est l’énergie de vos émotions, vous allez amplifiez votre respiration pour intégrer davantage cette force qui commence à grandir en vous.

   Sur l’inspiration vous vous en imprégnez et sur l’expiration vous lui donnez encore plus de place dans votre biologie pour qu’elle soit disponible pour vous quand vous en aurez besoin.

   Je vous laisse quelques instants pour ancrer cette force, cette énergie qui se déploie en vous, toujours au rythme amplifié de votre respiration.

 

   Sur l’inspire vous laissez cette force de vie, l’énergie de vos émotions s’ancrer en vous profondément, vous vous en emplissez toujours un peu plus et sur l’expire vous diffusez tout cela dans chacune des cellules de votre corps.

   Et puis lorsque vous avez conscience que c’est le moment pour vous, que vous avez su découvrir en vous cette capacité d’être à nouveau en contact avec vos émotions, que vous avez pris le temps de l’intégrer, de laisser une place libre à l’intérieur de vous pour que ces émotions puissent se développer et exister et bien vous pouvez vous installer confortablement contre le dossier et vous laisser aller dans un relâchement de plus en plus profond.

   Pour cela, vous vous libérez, vous relâchez un peu plus votre tête, votre visage vos épaules, vos bras, la partie inférieure de votre corps et vous vous laissez aller vers la profondeur de votre conscience aux portes du sommeil et vous accueillez sans analyse ni jugement tout ce qui se passe.

 

   Et puis je vais vous demander d’adopter à nouveau la posture, le dos décollé du siège pour laisser émerger en vous, laisser venir une situation dans un passé proche ou lointain au cours de laquelle vous avez ressenti une émotion que qu’elle soit. Vous revivez ce souvenir, au rythme tranquille de votre respiration, vous observez les détails extérieurs bien sur mais surtout au-delà des circonstances, vous restez attentifs aux sensations de votre corps.

   Vous êtes à l’écoute de votre corps de ce qu’il vous dit, à travers les zones qui sont activées par l’évocation de ce souvenir, laissez vous ressentir cette émotion dans une sorte de permission que vous vous donnez à vous-même, acceptez d’être vulnérables et perméables à ce qui vous arrive.

   Cette énergie de l’émotion qui se réveille en vous, qui se déploie vous l’acceptez et l’accueillez, car vous savez que vous pouvez la gérer à l’aide de votre respiration.

   Vous pouvez amplifiez cette force par vos inspirations en vous laissant emporter vers le haut comme pour relancer le moteur et inversement, si vous sentez une menace d’explosion, vous pouvez sur vos expirations envoyer ce trop plein en direction de vos pieds, du sol.

   Je vous laisse quelques instants en compagnie de ce souvenir, des sensations de votre corps et vous pouvez laisser émerger la force qui se cache derrière cette émotion et peut être en allant plus loin encore laisser émerger un sentiment, le sentiment que vous ressentez maintenant à l’évocation de ce souvenir, de cette émotion.

   Ce sentiment que vous éprouvez va peut être vous permettre de reconnaître l’émotion que vous avez ressentie à ce moment là, de la légitimer, de vous en approprier, pour qu’elle fasse désormais partie de votre histoire. C’est peut être une façon pour vous de vous reconnaître, de rester en contact avec ce que vous avez été et de ce que vous êtes maintenant.

    Puis vous allez laisser ce souvenir reprendre sa place dans le passé mais peut être qu’il va y retourner d’une autre façon, dans un coin de votre corps où il sera bien, où il aura sa place et vous savez qu’à chaque fois que vous évoquerez ce souvenir, l’émotion surgira mais vous lui laisserez  une place pour l’accueillir car elle fait partie de votre histoire.

 

   Et maintenant pour terminer cette séance je vous laisse le temps d’en faire le tour, de vous arrêter avec bienveillance et respect de vous-même sur les sensations, les impressions, les sentiments qui vous ont traversés.

   Vous vous laissez glisser doucement dans votre espace de liberté intérieure pour une pause de totalisation, pour une intégration à votre rythme de ce que vous venez d’expérimenter.

   Vous laissez venir à vous tout ce qui émerge, vous accueillez et peut être déjà, vous rassemblez pour vous ce qui se présente pour pouvoir l’exprimer, pour l’écrire, vous le dire et le dire.

   Le dire pour provoquer un écho chez l’autre, le dire avec vos mots à vous pour vous entendre et provoquer un écho en vous-même.

   Que cette résonance s’amplifie pour vous et vous permette de la vivre aussi à la sortie de cette séance dans votre vie quotidienne, qu’elle ait un prolongement pour vous.

   Et quand ce sera le moment pour vous, quand vous vous sentirez prêts, vous orientez votre respiration vers des inspirations plus prononcées afin de donner à votre corps une autre dynamique…

Geneviève Josserand - 66ème soirée du 16 mai 2008

 

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