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Guy Corneau à Décines

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

journal n° 16 du 26/06/2004

Conférence du 3 mars 2004

« Victime des autres et bourreau de soi-même ; sortir du cercle des peurs »

La peur : Phénomène de société ? constat d’une peur collective… névrose ?

Ce processus agite nos peurs inconscientes individuelles qui nous emprisonnent, nos peurs personnelles non résolues.

Sur un plan physique, la peur est une contraction, alors que l’être humain est originellement fait pour l’expansion, l’expression… il a une peur naturelle des choses qui le « contractent ».

Les peurs de surface nous protègent de nos peurs profondes, celles qui ont des histoires. Une peur ridicule cache le plus souvent une peur plus importante.

L’être humain a besoin de reconnaissance, de crédibilité.    
La peur commune à tous les être humains est de ne pas exister au regard des autres.

Paradoxalement, l’être humain a également peur des choses qui le dévoilent, qui « l’ouvrent » aux autres et aux choses, qui peuvent lui apporter plus de bonheur !

Ces peurs jouent un rôle au quotidien dans les conflits que l’on a avec les autres, et que finalement, on peut inconsciemment induire. L’autre peut alors n’être qu’un acteur dans son conflit personnel, un argument, un outil pour exprimer ses propres tourments enfouis.

Le passé conditionne le présent. On est victime de son passé, situation pouvant générer des comportements irrationnels.

Il faut toujours se poser la question de savoir comment et pourquoi l’on a laissé tel ou tel conflit s’installer dans notre vie. Si l’on refuse d’écouter cette primo-souffrance, elle risque fort de revenir de façon plus dure dans le futur.

La première souffrance de la vie étant la naissance, on peut dire que d’une « certaine façon » on est victime de ses parents…

Au fil du temps, on est également victime de ses propres interprétations limitatives de nous-mêmes, du monde qui nous entoure.

La personnalité est le bouclier de protection que l’on a construit en réaction aux expériences du passé, aux heurts de notre première histoire.

…/…

Toute sortes de stratégies sont possibles pour un mieux-être, privilégiant l’individualité (élan vital et créateur), en tant que partie de soi qui reste « intacte ». Exploiter sa créativité au sens large. Penser à soi.

Nombreux éléments créatifs peuvent tendre à provoquer le bonheur humain.

La recherche d’harmonie, d’unité profonde, d’unisson, se sentir en accord…  

Goût de s’exprimer en tant qu’individu. Goût de participer, de communier, d’être utile, d’être acteur de l’expérience humaine, de donner, … d’aimer…   

Goût de créer, de transformer les choses, de s’exprimer, d’approcher le « sublime », de trouver ce qui nous fait vibrer, goût de se dépasser.

Lorsque l’on est prisonnier de sa personnalité, on est dans le tourment, les insatisfactions, car on ne peut se réaliser ni dans l’expression, ni la communion, la création… 

En ne répondant pas à ses élans créateurs, on peut devenir bourreau de soi-même : on est dans l’auto-destruction, la souffrance, la douleur, … le désespoir, la somatisation…

Mais cette souffrance peut être exploitée en tant que signal d’alarme ; ces émotions difficiles que l’on ressent peuvent nous permettre de trouver notre voie, de se trouver soi-même, à condition d’effectuer un vrai travail. Il y a un stade, un seuil de tolérance, où ce malheur confortable peut devenir insupportable. On peut alors trouver l’énergie et l’envie de quitter son malheur devenu familier et en quelque sorte confortable, pour s’aventurer vers l’inconnu… Ce passage à l’action s’avère cependant difficile par peur de l’inconnu. De plus, lorsque l’on a la force de vouloir « changer », surgissent généralement des rappels au passé, qui nous freinent.

Le travail sur soi peut se faire de deux façons :

La lumière (dévoilement en enlevant l’abat-jour ou changer l’ampoule par l’action)

Domaine de la réaction, de l’analyse : construction psychologique, on fait fi de son « bouclier personnalité ». On essaye de se comprendre, de maîtriser son fonctionnement, ses dysfonctionnements (irréalisable en totalité).

Domaine de l’action immédiate : on se propulse directement vers l’élan créateur. Se trouver des temps durant lesquels on oublie sa névrose. Aller essentiellement vers ce qui nous donne la joie, le plaisir, qui nous alimente. Se nourrir de ses élans créateurs. En allant vers l’action, on fait partie intégrante de sa propre solution.

Rester dans le premier domaine - réaction / analyse - ne peut être suffisant. Il y a un stade ou le passage à l’acte est nécessaire. Aller de l’avant, créer.

Mais se contenter du second domaine - action immédiate - peut s’avérer à terme insatisfaisant car la partie analyse a été « zappée ».

Conclusion personnelle

J’ai bien “peur” que les “autres” ne soient pour rien dans notre histoire, ses hauts, ses bas…
Je suis bel et bien “bourreau de moi-même”…

Christine D. une auditrice attentive au discours et à l’homme...

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