P Adoptez l'éco-attitude. N'imprimez ces pages que si c'est vraiment nécessaire

Abrezol

 

 

dernière modification de cette page le 19-sept.-2015

journal n° 0 du 28/10/1996

Source fondamentale de tous nos mots mais nécessaire à la vie dont il est un des moteurs (donc pas uniquement négatif).

Par exemple dans le monde animal : 1ère situation d'un lion qui dort et qui sent l'odeur de la gazelle qui le réveille par le stress ce qui entraîne par l'adrénaline sa mise en route pour attaquer sa proie, grâce à cela il va pouvoir se nourrir et survivre; 2ème cas de la même façon la gazelle va aussi avoir une réaction de stress pour prendre la fuite et lui échapper; c'est grâce au stress qu'il y a encore des lions et des gazelles sinon il n'y aurait plus rien; 3ème possibilité d'un écureuil qui se promène dans la nature et qui se trouve nez à nez avec un serpent, il est paralysé et se fait bouffer (stress de l'angoisse).

Trois réactions fondamentales au stress : les 3F américains, Fight (attaque), Flight (fuite) et Fright (peur, angoisse).

Dans notre société, nous n'avons pas la possibilité de choix de réponse au stress : exemple une infirmière fait une bulle dans son travail, si elle se dit en allant voir son patron : je lui casse la gueule, elle perd son travail donc elle ne peut pas le faire; si elle se dit: je fous le camp, j'y vais pas, la fuite en sorte et bien elle perd aussi sa place; donc il ne lui reste plus que : j'y vais à gla-gla, d'où angoisse, peur, ce qui est à la base de quantité de névrose d'angoisse de peur qui sont les plus fréquentes dans notre société.

Donc le stress est nécessaire, c'est un moteur de la vie mais il ne faut pas qu'il soit trop fort sinon les réactions organiques engendrées vont créer les maladies fonctionnelles, les maladies de la civilisation.

Agents stressants 1 : les problèmes de la vie doivent être considérer comme non négatifs car ils nous permettent d'évoluer, de grandir (famille, profession, argent, sexe, émotion, société, etc...)

La voie 1 entraîne des réactions organiques en déchargeant de l'adrénaline et en provoquant ensuite une augmentation du sucre dans le sang, la tonicité musculaire et le rythme cardiaque.

La voie 2 passe par l'hypothalamus siège des émotions, de la mémoire et de l'angoisse, puis par le diencéphale qui gère les fonctions automatiques du système nerveux neurovégétatif orthosympathique et parasympathique, ce qui entraîne lors d'une perturbation un dérèglement de certaines fonctions (exemple : péristaltisme intestinal donc constipation).

La voie 3 est plus subtil passant toujours par l'hypothalamus puis l'hypophyse (centrale hormonale très importante : TTH, ACTH, LTH, etc...) entraînant lors de troubles des dérèglements hormonaux surrénaliens, thyroïdiens, etc... d'où action sur le corps.

La voie 4 peu connue est très importante : cortex puis hypothalamus puis une petite glande située sous le thorax, le thymus dont on a pensé longtemps qu'elle disparaissait après la croissance. En fait, il s'atrophie lentement, progressivement mais permet lorsqu'on la stimule correctement de favoriser le développement des défenses immunitaires (lymphocytes T4 par exemple grâce à la production de thymosines).

L'accumulation de stress agit sur l'hypothalamus comme un ballon de baudruche; au fur et à mesure de la vie dés le départ, le stress va être mémorisé et va remplir ce ballon dans lequel il y a déjà des éléments transmis par l'hérédité (même les chocs pendant la grossesse) ce ballon va donc avoir une tension de plus en plus importante; à ce moment deux possibilités : soit il explose, c'est la crise cardiaque, l'hémorragie cérébrale, la mort subite; mais la plupart du temps il y a une fuite qui se fait, un trou dans le ballon, provoquant une sortie d'énergie sous forme de symptôme soit vers le haut (psychisme) sous forme de névrose d'angoisse ou phobique, déprime, asthénie ou maladie psychogénique (pas de troubles fonctionnels : insomnie, céphalées, migraine, dorsalgies type "j'en ai plein de dos", règles douloureuses); soit vers le bas (vers le corps) avec une maladie fonctionnelle, de civilisation ou maladies psychosomatiques (allergies, asthme, ulcères, troubles digestifs...).

Arrêter le symptôme ne suffit pas, il faudrait supprimer la causalité; en fait, on bouche les trous en médecine traditionnelle (chirurgie, médicaments) alors qu'il faudrait vider le ballon, il faudrait guérir au lieu de soulager.

Les changements biologiques qui sont induits sur le corps sont une augmentation du tonus musculaire, du rythme cardiaque et des fonctions hormonales; poussée d'adrénaline, augmentation du taux de sucre dans le sang, augmentation des catécholamines (particulièrement la Noradrénaline et la Dopamine, neuromédiateurs très importants) qui augmentent l'énervement chez une personne; ce qui va par exemple entraîner une prise de cigarette donc de nicotine qui va passer dans le corps déjà par la langue (pas besoin d'avaler la fumée), cette nicotine va atteindre le cerveau et détruire les dopamines donc sur des fonctions essentielles du cerveau (mémoire notamment); l'énervement entraîne aussi une augmentation des LDL (low density lipoprotéines) qui forment le cholestérol mauvais, celui qui se fixe sur les artères (en les oblitérant) et effondrement immunitaire donc beaucoup de maladies bactériennes ou microbiennes sont directement liées au stress (grippe par exemple souvent sauf si contact avec des microbes nouveaux). Le stress peut entraîner une baisse de 50% des défenses immunitaires. Le dérèglement massif de l'organisme entraîne la maladie.

La sophrologie apprend à gérer le stress et les agents stressants par la prise de conscience du corps qui permet lors d'agressions d'éléments extérieurs quels qu'ils soient la création de réponses organiques, de défenses organiques instantanées d'où un effet rétroactif sur les conséquences du stress, donc stabilisation.

Exemple : le skieur qui a peur au départ d'une compétition va faire des fautes de ligne s'il part avec cette peur car il aura une tension musculaire trop élevée, on va lui apprendre à relâcher son corps segment par segment et au niveau de ses points d'appuis, entraînant un feedback rétroactif sur la peur qui disparaît par le corps détendu.

Donc par la sophrologie, nous avons des moyens de vider le ballon au fur et à mesure et l'empêcher de se gonfler par un travail phénoménologique; pour vider le ballon de ce qui existait avant le début des séances de sophro, il existe des techniques non caycédiennes telles que la sophro-anamnèse ou la sophro-onirie (Abrezol).

En cas de maladie : un symptôme n'est pas un ennemi, c'est un avertissement, un signal, il est une expression symbolique de processus inconscients qu'il faut comprendre; la compréhension induit la destruction de la maladie; le patient doit être responsabilisé, c'est lui qui doit guérir avec l'aide du médecin.

Le médecin a le savoir, le patient a le pouvoir.

Recherches fondamentales sur le stress faites par Selye (médecin d'origine hongroise à Montréal au Canada) et André Laborie en France. Selye décrit le syndrôme général d'adaptation non spécifique très important : si on donne à un patient de manière répétitive des médicaments composés d'éléments non fabriqués par le corps (ou alimentation toxique généralisée polluée chimiquement) on voit apparaître la triade d'agression non spécifique de Selye qui est l'association d'une hypertrophie des glandes surrénales, une atrophie du thymus (baisse de l'immunité) et ulcère à l'estomac (même petit mais présent). Ce tableau est toujours présent quand prise de médicaments à long terme, ce qui est dramatique car cela provoque l'effondrement immunitaire.

Un médicament peut sauver la vie mais trop de médicaments peuvent tuer.

Il existe aussi le syndrome général d'adaptation de Selye qui explique que toute agression entraîne une réaction d'alarme dans le corps en développant toutes les défenses puis une adaptation qui va se faire et permettre un retour à la normale; si l'agent stressant reste présent alors on passe à une phase de destruction qui peut aller jusqu'à la mort (dont la principale cause dans la majorité des cas aujourd'hui est le stress).

La sophrologie enseigne un des meilleurs moyens jusqu'alors de gérer le stress; ce n'est pas une panacée et il existe des cas où nous ne devons pas nous en servir (sélectivité par rapport au patient comme pour toute technique thérapeutique).

En fait par la sophrologie, nous allons agir sur les agents stressants 1 (pour les agents 2 et 3 c'est un problème de choix de vie).

conférence du Dr Abrezol à Chambéry du 06/09/96 sur gestion du stress et sophrologie

Michel Billard (24/09/96)

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